Avec le recrutement de Thomas Ramos, Jacky Lorenzetti veut prendre sa revanche : « J’ai eu envie de vomir »
Avec le recrutement de Thomas Ramos, Jacky Lorenzetti veut prendre sa revanche : « J’ai eu envie de vomir »
Le mercredi 5 août 2026 à 21:30 par David Demri
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L’arrivée de Thomas Ramos au Racing 92 ne constitue pas seulement l’un des plus gros transferts du rugby français de ces dernières années. Elle interroge aussi sur la stratégie du club francilien.
Car il y a quelques mois encore, Jacky Lorenzetti expliquait vouloir tourner la page des recrutements de prestige au profit d’un projet davantage centré sur la formation et la jeunesse.
Le Racing voulait changer de modèle
Le transfert de Thomas Ramos, officialisé mardi 4 août, a surpris par son ampleur. Après plus de quinze ans passés au Stade Toulousain, l’international français rejoindra le Racing 92 à l’été 2027 pour un contrat de trois saisons.
Sportivement, l’opération est une réussite pour le club francilien, qui récupère l’un des meilleurs joueurs du monde à un moment où il reste au sommet de son art.
Mais ce recrutement tranche avec le discours tenu ces derniers mois par Jacky Lorenzetti.
Dans un entretien accordé à L’Équipe, le président du Racing avait expliqué vouloir mettre un terme à une politique basée sur les grandes stars internationales.
Les échecs Farrell et Kolisi ont laissé des traces
Jacky Lorenzetti ne cachait pas sa déception après plusieurs recrutements très médiatisés qui n’ont pas répondu aux attentes.
Le président du Racing expliquait :
« Il y a un défaut de mentalité. Quand tu viens dans un club avec un très bon salaire, que tu t’engages et que la contrepartie de ce salaire c’est quand même une performance, tu dois la délivrer. Et là, ça n’a pas été délivré. »
Le dirigeant visait notamment les expériences d’Owen Farrell ou encore de Siya Kolisi.
Concernant le départ anticipé de l’ouvreur anglais, son amertume était encore plus marquée.
Jacky Lorenzetti déclarait :
« J’ai eu envie de vomir. Il est parti en nous disant : « Je suis blessé, j’ai mal à la tête, je veux jouer moins. Les Saracens m’offrent cette possibilité, etc. » Et d’un coup on le retrouve avec les Lions Britanniques. […] J’ai eu l’impression d’être trahi. »
Ramos, une exception plus qu’un revirement
À la suite de ces déconvenues, le Racing avait annoncé vouloir modifier son approche.
Jacky Lorenzetti expliquait alors :
« On était dans une stratégie où on allait chercher le grand joueur. Là, on veut insister sur la jeunesse, le centre de formation et la mentalité. »
À première vue, le recrutement de Thomas Ramos semble contredire cette nouvelle ligne directrice.
Pourtant, le président du Racing avait pris soin d’apporter une nuance importante.
Il précisait également :
« Ça ne veut pas dire qu’il n’y aura plus de star au Racing. »
Le dossier Ramos semble illustrer parfaitement cette exception.
Contrairement à certains recrutements passés, le Toulousain arrive au sommet de son niveau, avec un statut de leader reconnu aussi bien en club qu’en équipe de France. Surtout, il ne vient pas comme une tête d’affiche isolée mais pour encadrer une génération montante issue du centre de formation, dans un effectif largement rajeuni depuis dix-huit mois.
En attirant Thomas Ramos jusqu’en 2030, le Racing 92 ne semble donc pas renier sa nouvelle stratégie. Il l’adapte simplement lorsqu’une opportunité jugée exceptionnelle se présente sur le marché.
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