« Ça fait toujours chier ! », Joris Segonds sans langue de bois sur ses prestations décevantes avec Bayonne
« Ça fait toujours chier ! », Joris Segonds sans langue de bois sur ses prestations décevantes avec Bayonne
Le vendredi 5 juin 2026 à 19:08 par David Demri
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À l’heure de dresser le bilan de la saison de l’Aviron Bayonnais, Joris Segonds n’a pas cherché d’excuses.
L’ouvreur bayonnais reconnaît avoir vécu un exercice compliqué, à l’image de son équipe, et estime qu’un important travail l’attend cet été pour retrouver son meilleur niveau.
« C’était loin d’être ma meilleure saison »
Le demi d’ouverture ne cache pas sa déception dans les colonnes de Midi Olympique :
« C’est toujours compliqué quand tu finis douzième. C’était loin d’être ma meilleure saison. Il va falloir une belle remise en question, cet été, pour repartir pied au plancher la saison prochaine et j’ai hâte. »
Après une première saison très réussie sous les couleurs bayonnaises, l’ex-joueur du Stade Français reconnaît avoir davantage souffert cette année.
« L’an dernier, je me suis régalé. Cette saison, on était dans le dur. Ça fait une petite piqûre de rappel. Ce n’est pas parce qu’on y arrive une fois que la saison d’après ce sera tout beau, tout rose. Il va falloir que je me remette au boulot. »
Une blessure et beaucoup de fatigue
Pour expliquer cette saison plus compliquée, Joris Segonds évoque notamment des pépins physiques.
« Je ne sais pas… Peut-être que le niveau physique y a joué, aussi. J’ai eu une petite déchirure, elle m’a gonflé pas mal de temps. Quand tu perds trois ou quatre matchs, c’est toujours dur d’être à ton meilleur niveau. »
L’ouvreur estime également avoir payé une accumulation de fatigue.
« L’an dernier, j’avais fait 33 matchs. Je pense que j’ai laissé un jus énorme à la tournée, cet été. C’était une première pour moi. Même si physiquement c’est dur, on y laisse beaucoup de jus mentalement. »
Avant d’ajouter :
« Ça doit faire trois ans que je n’ai pas eu mes cinq semaines consécutives de vacances en été. Ça va me faire le plus grand bien. Pour le mental, c’est très important d’avoir un petit peu de repos. »
Pas de tournée avec les Bleus
Joris Segonds sait d’ailleurs qu’il ne devrait pas être retenu pour la tournée estivale du XV de France.
Une situation qu’il accueille avec beaucoup de lucidité.
« Oui. Avec la petite, j’ai besoin de repos, de profiter de la famille. »
Puis il poursuit :
« Non, du tout, mais je suis conscient, qu’à l’heure qu’il est, des jeunes dix font de bons matchs. Ils veulent les essayer cet été et, sans mentir, ça me fera le plus grand bien de partir un peu en vacances. »
« J’ai été à l’image de l’équipe »
L’international français reconnaît que sa saison a suivi la même trajectoire que celle de l’Aviron.
« Oui, exactement. Je faisais un bon début de saison, puis ça a été à l’image de l’équipe. Il va falloir que je me remette vite à bosser pour être au niveau et apporter le maximum à l’équipe. »
Même constat concernant son efficacité face aux perches, en nette baisse lors de la phase retour.
« Ça fait toujours chier de louper des pénalités, c’est la loi du buteur. C’est un poste ingrat. L’an dernier, j’avais aussi eu un petit passage à vide. Il va falloir s’y remettre pied au plancher en juillet. Après, si je loupe trois pénalités de loin, mais que je mets la plus importante, ça me va. »
L’arrivée de Rob du Preez est la bienvenue
Contrairement à certains joueurs, Segonds voit d’un très bon œil le retour d’une forte concurrence au poste d’ouvreur.
« La concurrence, c’est ce qui te fait grandir. L’année dernière, avec Camille, on avait une très bonne complicité et on se tirait, l’un et l’autre, vers le haut. »
Il rappelle ensuite les difficultés rencontrées cette saison avec les blessures de Gareth Anscombe.
« L’an prochain, on sera trois au poste, puisque Rob du Preez arrive. Au début, tout le monde râle parce qu’il y a de la concurrence, mais à Paris, c’est ce qui m’a tiré vers le haut. Tu apprends de la concurrence et tu te tires la bourre à chaque entraînement. C’est très important. »
Une saison difficile mais utile
Pour conclure, Joris Segonds veut retenir les enseignements de cet exercice compliqué.
« Non, ce n’est pas mon style. J’aime ce sport avant tout, mais je pense que j’étais un peu fatigué. L’an dernier, on arrivait à avoir cette rotation, avec Camille, qui nous permettait d’être à chaque fois à 100 %. Physiquement, j’étais peut-être un peu moins prêt que la saison dernière. Ça y a joué, aussi. »
Et malgré les difficultés, l’ouvreur veut voir le verre à moitié plein.
« C’est bête à dire, mais quand il y a beaucoup de négatif, ça nous apporte du positif. Cette saison, ça n’a pas été bon. Tu sais ce qui a marché, ce qui n’a pas marché. L’an prochain, il faudra travailler sur ces points-là. »
Avant de conclure avec un message fort pour l’ensemble du groupe bayonnais :
« À Paris, quand on avait fait une saison pas terrible, on n’avait pas envie, l’année d’après, de reproduire ces erreurs-là. On avait essayé, alors, de faire un peu plus. Si les 45 joueurs font tous ça, ça ne peut que nous tirer vers le haut. »
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