« C’est en grande partie de ma responsabilité » : Un joueur du Stade Français fait son mea culpa
« C’est en grande partie de ma responsabilité » : Un joueur du Stade Français fait son mea culpa
Le mardi 22 septembre 2026 à 14:02 par David Demri
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Louis Foursans-Bourdette ne s’est pas caché après la lourde défaite du Stade Français sur la pelouse de Bordeaux. Encore au contact à la pause (12-10), les Parisiens se sont ensuite effondrés pour finalement s’incliner 40-10. L’ouvreur parisien reconnaît notamment plusieurs mauvais choix personnels qui ont empêché son équipe de mieux exploiter ses temps forts.
Le scénario rend la défaite d’autant plus frustrante. Pendant 40 minutes, Paris était parvenu à gêner l’UBB et à rester totalement dans la rencontre. Tout s’est ensuite écroulé dès le début de la seconde période.
« J’ai fait beaucoup d’erreurs dans leur camp »
Le plan parisien consistait notamment à occuper le terrain et à empêcher Bordeaux de développer tranquillement son rugby. Une stratégie qui a fonctionné pendant une bonne partie du premier acte.
Mais Foursans-Bourdette estime que son équipe aurait pu faire davantage lorsqu’elle récupérait des situations favorables.
Dans Midi Olympique, l’ouvreur commence par reconnaître ses propres erreurs :
« Nous, on a saisi nos chances à fond. Mais on n’a pas assez entrepris, je pense. Pour ma part, j’ai fait beaucoup d’erreurs dans leur camp. Mais en tout cas, on était dans le match à la mi-temps. On avait un gros banc prêt à nous apporter un déclic. »
Ce déclic n’est jamais arrivé. Au contraire, l’UBB a immédiatement accéléré après la pause et Paris n’a pas réussi à stopper la dynamique bordelaise.
Foursans-Bourdette reconnaît un effondrement brutal :
« Et puis, à la reprise, on a pris un essai, même deux très facilement, en cinq ou dix minutes, je ne me souviens plus. Et là, le match a complètement basculé. Le public poussait derrière eux, et nous, on a pris la marée de plein fouet. Donc on n’a plus existé en seconde mi-temps. »
« J’ai rendu le ballon trop facilement »
L’analyse de l’ouvreur devient encore plus sévère lorsqu’il revient précisément sur les choix effectués par la charnière.
Il ne se réfugie pas derrière de simples imprécisions techniques. Plusieurs ballons auraient, selon lui, dû être davantage exploités plutôt que rendus au pied.
Foursans-Bourdette assume directement sa part de responsabilité :
« