Benoît Dauga est décédé à 80 ans

Benoît Dauga est décédé à 80 ans

4 novembre 2022 - 13:25

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Légende du Stade Montois et ancien joueur du XV de France, avec qui il a signé le Grand Chelem en 1968, Benoît Dauga est décédé à l’âge de 80 ans, ce jeudi.
L’ancien international Benoît Dauga, acteur majeur du premier Grand Chelem tricolore en 1968, est mort jeudi à l’âge de 80 ans. Dans une interview publiée par le quotidien Sud Ouest, son ancien co-équipier Jo Maso s’est dit « bouleversé » par l’annonce de son décès. « C’était un ami intime, j’aimais beaucoup Benoît. Un homme admirable de gentillesse et de sincérité. Un immense joueur avec qui j’ai fait un bon bout de chemin », a ajouté l’ancien trois quarts centre du XV de France qui l’a côtoyé en sélection.

Surnommé le Grand Ferré, en référence au paysan picard doté d’une force prodigieuse qui avait été un héros de la Guerre de Cent Ans face aux Anglais, Benoît Dauga comptait 63 sélections avec les Bleus dont neuf comme capitaine. Deuxième ligne ou numéro 8 imposant (1,95 m avec une envergure exceptionnelle pour l’époque), le natif de Montgaillard (Landes) a remporté trois fois le Tournoi des cinq nations.

Une carrière liée au Stade Montois
Dauga est resté fidèle toute sa carrière au Stade Montois, que ce soit comme joueur dans les années 1960 aux côtés notamment de trois autres internationaux, les frères et centres Guy et André Boniface et l’ailier Christian Darrouy, ou comme dirigeant en prenant la présidence du club jaune et noir de 2003 à 2006. Légende du rugby français, Benoît Dauga a été l’un des hommes du premier Grand Chelem du XV de France en 1968 et restera comme l’un des premiers joueurs concassés par le rugby.

Le 12 janvier 1975, à 32 ans, alors qu’il vient d’être rappelé en équipe de France pour encadrer les jeunes, un plaquage met un terme à sa carrière. En plein match avec le Stade Montois, son front cogne la hanche du deuxième ligne adverse qu’il essaie de plaquer, sa tête part en arrière: c’est le coup du lapin. Dauga reste paralysé au sol, seuls ses yeux et ses lèvres bougent. Il est hospitalisé à Bordeaux où les médecins détectent une élongation de la moelle épinière.

Dauga est paralysé des quatre membres. Mais après une longue rééducation, il retrouve peu à peu des sensations. Au bout de trois ans, il recouvre son autonomie complète et, lui qui n’avait pas de métier à côté du rugby, rejoint la société Ricard. C’est l’un des premiers accidents graves et médiatisés du rugby, bien avant les commotions à répétition actuelles.

Après un passage par l’encadrement de l’équipe de France pendant six ans, il devient entre 2003 et 2007 président de son club de toujours, le Stade Montois. Benoît Dauga aimait pratiquer la chasse et jouer aux cartes à Mont-de-Marsan, où on pouvait l’apercevoir encore récemment dans les couloirs du stade Boniface. « Le milieu du rugby ne m’a pas laissé tomber », aimait-il dire pour expliquer la source de sa force de résilience après son accident. Le Grand Ferré et le rugby, c’était donnant-donnant.

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  2. JP2683 4 novembre 2022 at 13h- Répondre

    RIP Mr Dauga !

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  3. Tomprice83 4 novembre 2022 at 13h- Répondre

    R.I.P quel joueur,à ciel 3 ème ligne centre de très très haut niveau. Bye bye CHAMPION.

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  4. messieursàdixmètres 4 novembre 2022 at 14h- Répondre

    Très grand Monsieur, immense joueur qui part tout comme Elie Cester, (pour les vieux qui s’en souviennent) Eux mourraient sur les terrains, surtout en 5 nations… Bye et respect.

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  5. Eric 4 novembre 2022 at 14h- Répondre

    Un grand un très grand joueur.
    Eric
    Pilou Pilou

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  6. Garry38 4 novembre 2022 at 15h- Répondre

    Des noms qui ont meublé en noir et blanc mes samedis après-midi…les années 60/70…c’etait chouette… Certains très rares dimanches, il y avait aussi à la télé en noir et blanc mon club rouge et noir… J’espère que mes héros et Herrero de cette époque, frères d’arme du regretté Benoît, continueront encore longtemps à faire, selon l’expression de jp Rives, des vilains vieux

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  7. Olivier 4 novembre 2022 at 15h- Répondre

    Quel joueur il fut… Et les commentaires de Couderc

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  8. garry38 4 novembre 2022 at 18h- Répondre

    Il restera l’un des plus emblématique capitaine du 15 tricolore qui lors d’un match chez les bocks en 1971, dégénéra en véritable pugilat, une boucherie comme il en fleurissait sur les terrains du championnat de france chaque dimanche de Grenoble au Boucau Tarnos en passant par Lavelanet ou Montchanin et bien sûr Toulon (il devait y avoir 80 clubs terroir dans ce championnat difficile de tous les énumérer mais pour faire simple ça dégoupillait sévère sur tous les terrains et souvent le long des talenquères)
    Devant des DAUGA, SPANGHERO, BASTIA… et autres pilars basque et derrière des voltigeurs véloces qui récitaient avec allure la panoplie des cad deb, feintes du facteur, chistera…
    En face c’était déjà du brutal, toujours et encore, et des noms connus DU PREEZ MARAIS…
    Après une série de chandelles dévastatrices qui se soldent par des batailles rangées d’anthologie les deux capitaines MARAIS et DAUGA se font face : « On fait quoi Benoît? » et DAUGA de répondre « c’est toi qui voit, si tu veux te battre on continue à se battre, si tu veux jouer on joue »….La suite du match fut paraît il un vrai enchantement rugbystisque.

  9. T-max 4 novembre 2022 at 20h- Répondre

    Toute époque, je regardais le tournoi avec mon père, et après le match avec mes copains nous allions refaire le match. je me rappelle il y avait un gros acacia au milieu du  » terrain « et pour passer les transformations, il fallait que la gonfle passe entre les plus grosses branches. 😉

  10. Patrick83 4 novembre 2022 at 20h- Répondre

    Immense joueur qu’il repose en paix au paradis de l’ovalie

  11. Le dacquois 5 novembre 2022 at 06h- Répondre

    Adishatz la Grande Abeille et merci pour tout !!

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