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« Ce que je ne supporte pas dans l’arbitrage… » : Gaël Fickou pousse un coup de gueule contre certains arbitres du Top 14

« Ce que je ne supporte pas dans l’arbitrage… » : Gaël Fickou pousse un coup de gueule contre certains arbitres du Top 14

Le jeudi 25 juin 2026 à 23:52 par David Demri

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L’arbitrage fait désormais partie intégrante de la préparation des clubs de Top 14. Chaque semaine, les équipes étudient les habitudes des officiels afin d’adapter leur stratégie et leur discipline.

Un changement majeur par rapport aux débuts de carrière de Gaël Fickou, qui estime que la relation entre joueurs et arbitres a profondément évolué.

S’il salue le niveau actuel de l’arbitrage français, le futur joueur du Rugby Club Toulonnais reconnaît toutefois qu’un point continue de le frustrer.

Les arbitres sont désormais étudiés avant chaque rencontre

Pour Gaël Fickou, la préparation d’un match ne consiste plus uniquement à analyser l’adversaire. L’arbitre fait désormais partie de l’équation.

Le trois-quarts français explique dans le podcast Rugby Confidential comment les joueurs adaptent leur comportement.

« On sait à l’avance l’arbitre que l’on va avoir le week-end. Donc on travaille sur ses qualités, ses points forts, là où il est un peu plus fragile, qu’est-ce qu’il aime siffler et ce qu’il regarde en précision. On essaye de se stimuler par rapport à cela pour être prêt le jour J. On essaye de s’adapter et ensuite on travaille notre discipline en général car on connait tous les règles. »

Il souligne également l’apport de Jérôme Garcès auprès du XV de France.

« En équipe de France, c’est Jérôme Garcès, l’un des plus grands arbitres de tous les temps, c’est un super gars, il travaille avec Pau en club. Il apporte beaucoup de précision, on regarde beaucoup de vidéos pour commenter les actions, ce qu’on aurait pu faire ou mieux faire. C’est toujours intéressant car l’arbitrage fait partie prenante de notre jeu donc on essaye de s’y adapter. »

« Quand j’ai commencé, on ne regardait même pas l’arbitre »

Selon Gaël Fickou, les mentalités ont complètement changé au fil des années.

L’international raconte combien l’approche était différente à ses débuts.

« Quand j’ai commencé le rugby, on ne regardait jamais l’arbitre, on ne savait même pas comment il s’appelait. Maintenant, ça fait partie du jeu, c’est une stratégie, une tactique. Certains arbitres n’aiment pas qu’on leur parle donc on ne leur parle pas, certains ont beaucoup d’ego donc on sait qu’il ne faut pas les titiller. Avec certains on peut avoir de bonnes conversations. »

Il n’hésite d’ailleurs pas à saluer la prestation de Jérémy Rozier.

« Jérémy Rozier est un super arbitre, ce sera un très grand arbitre français. Il nous a arbitré ce week-end et il a été très bon, il a été cohérent. »

Ce qu’il ne supporte plus chez certains arbitres

S’il comprend que les décisions arbitrales doivent être respectées, Gaël Fickou regrette le manque de dialogue de certains officiels.

C’est d’ailleurs le sujet qu’il évoque régulièrement avec Jérôme Garcès.

« Ce que je ne supporte pas dans l’arbitrage et c’est ce que je dis souvent à Jérôme Garcès que j’adore, c’est quand l’arbitre coupe la conversation et ne veut pas de conversation. Je trouve cela dommage. On est dans un sport où nous sommes très respectueux et c’est toujours intéressant que d’avoir des échanges. »

Pour lui, le dialogue fait aussi partie de l’esprit du rugby.

« Ce sont des conversations intéressantes et drôles car il y a de l’humour autour de cela. Et c’est dommage de se fermer, d’être très dur comme un gendarme. Il reste encore des arbitres comme ça et il y a des arbitres avec qui tu as du mal à parler car ils se mettent dans leur bulle et ils ont une décision. Je respecte leur décision mais c’est dommage de ne pas pouvoir avoir une petite discussion. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

2 Commentaires

  1. loule 26 juin 2026 at 10h- Répondre

    Tout à fait d’accord. Pour moi les 3 piliers essentiels de l’arbitrage moderne sont les capacités physiques, la connaissance technique et la pédagogie. Un arbitre qui n’échange pas, ne discute pas avec le capitaine, qui est proche mais sans tomber dans la négociation à chaque décision, n’est pas un arbitre complet. Comme l’explique Gael, certains égo ont du mal avec ça et c’est un point négatif.

  2. Eddy 26 juin 2026 at 13h- Répondre

    Et ce sont les mêmes qui ne reconnaîtront jamais s’être trompé…