Autopsie de l’absence de l’UBB en phase finale du Top 14, une première pour un champion d’Europe !
Autopsie de l’absence de l’UBB en phase finale du Top 14, une première pour un champion d’Europe !
Le dimanche 7 juin 2026 à 22:23 par David Demri
Publicité
Championne d’Europe pour la deuxième saison consécutive après son sacre en Champions Cup, l’UBB est devenue dans le même temps la première équipe française sacrée sur la scène européenne à manquer les phases finales du Top 14 dans la foulée.
Une anomalie qui résume parfaitement une saison aussi brillante que frustrante.
Une élimination qui ne doit rien au hasard
Pendant longtemps, Bordeaux a cru pouvoir mener de front ses ambitions européennes et nationales. Mais la réalité du calendrier a fini par rattraper les hommes de Yannick Bru.
Après avoir passé 21 journées dans le Top 6, les Girondins ont tout perdu lors de la dernière ligne droite. La défaite contre Clermont à Chaban-Delmas a définitivement scellé leur sort.
Et derrière cette élimination se cachent plusieurs explications.
L’Europe a monopolisé toutes les énergies
C’est probablement le premier enseignement de cette saison.L’UBB a tout donné pour conserver sa couronne européenne. Et elle y est parvenue.
Mais ce succès a eu un coût énorme. Tout au long de la saison, Bordeaux a semblé incapable de maintenir la même intensité en Top 14.
Les revers à domicile contre Pau, le Stade Français ou encore Clermont ont fini par peser très lourd.
Yannick Bru l’a lui-même reconnu.
« Les rendez-vous européens occupent une part de notre esprit. »
Une manière d’admettre que la Champions Cup a parfois pris le dessus sur le championnat.
Une équipe trop dépendante de ses leaders
Autre constat : l’UBB reste extrêmement liée à certains joueurs. Quand Maxime Lucu ou Matthieu Jalibert ne sont pas là, l’équipe change de visage.
Le leadership du demi de mêlée et la créativité de l’ouvreur demeurent irremplaçables.
Les blessures de Nicolas Depoortere, Yoram Moefana, Romain Buros ou encore Adam Coleman ont également fragilisé le collectif. Dans plusieurs secteurs, Bordeaux n’a jamais retrouvé le même rendement sans ses cadres.
Le véritable problème : l’épuisement
Mais la principale raison se trouve probablement ailleurs.
L’UBB a terminé sa saison sur un rythme infernal. Douze matchs consécutifs sans la moindre semaine de repos. Une cadence que peu d’équipes sont capables d’encaisser.
Au fil des semaines, les blessures se sont accumulées. L’énergie a progressivement disparu.
Et les dernières rencontres ont souvent montré une équipe à bout de souffle dans les moments décisifs.
Yannick Bru ne cache plus rien
Le manager bordelais a parfaitement résumé le sentiment général après l’élimination.
« Cette saison, je l’ai vécue comme une descente en bobsleigh ou un tsunami que tu prends dans la figure. »
Avant d’ajouter :
« On n’a pas eu une minute pour souffler. »
Des mots qui illustrent l’usure physique et mentale accumulée depuis plusieurs mois.
Un avertissement pour l’avenir
L’UBB a remporté la Champions Cup. Personne ne pourra lui enlever ce deuxième sacre européen.
Mais cette élimination précoce du Top 14 rappelle aussi une réalité impitoyable. Pour rivaliser sur tous les fronts, il faut disposer d’un effectif capable d’absorber les blessures, les doublons internationaux et les séries de matchs interminables.
Bordeaux a gagné l’Europe. Mais Bordeaux a également découvert à quel point le Top 14 peut être impitoyable lorsque l’énergie commence à manquer.
2 Commentaires


Et oui
Notre championnat est faussé par le calendrier et les tricheurs récidivistes.
Ceux qui jouent dans les règles souffrent.
Mais…
Peut être que ceux qui trichent commencent a se poser des questions en se regardant dans la glace (ou voient leurs sponsors commencer a faire la g.
Ce qui a des répercussions sur les perfos…?)
Reste plus qu’à dévoiler ce qui nous vaut ces calendriers débiles …
A qui cela profite ?