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Aviron Bayonnais : Laurent Travers brise le silence et livre ses vérités sur la crise

Aviron Bayonnais : Laurent Travers brise le silence et livre ses vérités sur la crise

Le jeudi 19 mars 2026 à 15:34 par David Demri

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L’heure est à la mobilisation générale sur les bords de la Nive. Pour la première fois depuis sa reprise en main directe du secteur sportif, consécutive au départ de Grégory Patat le 19 février dernier, Laurent Travers est sorti de sa réserve.

Le directeur du rugby de l’Aviron, désormais aux manettes du quotidien professionnel aux côtés de Gerard Fraser, s’est exprimé lors de la conférence de presse précédant le déplacement crucial à Montauban, prévu ce samedi 21 mars (16h35) pour la 19e journée de Top 14.

« Casser la spirale » : l’urgence de points

Englué dans une série noire de onze matchs sans victoire toutes compétitions confondues, le club basque traverse une crise de résultats inédite. Laurent Travers n’a pas cherché à masquer la gravité de la situation, évoquant sans détour la nécessité de retrouver le goût du succès pour éviter une fin de saison cauchemardesque.

Ce duel face à l’US Montauban au stade Sapiac ressemble à un véritable tournant. Pour le patron du sportif, le salut passera par un resserrement des rangs et une remise en question collective. L’objectif est clair : transformer les doutes en une force de frappe capable d’éteindre l’incendie comptable.

Clarification des rôles : un duo Travers-Fraser aux commandes

Depuis l’éviction de Grégory Patat, l’organigramme bayonnais a été bousculé. Travers a profité de cette prise de parole pour clarifier sa position : loin de se cantonner à un rôle administratif, il est désormais pleinement impliqué dans la gestion tactique et humaine du groupe.

Aujourd’hui, Laurent Travers assume ce virage stratégique. Il prône une collaboration étroite avec le staff restant pour redonner une identité de jeu à une équipe qui semble avoir perdu ses repères ces dernières semaines.

Dans des propos relayés par Ici Pays Basque, Laurent Travers fait le point sur la situation de l’Aviron Bayonnais : 

Si on regarde la situation, ce qui est factuel — et il n’y a pas de souci là-dessus — c’est que sur les onze derniers matchs, on a gagné un match, on a perdu deux matchs à domicile et on est 12ᵉ. Donc ça, c’est factuel et c’est la réalité. Ce qui nous importe à tous, c’est de vite retrouver un état d’esprit positif pour retrouver, bien sûr, ce qui va faire que derrière, on va pouvoir gagner les matchs. Parce que ce qui nous importe, c’est de gagner les matchs.

La confiance, elle est par rapport à ce que l’on va faire tous les jours au quotidien, par rapport à ce que l’on va faire après sur le terrain. C’est comme ça que l’on gagne la confiance. Ce n’est pas l’adversaire. On n’attend rien de l’adversaire. L’adversaire, on le sait, lui aussi il va vouloir gagner les matchs. Donc c’est à nous de faire ce qu’il faut les uns pour les autres et les uns avec les autres. Je pense que c’est nécessaire pour vite retrouver cette spirale et casser celle qui nous accompagne depuis, comme je vous l’ai dit, onze matchs.

Il explique pourquoi le stage a été bénéfique pour son groupe. Extrait:

On a fait ça dans le but de retrouver les sensations du rugby. Ils sont avant tout des joueurs et on fait tout pour que ça puisse justement performer. Après, je pense que l’avantage du stage, c’est qu’on vit ensemble, on partage ensemble. C’est ça qui nous importe et c’est ça qui importe à l’équipe : qu’on puisse tous aller dans le même sens. Vous le savez tous, lorsqu’on est sur un bateau, si on rame tous dans le même sens, le bateau va plus vite. Si on ne rame pas tous dans le même sens, le bateau peut tourner en rond et ça, c’est beaucoup plus difficile.

Il ne cache pas qu’une certaine pression pèse en interne. Extrait:

On essaie de trouver nos marques, on essaie de faire ce qu’il faut pour que justement les joueurs puissent se sentir bien. Il faut faire ce qu’il faut pour justement enlever cette pression, cette pression qui est souvent négative parce que ça fait partie du jeu du monde sportif. Que ce soit dans le rugby comme dans les autres disciplines, quand vous ne gagnez pas, la pression pèse. C’est à nous de faire en sorte que cette pression se transforme en une « pression » positive et non en une « dépression ». Il n’y a que deux lettres de différence, il faut que ça se transforme en quelque chose de positif.

Dans la foulée, il confirme regretter la tournure des événements de son arrivée à Bayonne. Extrait:

Ce qu’il y a de sûr, c’est qu’il s’est passé l’inverse de ce pourquoi j’étais venu. J’étais venu pour compléter, pour aider, pour accompagner, et ce n’est pas ce qui s’est passé. Mais après, le choix de chaque homme n’appartient qu’à lui. Moi, je n’ai pas de souci là-dessus et je peux vous affirmer que je suis resté clair sur ma sincérité, ma solidarité et cette envie de venir aider et accompagner l’Aviron Bayonnais. Je mettrai tout en œuvre pour cela. Ce qui m’importe, c’est l’institution. Dans l’institution, il y a des hommes. La gestion des hommes, c’est ce qu’il y a de plus attrayant mais aussi de plus difficile. Mon but est de faire ce qu’il faut pour que l’équipe continue à avancer et, j’espère, retrouve des victoires très rapidement.

