Avant l’UBB, le Leinster change tout pour éviter un nouveau cauchemar européen
Avant l’UBB, le Leinster change tout pour éviter un nouveau cauchemar européen
Le vendredi 22 mai 2026 à 8:46 par David Demri
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Pendant des années, le Leinster a incarné la domination absolue du rugby européen. Une machine glaciale, méthodique, presque injouable. Mais à l’approche de cette nouvelle finale de Champions Cup face à l’Union Bordeaux-Bègles, un chiffre hante toujours la province irlandaise : quatre finales perdues consécutivement.
Depuis son dernier sacre européen en 2018… le Leinster échoue systématiquement sur la dernière marche.
Une série noire qui commence à peser lourd
Les Saracens en 2019, La Rochelle en 2022 et 2023, puis le Stade Toulousain en 2024 : tous ont fini par faire tomber le géant irlandais.
Forcément, cette spirale commence à fragiliser le projet de Leo Cullen, malgré une domination régulière sur la scène européenne et un effectif qui ressemble très fortement à celui du XV du Trèfle.
Certaines décisions du staff ont d’ailleurs alimenté les débats ces dernières saisons, notamment lors des finales perdues.
Jacques Nienaber a totalement changé le Leinster
Depuis l’arrivée de Jacques Nienaber après la Coupe du monde 2023, le Leinster a profondément modifié son identité.
Fini le Leinster ultra offensif de l’ère Stuart Lancaster. Désormais, la priorité est donnée à la défense agressive, au jeu au pied et à la conquête.
« Sous Stuart Lancaster, l’arme numéro 1 était l’attaque. Depuis Nienaber, c’est d’abord la conquête, le jeu au pied et la rush défense. Cullen pense que cette stratégie est la clé pour gagner la Coupe d’Europe », explique Bernard Jackman via Sud-Ouest.
Même les anciens internationaux irlandais reconnaissent que le rugby européen a changé.
« Les règles favorisent les équipes qui se régalent dans le désordre », analyse Ian Madigan.
« Maintenant, il faut gagner les duels aériens, jouer les transitions, enchaîner les offloads. En bref faire bouger le ballon pour ne pas laisser la défense adverse se mettre en place. Et les Français sont excellents là-dedans. »
La peur de revivre un nouveau cauchemar
Cette succession d’échecs laisse forcément des traces dans les têtes.
Le pilier français Rabah Slimani reconnaît d’ailleurs que ce sujet revient régulièrement dans le vestiaire :
« Les joueurs pensent à ces finales perdues parce que ça marque. Quand je suis arrivé, ils n’avaient rien gagné depuis trois ans, ça commençait à peser sur le moral des joueurs. »
Le titre remporté en URC la saison passée a permis de relancer une dynamique, mais la Champions Cup reste l’obsession absolue du Leinster.
Cette année, le staff a d’ailleurs totalement changé son approche. Contrairement à la saison dernière, Leo Cullen n’a pas mis ses cadres au repos avant la finale. La semaine passée contre les Ospreys, le Leinster a aligné une équipe quasiment type… pour un énorme 68-14.
L’UBB face à un Leinster blessé… mais dangereux
À Bordeaux, le danger est évident : ce Leinster arrive avec une immense pression, mais aussi avec un esprit revanchard énorme.
Et malgré ses défaites en finale, la province irlandaise reste impressionnante contre les clubs français. Depuis la finale perdue face au Stade Toulousain en 2024, elle a battu La Rochelle, Bayonne, Clermont et Toulon.
Autant dire que l’UBB s’attaque à une équipe blessée… mais loin d’être à terre.
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