Aldigé raconte les coulisses du bras de fer avec la mairie de Nice et sa fausse démission
Aldigé raconte les coulisses du bras de fer avec la mairie de Nice et sa fausse démission
Le mardi 25 août 2026 à 0:30 par David Demri
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La montée de Nissa Rugby en Pro D2 n’a pas été un long fleuve tranquille. Confronté à un manque à gagner de près de deux millions d’euros après le revirement de la mairie de Nice sur un projet de tribune, Jean-Baptiste Aldigé est revenu sur les tensions qui ont marqué l’été.
Le président niçois explique également les raisons de sa démission annoncée, avant de finalement poursuivre sa mission.
Avant même de retrouver la Pro D2, Nice a dû livrer un autre combat, loin des terrains.
Durant l’été, l’accession du club maralpin a été fragilisée par des incertitudes financières liées à un projet d’infrastructures finalement abandonné par la nouvelle municipalité.
Pourquoi il a présenté sa démission
Au cœur de cette période agitée, Aldigé avait annoncé sa démission de la présidence.
Le dirigeant assure toutefois qu’il ne s’agissait pas d’un moyen de pression envers le député Éric Ciotti ou la municipalité.
Dans Sud-Ouest, il explique avoir voulu provoquer une clarification entre les différentes parties.
« Je n’aime pas beaucoup le mot pression. C’est juste qu’il n’y avait plus d’autre choix que de faire comme ça pour arriver à ce que chaque partie clarifie ses positions. »
Selon lui, cette étape était indispensable pour connaître les engagements réels des collectivités autour du projet niçois.
« Vous savez, j’ai déjà vécu ça à Biarritz : à chaque élection municipale, il y a un besoin de clarification pour savoir les positions de chacun, des collectivités et du club sur un projet rugby. Savoir ce que chacun veut faire et peut faire. Les choses ont été clarifiées, maintenant on avance. »
Deux millions d’euros à compenser
À l’origine des tensions figure l’abandon d’une tribune temporaire de 1 400 places, initialement promise par l’ancienne municipalité.
Ce projet devait générer entre 1,5 et 2 millions d’euros de recettes supplémentaires.
Aldigé explique que les nouveaux élus ne souhaitaient pas financer une installation appelée à être démontée quelques années plus tard.
« Les nouveaux élus ne voulaient pas mettre de l’argent pour une tribune qui aurait été démontée dans deux ans. Chose qu’on peut comprendre et qu’on a admise. Même si ça a créé un manque à gagner, on s’est mis d’accord sur une compensation. Ensuite, dans les deux ou trois prochaines années, il y aura le sacro-saint stade qui va démarrer. Le processus administratif va même démarrer à la rentrée. »
Pour maintenir le projet à flot, les actionnaires ont accepté d’augmenter leur engagement financier.
« Nous, les actionnaires, avons pris le parti de s’engager encore un peu plus, même beaucoup plus, sur ce projet rugby à Nice. »
Le futur stade relance le projet
Si la tribune temporaire ne verra finalement pas le jour, Jean-Baptiste Aldigé assure avoir obtenu une garantie essentielle pour l’avenir.
Le président de Nice affirme que la municipalité s’est engagée à construire un nouveau stade dans les prochaines années.
« Le processus administratif va même démarrer à la rentrée. »
Cette promesse a convaincu les investisseurs de poursuivre leurs efforts afin de permettre à Nice de s’installer durablement en Pro D2.
Pour conclure, il explique ne pas avoir laissé tomber le club comme certains s’amusent à le dire :
« Ce n’est pas une histoire de laisser tomber le club. Si vous avez une collectivité qui vous dit « il n’y aura pas d’installations, il n’y aura pas d’aide », ce ne sont pas les actionnaires qui auraient laissé tomber le club. Il n’y a pas de club de rugby qui se fait sans partenariat entre les collectivités et les actionnaires. C’est un projet de territoire, ce couple doit aller de pair. À Biarritz, je ne sais pas comment ils sont avec la nouvelle municipalité, mais si elle n’est pas bonne, le truc peut se compliquer. »
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