Bernard Lemaitre envoie valser la LNR : « Ça va faire rigoler les mouches… c’est très français ! »

Bernard Lemaitre envoie valser la LNR : « Ça va faire rigoler les mouches… c’est très français ! »

Le samedi 10 janvier 2026 à 16:53 par David Demri

12 Commentaires

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Le Top 14 s’apprête à modifier son cadre économique. Le plafond de la masse salariale devrait être relevé à partir de 2027, tandis qu’une réforme des crédits internationaux est sur la table. Objectif affiché : rendre le championnat plus compétitif et mieux protéger les joueurs. Le vote est prévu le 4 février devant le comité directeur de la Ligue Nationale de Rugby.

Selon L’équipe, le suspense est limité. Le projet a déjà été discuté lors de trois ateliers, puis lors d’une réunion des présidents de Top 14 et Pro D2 le 16 décembre à Aix-en-Provence. Sauf retournement, le plafond passera de 10,7 à 11 millions d’euros.

« L’idée, c’est 300 000 euros d’un seul coup […] Il y a un vrai souci d’effectif par rapport à l’intensité de notre rugby et il faut y remédier » explique un interlocuteur.

Le week-end dernier a renforcé le constat. Toulon, très diminué, avait encaissé un 66–0 à La Rochelle. Pierre Mignoni n’avait pas tourné autour du sujet : « On nous demande de jouer onze mois par saison […] Je ne vais pas pleurer sur le calendrier […] Ce que je dis, c’est que je ne peux pas faire autrement. Si ça ne plaît pas, qu’on me donne du salary-cap, qu’on me donne des moyens pour avoir trois équipes ! »

Cette hausse offrirait plus de marge de manœuvre aux clubs. « Chacun utilisera cette hausse comme il l’entend mais si certains préfèrent augmenter les stars plutôt que d’étoffer leur groupe, ça les regarde […] Mais à ce moment-là, il ne faudra pas pleurer quand ils prendront des raclées parce qu’ils n’ont pas assez de mecs disponibles… » prévient un président.

Le scénario étudié prévoit une mise en place en 2027–2028, même si certains poussent pour une application dès cet été. Une seconde étape porterait ensuite le plafond à 11,3 millions d’ici 2030, par sauts de 100 000 euros par saison. « On reviendrait ainsi à la situation de 2019 avant le Covid » confirment plusieurs acteurs, même si le Racing 92, Montpellier et Lyon sont plutôt réticents.

Sans surprise, Toulon n’est pas convaincu. Bernard Lemaître estime que l’effet restera minime :

« La proportion entre cet écart de 300 000 euros et un budget à 30 millions, ça fait seulement un pour cent […] C’est zéro impact […] Se cacher derrière l’équilibre économique des clubs, pour justifier ça, ça va faire rigoler les mouches […] Ce sont des mesures à la marge, non décisives, non drastiques, c’est très français… »

Deuxième volet : revoir le système des internationaux

L’autre chantier est la réforme des crédits internationaux. Aujourd’hui, chaque joueur de la liste premium vaut 180 000 euros de dépassement autorisé du plafond. Une dégressivité va être instaurée. « Pour faire simple, plus vous aurez de joueurs concernés, moins le montant sera élevé » résume un dirigeant.

Les calculs ont déjà circulé :

« Ce sera 210 000 euros pour le premier international, 195 000 pour le deuxième, 180 000 pour le troisième, 165 000 pour le quatrième et ainsi de suite […] soit 15 000 euros en moins à chaque joueur et donc un plafond de 14 internationaux par club. À partir de 15, ils ne seront plus valorisés » détaille un proche du dossier.

Cette évolution impactera directement les clubs les plus fournis en Bleus. Toulouse verra fondre son avantage relatif : au maximum, le nouveau système lui offrirait 1,575 M€ contre 2,7 M€ aujourd’hui. Malgré cela, les discussions ont été étonnamment calmes :

« Ça s’est fait de manière très constructive et apaisée alors que le sujet aurait pu partir dans tous les sens » note un participant. « Peut-être que les Toulousains s’attendaient à pire » ajoute un dirigeant amusé.

