Castres sort son arme spéciale pour tenter de faire tomber le Stade Toulousain
Castres sort son arme spéciale pour tenter de faire tomber le Stade Toulousain
Le vendredi 2 octobre 2026 à 13:11 par David Demri
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Il n’était pas vraiment prévu dans le recrutement initial de Castres. Quelques semaines plus tard, Hamish Watson s’apprête pourtant à débuter l’un des matches les plus attendus de la saison Tarnaise. Appelé en urgence après la grave blessure de Dalton Papali’i, l’international Écossais de 34 ans s’est rapidement fondu dans son nouvel environnement.
Samedi, une nouvelle découverte l’attend : son premier derby face au Stade Toulousain. Et ses coéquipiers l’ont déjà prévenu de l’atmosphère qui l’attend à Pierre-Fabre.
Tout s’est joué en quelques heures.
Au cœur de l’été, Castres pensait avoir bouclé son recrutement avec notamment l’arrivée de Dalton Papali’i. Mais la rupture du tendon d’Achille de l’All Black de 28 ans a brutalement obligé les dirigeants à retourner sur le marché.
Trois jours plus tard, le 17 juillet, Hamish Watson devenait Castrais.
Un changement de vie express pour un joueur qui avait passé quinze saisons à Édimbourg.
L’Écossais se souvient d’un transfert conclu à une vitesse inhabituelle. Des propos rapportés par Le Figaro :
« Tout s’est fait en 24, 48 heures, c’est allé très vite, c’était assez mouvementé parce que normalement, vous avez quatre ou cinq mois pour planifier tout ça. »
Castres ne s’attendait pas à trouver un tel joueur aussi tard
À bientôt 35 ans, Watson n’est évidemment pas arrivé dans le Tarn comme un inconnu.
Il compte 59 sélections avec l’Écosse, a disputé deux Coupes du monde et possède également une sélection avec les Lions Britanniques et Irlandais.
Trouver un joueur possédant une telle expérience au dernier moment ressemblait donc à une véritable opportunité pour le CO.
Jack Goodhue mesure la chance saisie par Castres.
« Trouver un joueur de ce niveau à la dernière minute comme c’était le cas, c’est très positif pour nous. »
Et son influence ne se limite déjà plus aux matches.
Xavier Sadourny décrit un joueur discret et parfaitement intégré, dont l’expérience se manifeste parfois loin des regards.
« Il est arrivé en toute simplicité, et il est déjà très bien intégré. Son apport est aussi sur ce qui n’est pas visible mais qui est palpable en salle de muscu, sur des petits moments, sur des regards, c’est là qu’il est important. »
« Il avait vraiment faim de rugby »
Son arrivée dans le Tarn avait aussi une dimension personnelle.
Watson sortait d’une fin d’aventure difficile à digérer à Édimbourg puis d’un passage mitigé à Leicester. À Castres, Baptiste Delaporte a découvert un joueur encore extrêmement motivé malgré les années.
Le capitaine Castrais évoque même une forme de revanche personnelle.
« On a trouvé un joueur de très haut niveau, extrêmement prêt physiquement et qui avait vraiment faim de rugby, il avait aussi envie de retrouver un peu de fierté dans un maillot. »
Son profil semble en outre parfaitement compatible avec l’identité traditionnellement associée au CO.
Watson n’est pas le troisième ligne le plus massif, mais n’a jamais fui le combat.
« Je ne suis pas le joueur le plus lourd, surtout en France, mais j’ai toujours aimé l’aspect physique du jeu, je pense que ce style de jeu me correspond parfaitement. »
Delaporte mesure déjà ce que sa présence apporte sur le terrain.
« Sur le terrain, l’avoir à côté de soi, c’est quand même sécurisant, et l’homme en lui-même est un mec génial, assez sociable, ce n’est pas forcément visible, mais passé une certaine heure, c’est plus facile… »
Watson découvre aussi une ville qui vit pour son club
Le changement ne se limite pas au terrain.
Après quinze saisons à Édimbourg, l’international Écossais découvre une ville où le club occupe une place particulièrement importante.
Et malgré la barrière de la langue, il a rapidement compris ce que représentait le rugby à Castres.
L’ambiance locale semble déjà avoir marqué le troisième ligne.
« Voir l’atmosphère, la passion… C’est une des choses positives d’être dans une plus petite ville comme Castres, où le rugby fait vraiment partie intégrante de la ville et de la culture locale : dès qu’on va en ville, les gens viennent nous parler de rugby, dans leur mauvais anglais ou dans mon mauvais français, et ils souhaitent bonne chance pour le match du week-end. »
« Ils m’ont dit que cette rivalité est très spéciale »
Samedi, Watson va justement découvrir jusqu’où cette passion peut monter.
Pierre-Fabre attend le Stade Toulousain et Baptiste Delaporte a déjà expliqué espérer que les nouveaux venus, dont Hamish Watson, soient un peu « choqués » par tout ce qui entoure ce rendez-vous.
Le principal intéressé, lui, a déjà été briefé par les anglophones du vestiaire.
Et tout ce qu’il a entendu sur Castres – Toulouse n’a fait qu’augmenter son impatience.
« Ça a été mentionné par les quelques mecs qui parlent anglais, ils ont dit à quel point ce match est particulier (…), il y a beaucoup de rivalités mais ils m’ont dit que celle-ci est très spéciale donc j’ai vraiment hâte d’y prendre part. »


Les castrais vont gagnés tranquillement et vont se branler toute l’année avec cette victoire. Pour eux gagner Toulouse c’est comme être champion de France !
» gagnER »…?
Leur arme spéciale ce n’est pas Baget…?
Oui Ber….. mais là t’inquiète il sera sanctionné vite fait bien fait…. c’est le Stade donc les arbitres…. Enfin t’as compris….
Mais non, c est super VOGO