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Certains clubs du Top 14 survivent uniquement grâce aux mécènes : Yann Roubert brise le silence

Certains clubs du Top 14 survivent uniquement grâce aux mécènes : Yann Roubert brise le silence

Le jeudi 16 avril 2026 à 21:38 par David Demri

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Le président de la Ligue Nationale de Rugby, Yann Roubert s’est longuement confié dans les colonnes de Sud-Ouest.

Ce dernier a notamment réagi aux revenus générés par les clubs du Top 14 lors de la saison 2024 / 2025.

Il explique être très heureux de voir que les clubs du Top 14 se portent très bien sur le plan financier. Extrait:

On ne peut que s’en réjouir. C’est un beau signe d’attractivité. Notre championnat remplit les stades, attire des partenaires et confirme sa place dans le paysage sportif français. Ça ne tombe pas du ciel : c’est le fruit du travail quotidien des clubs, de leur ancrage dans les territoires et leurs performances. L’équipe de France est aussi une vitrine formidable. Ses audiences télé et ses affluences battent des records, les nôtres également.

Il précise cependant que certains clubs sont encore dans le dur. Extrait:

La progression des revenus ne doit pas masquer les fragilités qui demeurent dans l’équilibre de certains clubs. L’ambition collective doit être de transformer notre dynamique positive en modèle durable. Perdre de l’argent n’est pas une fatalité puisque des clubs en gagnent. Il faut les féliciter. Après, il y a autant de modèles que de clubs. Une solution ne peut pas forcément être mise en place partout.

Lorsque le journaliste rappelle que certains clubs continuent d’exister grâce aux mécènes, Yann Roubert réagit. Extrait:

Commençons par dire que nous avons de la chance d’avoir ces actionnaires, qui ont la passion et les moyens pour soutenir leur club. Après, dans tous les sports, il y a toujours eu des investisseurs ou des mécènes pour faire tourner les clubs. Les chiffres que l’on constate peuvent être pris comme une invitation à se rapprocher d’un modèle plus durable. Le salary cap évite aussi des déficits insoutenables. C’est la force du modèle français quand on le compare à d’autres championnats.

D’une manière générale, il est relevé une progression de l’endettement des clubs à hauteur de 8%. Mais pour Yann Roubert, il n’y a rien d’inquiétant. Extrait:

Beaucoup de clubs ont investi dans leurs infrastructures : dans les stades, les centres d’entraînement ou de formation. Il suffit de faire le tour des clubs pour observer que sur ce plan, le développement est réel. L’objectif, c’est de bâtir une valeur pérenne, en donnant à chaque club des fondations suffisamment solides pour traverser les cycles, rebondir si nécessaire et poursuivre son développement.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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