Urios identifie les trois matchs qui ont coûté la qualification à Clermont

Urios identifie les trois matchs qui ont coûté la qualification à Clermont

Le samedi 13 juin 2026 à 6:30 par David Demri

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Christophe Urios n’a pas cherché à masquer sa frustration.

Quelques jours après la victoire décrochée à Bordeaux lors de la dernière journée du Top 14, insuffisante pour arracher une place dans le Top 6, le manager de Clermont a dressé un bilan détaillé de la saison auvergnate.

S’il estime que l’ASM a progressé, le technicien ne cache pas que l’objectif principal n’a pas été atteint.

Il s’est confié pour Midi Olympique.

« C’est une saison en progrès, mais pas aboutie »

Pour Christophe Urios, le sentiment dominant reste celui d’une occasion manquée.

« C’est compliqué parce qu’il y a beaucoup d’attentes. Mais c’est pour ça que je suis là aussi. Je n’ai pas pris beaucoup de plaisir dans le sens où on n’est pas toujours payé au niveau d’engagement que nous mettons tous, le club, les joueurs, les leaders, le staff. »

Le manager clermontois estime que son équipe est passée tout près de la validation de son projet.

« De finir la saison maintenant, quand je vois tout ce qu’on a fait, c’est dur ! Quand tu repars dans quelque chose, quand tu repars de loin, c’est plus dur que partout ailleurs. Maintenant, il faut valider. J’aurais dû valider cette année. Normalement, je le fais lors de ma troisième saison pleine. »

Avant d’ajouter :

« C’est une saison en progrès, mais pas aboutie. On validera l’année prochaine. »

Les quatre matchs qui ont tout changé

Urios a identifié plusieurs rendez-vous qui ont coûté très cher à Clermont.

« On avait ciblé quatre matchs particuliers cette saison : les déplacements à Perpignan, Castres et Pau, et la réception de Montpellier. On a fait 3 points sur 20 possibles. »

Le manager n’a également pas oublié la défaite à domicile contre le Racing 92.

« Cette défaite contre le Racing, on doit absolument l’enterrer, car elle nous coûte probablement la qualification. »

Un problème de défense et de discipline

Si Clermont a souvent séduit offensivement, Urios estime que la progression doit désormais passer par d’autres secteurs.

Une défense encore insuffisante.

« On termine la saison en tant que sixième meilleure défense et, mis à part le Racing, tous les qualifiés sont devant nous. »

L’objectif est déjà fixé.

« Il faudra qu’on augmente notre taux de plaquages réussis de 85 à 88 %. »

L’indiscipline dans le viseur

Pour le manager auvergnat, le principal défaut de son équipe reste la discipline.

« Le gros point noir de cette saison est l’indiscipline, notamment sur la ligne de hors-jeu. On a concédé trop de fautes dans ce secteur par rapport à nos concurrents et on devra absolument régler ce point la saison prochaine. »

« Une bonne équipe » n’est plus suffisante

Urios estime que son groupe a franchi un palier, mais pas encore celui qui permet de gagner les matchs à très fort enjeu.

« Je me suis amusé à dire aux joueurs, dans les entretiens individuels, qu’on avait besoin de passer d’une bonne équipe à une équipe de phase finale. »

Puis il prend l’exemple du Racing.

« Le match du Racing, c’était un match de phase finale. Les Franciliens sont venus dans cet état d’esprit. Et nous, on ne l’a pas complètement abordé comme ça. »

La Champions Cup va changer

Le manager reconnaît également que Clermont n’a jamais réellement pu jouer la Coupe d’Europe à fond cette saison.

« La priorité, c’était le Top 14. »

Une situation qu’il espère modifier dès l’exercice prochain.

« Quand on dit en début de saison qu’on veut se qualifier, et que le premier match face aux Saracens, je joue avec quatre jeunes parce que j’ai mes internationaux qui sont en congé, je n’envoie pas une bonne énergie. »

Avant de conclure :

« L’année prochaine, j’espère qu’on sera capable de faire les deux. »

Le titre Espoirs, une immense satisfaction

Parmi les motifs de satisfaction, Christophe Urios cite immédiatement le titre de champion de France remporté par les Espoirs.

« C’était fondamental. »

Le manager y voit la validation du projet de formation mis en place depuis son arrivée.

« Les Espoirs n’avaient pas gagné depuis 2018. Donc il y a eu une vraie traversée du désert. Et ce titre vient récompenser la mise en mouvement d’un club. »

Puis il rappelle l’importance historique du centre de formation clermontois.

« Quand Clermont a été champion chez les Espoirs en 2010, 2011, 2012 et 2014, le premier recrutement que je faisais quand j’étais à Oyonnax, c’était de venir chercher les jeunes à Clermont. Pour la bonne et simple raison que je savais qu’ils étaient bien éduqués. Je savais qu’ils étaient dans une démarche de travail. Et je savais qu’ils connaissaient leur poste par cœur. »

Avant de conclure avec un constat marquant :

« De 2015 à 2023, je ne l’ai jamais refait. »

Pour Christophe Urios, la reconstruction de Clermont avance. Mais après trois saisons de travail, l’heure n’est plus aux promesses : la qualification pour les phases finales sera désormais une obligation.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. Les2tours 13 juin 2026 at 09h- Répondre

    La défaite de trop c’est contre le Racing… impardonnable à un moment crucial

  2. Bougnatix 13 juin 2026 at 11h- Répondre

    Paradoxalement celle ci me laisse aucun regret , le Racing etait plus fort , ils ont le droit d’etre bon aussi . Le match imperdable , c’est pour moi le MHR à la maison avec des mauvais choix tactiques des leaders et Urios et le staff qui dorme debout . On se met un chargeur dans le pied .

  3. AuSaborgage 13 juin 2026 at 15h- Répondre

    C est vrai mais le racing etait injouable ce jour là.
    Perpignan c etait plus jouable.
    Il meritait mieux a pau également.