L’UBB a joué 12 matches consécutifs sans semaine de repos : Du rarement vu
L’UBB a joué 12 matches consécutifs sans semaine de repos : Du rarement vu
Le lundi 8 juin 2026 à 8:53 par David Demri
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L’Union Bordeaux-Bègles est entrée dans l’histoire… mais pas de la manière espérée.
Sacrée championne d’Europe pour la deuxième année consécutive, l’UBB est devenue ce samedi le premier tenant du titre continental à manquer la phase finale de son championnat national. Une immense désillusion pour les Girondins, battus à domicile par Clermont (34-31) lors de la dernière journée de Top 14.
Comment un tel scénario a-t-il été possible ? Plusieurs chiffres permettent de comprendre la chute des hommes de Yannick Bru.
Chaban-Delmas n’a plus été une forteresse
Le premier élément saute aux yeux : les Bordelais ont perdu quatre fois à domicile cette saison.
Pau, le Stade Français, Montpellier puis Clermont sont venus s’imposer à Chaban-Delmas. Quatre revers face à des concurrents directs qui ont lourdement pesé dans le décompte final.
Dès le coup de sifflet final, Maxime Lucu ne cherchait d’ailleurs aucune excuse.
« Quand tu perds quatre fois à la maison, c’est difficile de prétendre vouloir se qualifier. »
Une équipe brillante ballon en main
Paradoxalement, Bordeaux figure parmi les meilleures équipes du championnat dans la plupart des statistiques offensives.
Les Girondins terminent sur le podium du Top 14 pour les mètres parcourus ballon en main, les défenseurs battus, les franchissements ou encore les offloads.
Le problème n’était donc pas dans la capacité à produire du jeu.
L’UBB a continué à pratiquer l’un des rugby les plus ambitieux du championnat, mais sans parvenir à transformer cette domination statistique en résultats suffisamment réguliers.
Une élimination d’autant plus cruelle
L’Union a passé 21 journées sur 26 dans le Top 6.
Pendant des mois, la qualification semblait quasiment acquise. Il faut même remonter au mois d’octobre pour retrouver Bordeaux hors des places qualificatives.
La chute est donc spectaculaire.
À l’inverse, La Rochelle n’a occupé le Top 6 que durant trois journées cette saison avant d’arracher son billet au dernier moment.
Un effectif usé par l’enchaînement
L’autre explication se trouve probablement dans l’accumulation des matchs.
Face à Clermont, l’UBB disputait son douzième week-end consécutif de compétition. Depuis la fin du mois de mars, les Girondins ont enchaîné sans la moindre pause.
Yannick Bru n’a pas caché sa lassitude après la rencontre.
« Nous n’avons pas eu une minute pour souffler. »
Le manager bordelais a également rappelé que son équipe disputait déjà son 35e match de la saison.
Les blessures de plusieurs cadres majeurs comme Cameron Woki, Matthieu Jalibert, Ben Tameifuna ou encore Nicolas Depoortere ont fini par fragiliser un effectif déjà fortement sollicité.
Le prix du doublé européen ?
C’est peut-être la grande question qui animera l’intersaison bordelaise.
L’UBB a réussi l’exploit de conserver sa couronne européenne, mais cette campagne continentale a sans doute laissé des traces.
Pendant que plusieurs concurrents pouvaient souffler lors des week-ends de Champions Cup, les Girondins continuaient d’accumuler les efforts.
Au bout du compte, Bordeaux repart avec une deuxième étoile européenne mais sans qualification pour les phases finales du Top 14.
Un scénario impensable il y a encore quelques semaines.
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