Dans les états-majors, l’idée séduit : réduire les écarts économiques, répartir les internationaux et renforcer l’intérêt sportif des affiches. « L’écart entre les différentes masses salariales va se réduire entre les clubs […] et ça permettra aussi que tous les internationaux ne soient pas centralisés dans un ou deux clubs » se réjouit un responsable du recrutement.

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12 Commentaires

  1. Mustang 10 janvier 2026 at 17h- Répondre

    La LNR a toujours été lente à la détente ne regardant que ses intérêts et pas ceux du rugby. On verra si cela change dans le temps, pour le moment, c’est très mou du genoux alors qu’il faudrait dès maintenant sortir les jeunes formés dans leur club du SC jusqu’à leur 24 ans, ce qui permettrait de recruter plus de joueurs et de faire monter plus de jeunes dans l’effectifs pro sans augmenter le SC.

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    • farondan 10 janvier 2026 at 21h- Répondre

      La lenteur constatée était générée par le duo Lacroix-Bouscatel, la situation était confortable pour le ST, donc pourquoi changer ?

      Juste un petit message aux toulousains qui ont eu la délicatesse de me traiter de tous les noms d’oiseaux possibles.
      « Vous voyez, ce qui vous horripilez ce met en place ! Il y avait donc du vrai dans mon propos !
      Cordialement « 

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      • Jaguar66 11 janvier 2026 at 12h- Répondre

        Ce qu’on pense de toi et de tes idées n’a pas changé. C’est nul c’est juste fait pour que les cancres puissent suivre le ST.

  2. Zouz 10 janvier 2026 at 17h- Répondre

    Ses déclarations tout le monde s’en fout.
    Il dit des bon truc mais à la ligue il fait peur à personne et au niveau des médias ses déclarations ne sont pas partagé.

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    • NIKKORCT 10 janvier 2026 at 18h- Répondre

      Zouz toi test un boffeur de cassoulet ! Il est beaucoup plus cortique qurme toi notre président malgré son âge et celui-là dit est vrai, c’est bien français. Moi je serai pour limite le nombre d’internationneaux par club. Comme ça on joue malgré les matchs internationaux. Mais bon Toulouse va encore être obligé de passer par tahiti.

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      • Dan 10 janvier 2026 at 19h- Répondre

        Et si tu essayais d’écrire en français !!!

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      • who 10 janvier 2026 at 20h- Répondre

        si tu limites le nombre d’international par club, ça sous entend que le selectionneur ne peut pas sélectionner qui il veut et c’est lui qui aura des battons dans les roues

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        • Rct for ever 10 janvier 2026 at 23h- Répondre

          Le sélectionneur s’adaptera si c’est le cas
          Si ça lui convient pas il peut aussi démissionner
          Le top 14 regorge de talents et ce , dans TOUS les clubs…
          En cherchant bien et mieux…. il trouvera largement de quoi faire une edF même avec un quota de sélectionnés par club

      • Jaguar66 11 janvier 2026 at 12h- Répondre

        Et toi le bouffeur de bouillabaisse t’es pas très clair. Refait nous ton commentaire en clair.

  3. Flattwin38 11 janvier 2026 at 07h- Répondre

    Et si, plus simplement, on arrêtait avec les doublons ?

    Plus de surprimes aux internationaux et plus de doublon. Voilà. Simple. Bonus : on se penche vraiment sur la santé des joueurs…

    Ça impliquerait moins de match des Bleus, moins de coupe d’Europe bidon, mais peut-être aussi un Top12…

    Maintenant, le board, l’EPCR et la FFR sont avides d’argent…

  4. Panda 11 janvier 2026 at 08h- Répondre

    Au lieu de crier au loup, sachez que Lacroix a donné son accord depuis longtemps à la nouvelle règle voulue par la LNR … même si Lemaitre a raison, elle ne sert pas à grand-chose !

  5. Jaguar66 11 janvier 2026 at 12h- Répondre

    Le ST obligé de ralentir pour que les cancres puissent le rattraper….MDR !!! Pendant que Toulouse bossait les autres faisaient payer leur mécène qui achetait à tour de bras !!! Ça s’appelle une prime à la médiocrité… C’est pas ça qui va nous ralentir.