Après Ramos et Cros, la LNR s’apprête à prendre une décision radicale sur les transferts
Après Ramos et Cros, la LNR s’apprête à prendre une décision radicale sur les transferts
Le mercredi 30 septembre 2026 à 10:22 par David Demri
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Les transferts bouclés et révélés plusieurs mois avant la fin de la saison pourraient bientôt être davantage encadrés dans le rugby Français. Alors que le marché s’active désormais extrêmement tôt, comme l’ont encore montré les dossiers Thomas Ramos et François Cros, la Ligue nationale de rugby va ouvrir des discussions avec les clubs. Deux éléments pourraient être concernés : la date de signature des préaccords et celle de leur annonce publique.
Le phénomène est devenu incontournable. À peine une nouvelle saison débute-t-elle que les premières informations concernant l’exercice suivant apparaissent déjà.
Des joueurs encore engagés pour de longs mois avec leur club peuvent ainsi savoir très tôt qu’ils porteront d’autres couleurs la saison suivante.
Une situation qui commence à interroger la LNR, comme l’a expliqué son directeur général Emmanuel Eschalier dans un entretien accordé au Figaro.
« Ce n’est pas satisfaisant non plus que des mutations soient annoncées aussitôt »
La problématique est complexe puisque la Ligue ne souhaite pas empêcher un joueur arrivant en fin de contrat d’assurer rapidement son avenir.
En revanche, la précocité avec laquelle certains mouvements sont conclus et surtout rendus publics pose question.
Emmanuel Eschalier estime que ces annonces très anticipées peuvent avoir des conséquences aussi bien sportives que sur l’image du championnat.
« Ce n’est pas satisfaisant non plus que des mutations soient annoncées aussitôt. Ni d’un point de vue sportif, ni du point de vue de l’image du championnat. »
La situation est d’autant plus visible que la majorité des mouvements peuvent être annoncés dès les premiers jours d’une saison qui vient à peine de commencer sportivement.
Pour la LNR, il s’agit donc de trouver un équilibre entre la liberté des joueurs de préparer leur avenir et la nécessité de préserver la cohérence de la saison en cours.
Une première tentative avait échoué
Ce n’est pas la première fois que la Ligue tente de s’attaquer à cette problématique.
Par le passé, elle avait déjà cherché à fixer une période à partir de laquelle les mutations pouvaient être officiellement annoncées.
Le dispositif avait toutefois rapidement montré ses limites.
Les clubs et les joueurs pouvaient respecter les dates imposées, mais les informations continuaient à circuler par d’autres canaux. Les agents, notamment, pouvaient transmettre à la presse les informations concernant les futurs mouvements.
Résultat : empêcher les clubs d’officialiser un transfert ne suffisait pas réellement à empêcher celui-ci de devenir public.
Cette fois, la LNR envisage donc de travailler plus en amont.
La date des préaccords pourrait également être encadrée
Plutôt que de s’intéresser uniquement à la communication des transferts, la Ligue pourrait intervenir directement sur le moment auquel un préaccord peut être conclu entre un joueur et son futur club.
Emmanuel Eschalier confirme que les deux sujets seront placés sur la table lors des discussions avec les clubs.
« Ce sera donc un des sujets discuté avec les clubs cette année pour, peut-être, faire évoluer la réglementation sur le moment où les préaccords peuvent être signés et annoncés. »
Il ne s’agit donc pas encore d’une nouvelle règle actée.
La LNR va d’abord ouvrir les discussions dès cet automne avec les différentes parties concernées afin de déterminer jusqu’où l’encadrement du marché peut aller.
La LNR veut trancher en février
Un calendrier est déjà fixé.
Après plusieurs mois de discussions, la Ligue prévoit de prendre une décision au mois de février.
Une évolution pourrait alors concerner à la fois la signature des préaccords et leur communication.
L’enjeu sera notamment de trouver une réglementation réellement applicable là où la précédente tentative avait été contournée par la circulation des informations en dehors des communications officielles des clubs.
Le marché des transferts du rugby Français pourrait donc connaître une évolution importante dans les prochains mois, même si son contenu précis dépendra désormais des discussions entre la LNR et les clubs.


au lieu de s’occuper des transferts, la LNR ferait mieux de s’occuper de la vidéo .
Et alors? La problématique restera pareil… Ce sera pas officiel mais les infos vont fuiter dans la presse et on saura quand même un an avant qui va où… Vous avez pas autre chose à vous occuper plutôt ?
Non il n’y a pas de bonne solution sur ce sujet : soit tu pénalise les joueurs soit tu pénalise les clubs. Sans compter le fait que si un joueur ne satisfait pas le staff, il peu être échangé/vendu du jour au lendemain à un autre club (ok avec l’accord du joueur mais le message c’est quand même : dit oui ou tu joue pas donc bon …).
Et si on s’inspirait de ce qui se fait ailleurs (les sports américains par exemple) avec une « DRAFT » à la française durant l’intersaison ? Ce système aurait au moins l’avantage de réguler la concurrence entre les équipes, d’éviter la flambée des salaires et d’éviter que les plus gros budgets s’accaparent les meilleurs joueurs.