Alors le retrait, il était voulu parce que je ne voulais pas justement, comme je vous l’ai dit, j’étais venu pour accompagner, aider. Je n’étais pas venu pour gêner, et donc je ne veux pas gêner. Ce que je veux, c’est aider ce club, accompagner ce club, aider les dirigeants, aider la ville. C’est tout un environnement, c’est tout le Pays basque. Il n’y a qu’un club en Top 14 dans le Pays basque, c’est Bayonne, donc ça veut dire que tout le monde regarde Bayonne à travers le Pays basque. Soyons fiers de ça. Le territoire, je sais ce que c’est, je suis issu du Périgord, donc je sais ce que c’est que le terroir. Donc il n’y a pas de souci. Et ce que je veux, c’est qu’on en soit fier plutôt, je vous le dis, plutôt que de détruire.

Faisons en sorte tous, mais tous. Parce que quand je dis tous, c’est qu’on va être tous gagnants et il y a plutôt intérêt à ce que le club fonctionne bien parce que tout le monde en tire des bénéfices. Quand je dis tout le monde, vous l’avez vu lorsqu’il y a une saison qui est belle et qui a été très belle, il n’y a rien à dire là-dessus. Bravo. Mais ce qui est important, c’est de pouvoir y revenir. C’est ça qui doit nous porter. Vous le savez, dans le monde sportif, les compteurs sont remis à zéro. Dès que la saison est finie, c’est fini, on passe à une autre. C’est ce qui fait la difficulté du sport, mais aussi son attrait.

Il dément tout agacement de sa part. Extrait:

Non, pas agacé ! Alors là pas du tout. Ce que je veux, c’est que les joueurs le comprennent et que les joueurs, on a quelque chose et on a aussi une mission. Et notre mission, c’est de faire ce qu’ils font pour gagner les matchs. Non, il n’y a pas d’agacement. Vous savez, j’ai un certain âge avancé et cela fait que je sais quand même garder la sérénité et le calme. Ce qu’il faut, c’est qu’à un moment les choses soient dites, et qu’en temps voulu, les choses seront dites. Voilà. Mais ce qui m’importe là, c’est le match de Montauban. Rien d’autre. Rien d’autre et d’aider mes joueurs à performer.

Parce que je peux vous dire, il y a une belle bande de potes qui a envie de réussir. Alors bien sûr que par moments il y aura des ballons tombés, bien sûr qu’il y aura des en-avant, bien sûr qu’il y aura des pénalités. Mais je peux vous dire une chose, c’est qu’ils sont fiers de porter ce maillot. Et moi, je suis fier d’être avec tout l’ensemble du staff pour qu’ils puissent continuer à gagner et performer.

Il refuse d’évoquer un quelconque objectif pour cette fin de saison. Extrait:

Ce serait malvenu de parler de quoi que ce soit d’autre quand on voit, je vous le dis, les onze derniers matchs. Restons humbles. Mais vous croyez que les joueurs et le staff, on va mettre le maillot samedi pour perdre ? On va mettre le maillot en ayant qu’une envie, c’est de gagner. On sait qu’il y a des adversaires, à nous d’être plus forts sur le match qui arrive pour essayer d’avoir quatre points. Si on ne les a pas, on essaiera le week-end d’après à Anoeta d’être solidaires encore une fois. Mais on ne va pas se fixer d’objectif. Restons humbles, on est 12ᵉ avec 36 points, on sait où on en est et on sait d’où on vient. On sait la saison qu’il y a eu, très bien, mais celle-là est finie, elle est derrière. Ce qui m’importe, c’est ce qui est devant.

Enfin, il refuse formellement de faire des critiques sur le fonctionnement du club jusqu’à présent. Extrait:

Je ne peux pas me permettre de dire qu’il manquait ça ou ça, ce serait trop facile. Je suis là pour aider, accompagner et construire, donc je ne vais pas critiquer quoi que ce soit. Si je dois faire des critiques, je le ferai aux gens qui sont en face de moi, je ne le ferai pas à travers les journaux. Je peux vous le garantir. Par contre, il y en a qui peuvent vous dire que je leur ai dit ce que j’avais à leur dire, je l’ai fait et je n’ai pas de souci avec ça. C’est normal.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. Michel 19 mars 2026 at 16h- Répondre

    Allez y , continuez à évincer un homme qui fonctionnair bien et tenait formidablement bien la route avec son groupe. Dites merci a votre cher Président. Bande de trompettes , va !.. Ce qui devait arriver est arrivé puis point barre !.. Pas volé !.. Picetou .

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  2. OTARIE ! 19 mars 2026 at 17h- Répondre

    Hâte de voir les résultats de ce « super » entraineur !

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  3. Xa 19 mars 2026 at 18h- Répondre

    Je pense que le président et lui se sont bien trouvés, et c´est pas un compliment… bon courage aux bayonnais pour la suit, mais le cirque reprendra sûrement d´une façon ou d´une autre…

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