Benjamin Urdapilleta très stressé avant l’access match : « Si je dis non, je meurs ! »

Benjamin Urdapilleta très stressé avant l’access match : « Si je dis non, je meurs ! »

Le samedi 13 juin 2026 à 6:00 par David Demri

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Dimanche soir à Aix-en-Provence, Benjamín Urdapilleta disputera le dernier match de sa carrière. Cette fois, pour de bon.

Un an après avoir pensé raccrocher les crampons à Clermont, l’ouvreur argentin de l’USAP se retrouve encore au cœur d’un rendez-vous décisif. À 40 ans, celui qui est devenu l’une des plus grandes figures du Top 14 va tenter de maintenir Perpignan dans l’élite lors de l’access-match contre Provence Rugby.

Et l’histoire pourrait être magnifique.

Un ultime défi qu’il avait anticipé

Lorsqu’il a accepté de sortir de sa retraite pour rejoindre l’USAP, Benjamín Urdapilleta savait parfaitement ce qui l’attendait.

Il s’est longuement confié pour L’Indépendant

« Quand j’ai signé ici, je savais déjà qu’on allait probablement jouer cet access-match. Je m’étais déjà préparé pour jouer ce match. Et comme je l’avais dit, c’est pour ça que j’ai signé ici. J’aime les challenges et ça en est un bon. Finir sur un match comme ça, avec cette pression, avec tout ce peuple catalan… C’est bien de finir avec un match aussi important dans ma carrière. Mais le plus important, c’est le résultat. »

En treize matches disputés avec les Catalans, l’Argentin a inscrit 101 points et apporté toute son expérience à un groupe habitué à lutter pour sa survie.

Un record historique à portée de main

Au-delà du maintien, un autre objectif se profile.

Avec 2 611 points inscrits en première division française, Urdapilleta n’est plus qu’à deux petites unités du record absolu détenu par Romain Teulet.

Une performance qu’il peine encore à réaliser.

« C’est un truc que je ne réalise pas. Se dire peut-être que je vais être le recordman de points de l’ère professionnelle en France. Je n’avais jamais imaginé ça quand je suis arrivé en France ! Jouer en Top 14, c’était juste un rêve pour moi… Jouer contre les meilleurs joueurs du monde, c’était mon seul objectif. »

Avant de poursuivre :

« Quand je vois aussi que je suis dans les recordmen de matches en Top 14… Je ne réalise pas que c’est moi, Benjamín Urdapilleta, qui suis en train de faire ça. »

Une pression qu’il assume totalement

Malgré son immense expérience, l’ancien ouvreur de Castres, Oyonnax et Clermont ne cache pas son émotion à l’approche de ce rendez-vous.

« Si je dis non, je meurs (rires). Bien sûr que je me stresse avant ces matches. Je me stresse tout le temps ! Mais, pour moi, c’est du bon stress. Si tu ne stresses pas, tu ne joues pas à 100 %. »

Conscient que certains partenaires pourraient être submergés par l’enjeu, il entend également mettre son vécu au service du collectif.

« Je vais bien sûr donner mon expérience et veiller à ce que l’équipe soit tranquille. Parce que dans ces moments-là, il y a des mecs qui stressent un peu plus, qui commencent à parler un peu plus que d’habitude, qui commencent à stresser tout le monde… Donc je vais être là pour aider ces mecs-là à être plus tranquilles. »

Une fin de carrière digne d’un film ?

Cette fois, il n’y aura pas de deuxième chance.

« L’année dernière avec Clermont, nous étions en barrage donc je n’avais pas la certitude que c’était mon dernier match. Là, c’est sûr que ça va être le dernier. Cette fois, je le sais. »

Et sa famille sera présente pour vivre cet instant si particulier.

« Ça va être un moment avec beaucoup d’émotions pour moi, et il y aura ma famille, mes parents, ma femme, mes enfants… »

Puis il se projette sur ce scénario rêvé :

« Vous imaginez ? Ça peut être : maintien, record, devant ma famille, le dernier match de toute ma carrière. Ça peut être une fin de carrière digne d’un film ! Ça peut être incroyable et j’espère que ça va se passer comme ça. »

Le retour définitif en Argentine

Quelle que soit l’issue de cette rencontre, l’histoire s’arrêtera là.

Après plus de quinze ans passés dans le rugby français, Urdapilleta retournera en Argentine auprès de ses proches.

« Je veux profiter de ma famille, de mes amis, de l’Argentine… Je suis très famille, et mes enfants, ainsi que ma femme, m’ont beaucoup manqué. »

Avant de conclure :

« Je vais prendre le temps pour faire des choses qui me plaisent. Du golf, du tennis, du foot, du padel… Je veux profiter de tout ça aussi ! »

Dimanche soir, l’USAP jouera son maintien. Benjamín Urdapilleta, lui, jouera aussi la dernière page d’une carrière exceptionnelle.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. Anky 14 juin 2026 at 11h- Répondre

    J’ai toujours voulu le voir jouer pour Toulon.