« Armées mexicaines » : Ces clubs du Top 14 qui empilent les entraineurs dans leur staff
« Armées mexicaines » : Ces clubs du Top 14 qui empilent les entraineurs dans leur staff
Le mardi 21 avril 2026 à 7:30 par David Demri
Publicité
Dans un Top 14 où la quasi-totalité des cadors flirte avec le plafond du Salary Cap, les stratégies d’investissement se déplacent du terrain vers les bureaux et les salles de musculation.
Ne pouvant plus empiler les stars sur la pelouse sans enfreindre les règles financières, les présidents de clubs ont trouvé la parade : investir massivement dans des staffs tentaculaires pour optimiser chaque fibre musculaire de leurs effectifs.
Le staff : la nouvelle zone d’influence financière
Puisque les salaires des entraîneurs, préparateurs physiques, vidéastes et consultants ne sont pas comptabilisés dans le Salary Cap, ils sont devenus les nouveaux bénéficiaires de l’explosion des budgets.
Cette « fuite en avant » technologique et humaine a créé de véritables « armées mexicaines » au sein des clubs de l’élite.
La tendance est telle que, pour la moitié des clubs de Top 14, la masse salariale des préparateurs et intervenants extérieurs dépasse désormais celle des entraîneurs principaux. Les écarts sont parfois vertigineux comme le révèle Midi Olympique : 300 000 euros de plus pour le staff non-technique à Toulon, 500 000 euros au Racing 92 et jusqu’à 600 000 euros au Castres Olympique.
L’argent ne fait pas toujours le Top 6
Pourtant, ce rapport de force financier ne garantit en rien la réussite sportive. Le dernier rapport de l’Autorité de régulation du rugby met en lumière des paradoxes frappants.
Si certains clubs dépensent des fortunes, d’autres prouvent que l’efficacité ne s’achète pas uniquement à coup de millions.
-
Les modèles d’efficience : Bayonne et Castres se sont hissés dans le Top 6 avec deux des trois plus petites masses salariales dévolues aux entraîneurs (835 000 € pour l’Aviron, seulement 531 000 € pour le CO).
-
Le contre-exemple parisien : À l’inverse, le Stade Français a déboursé plus de 4,5 millions d’euros pour ses staffs (incluant des indemnités de licenciement) pour une décevante douzième place.
Cette inflation des staffs pose une question centrale : au-delà des logiciels de haute performance et du nombre de préparateurs physiques, le savoir-faire et le facteur humain ne restent-ils pas les derniers remparts face à la puissance financière ?
Le Top 14 actuel semble répondre par l’affirmative, prouvant que la cohérence d’un projet de club l’emporte souvent sur le nombre de consultants sur le banc de touche.
3 Commentaires


On investit dans le staff mais ce ne se voit pas tellement !
Emmanuelli doit bien manger à la cantine salariale.
Staffs pléthoriques et grassement payés aux résultats inversement proportionnels aux salaires, le RCT en est un parfait exemple
Ça ne devrait pas s’améliorer avec le recrutement d’Azema
Pas que : arrivée d’Ivaldi , de Sinzelle mais pas de départ annoncé de Masi… Cédric Béal qui monte en responsabilité qu’il faudra probablement remplacer à son ancien poste. C’est 4 postes en plus dans le staff.
Pour un club déficitaire… qui veut un nouveau stade…