Atonio et Alldritt déterminés avant de défier Toulon à Mayol
Atonio et Alldritt déterminés avant de défier Toulon à Mayol
Le samedi 12 septembre 2026 à 16:23 par David Demri
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Après avoir terminé la saison précédente avec la mêlée la plus sanctionnée du Top 14, La Rochelle a envoyé un premier signal très fort contre Toulouse. Désormais entraînés par Uini Atonio, les avants maritimes veulent confirmer leur redressement ce samedi soir face au Rugby Club Toulonnais.
Les Rochelais ont obtenu trois pénalités dans ce secteur lors de leur victoire contre les champions de France (30-27), sans jamais être sanctionnés. Une performance déterminante dans le succès arraché à Marcel-Deflandre.
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Les trois pénalités obtenues aux 25e, 64e et 79e minutes ont permis à La Rochelle de peser dans des moments particulièrement importants.
Ronan O’Gara a immédiatement souligné l’importance de cette domination :
« C’était crucial. La mêlée, c’est le fondement de notre jeu. On a besoin qu’elle soit forte. C’était le cas ce soir. »
Cette performance contraste fortement avec les difficultés rencontrées durant le précédent exercice. Avec une moyenne de 2,4 fautes concédées par rencontre dans ce secteur, La Rochelle possédait la mêlée la plus pénalisée du championnat.
Alldritt refuse une nouvelle humiliation
La faiblesse rochelaise avait fini par être clairement identifiée par les adversaires et les arbitres. À Paris, le pack maritime avait notamment concédé six pénalités, dont celle permettant au Stade Français de l’emporter dans les dernières secondes.
Grégory Alldritt reconnaît que cette situation avait profondément touché le groupe :
« Quand on est ciblé là-dessus, comme l’an dernier, ça fait mal au cœur à tout le monde. On a tous un peu d’ego à ce sujet. »
La mêlée a longtemps incarné l’une des principales forces du Stade Rochelais. Le capitaine veut désormais lui redonner une place centrale.
Alldritt fixe une limite très claire pour la nouvelle saison :
« Surtout que, pendant les dix années que j’ai passées au club, la mêlée a quand même été la force du Stade Rochelais. À nous d’essayer de remettre l’église au centre du village. Je ne sais pas si on sera dominants en mêlée. Mais en tout cas, il est hors de question d’être dominés comme on l’a été l’an dernier. »
Les avants rochelais enfin récompensés
Face à Toulouse, la domination ne s’est pas accompagnée des fautes qui avaient plombé la saison précédente. Luc Ramos n’a jamais sanctionné la première ligne maritime.
Antoine Hastoy s’est réjoui du travail réalisé par ses avants :
« Je crois que ça s’est bien passé. C’est bien, ça récompense nos avants parce qu’ils travaillent beaucoup. Ils en ont pris plein la gueule l’an dernier. »
Louis Penverne a également effectué une entrée particulièrement dynamique au poste de pilier gauche. Le jeune joueur veut laisser les difficultés du précédent exercice derrière lui.
Le Rochelais révèle que toute la préparation de la mêlée a été repensée :
« Ce qui s’est passé l’année dernière reste l’année dernière. On a bossé très, très dur pendant l’intersaison. Le système d’entraînement a complètement changé. »
Atonio a pleinement basculé dans son rôle d’entraîneur
Déjà impliqué auprès de la mêlée la saison dernière, Uini Atonio a définitivement intégré le staff après avoir dû arrêter sa carrière à la suite de son accident cardiaque.
L’ancien pilier international aux 68 sélections a rapidement trouvé ses repères dans ses nouvelles fonctions.
Ronan O’Gara se montre impressionné par la vitesse de sa reconversion :
« Normalement, ça prend vingt-quatre mois pour un rugbyman de se tourner vers la vie de coach. Mais Uini a vraiment basculé. »
Le manager irlandais souligne également sa capacité à transmettre :
« C’est un homme spécial qui a une énorme capacité pour inspirer la nouvelle génération. Il est en train de faire quelque chose d’intéressant avec les piliers. »
Une première ligne extrêmement jeune
Après les départs de Joel Sclavi et Reda Wardi, aucun pilier rochelais ne dépasse désormais les 25 ans. Le groupe est composé de Louis Penverne, Alexandre Kaddouri, Nathan Fraissenon, Christian Luaki, Aleksandre Kuntelia, Upaleto Feao, Karl Sorin et Sione Ahio.
À un poste où l’expérience a longtemps été considérée comme indispensable, Uini Atonio refuse de voir la jeunesse comme un problème.
Dans L’équipe, le nouvel entraîneur de la mêlée estime que les piliers peuvent arriver à maturité beaucoup plus tôt :
« Je trouve que c’est fini le temps où tu étais obligé d’avoir 30 ans pour être mature. Dans les autres nations, les piliers sortent un peu plus tôt. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas les développer plus jeunes non plus. Sandro joue sa cinquième saison en pro, il n’a que 24 ans… »
Rémi Talès partage cette confiance envers la nouvelle génération rochelaise.
L’entraîneur des trois-quarts voit un potentiel considérable chez ces jeunes joueurs :
« On a la chance d’avoir une pépinière de jeunes piliers. Ils sont jeunes, mais ont tous d’énormes qualités de puissance et de vitesse, ce sont des profils hyper intéressants. »
Le staff sait toutefois que leur développement demandera du temps :
« On sait qu’ils ont le potentiel, à nous d’être patients, de les faire travailler. Uini est là pour les aiguiller. Les vieux sont partis. Maintenant, c’est à eux de prendre la succession. »
« J’aurai fait mon job »
Après avoir tenu l’édifice rochelais pendant quinze ans, Atonio veut transmettre ses connaissances techniques et toutes les astuces accumulées durant sa carrière.
L’ancien pilier définit simplement sa mission :
« Si j’arrive à leur faire faire ce que je faisais, je serai déjà très content. S’ils arrivent à tenir une mêlée, à donner de l’énergie à l’équipe, j’aurai fait mon job. »
Le succès obtenu contre Toulouse représente une première récompense. Il faudra désormais reproduire ce niveau de performance tout au long de la saison.
Uini Atonio sait que chaque adversaire cherchera encore à cibler la mêlée rochelaise :
« On va être jugés toutes les semaines en mêlée. Ça faisait des années qu’on marchait un peu sur tout le monde. Maintenant, si nos adversaires arrivent à nous marcher dessus, je ne vois pas pourquoi ils ne le feraient pas. C’est à nous d’être prêts. »
L’ancien international promet que ses piliers ont été préparés pour retrouver leur place :
« Nos piliers ont fait une présaison plus dure que dure. Ça va payer. Tout le monde a vu comment on s’est fait bouger, mon job est de les préparer pour une grosse saison. »

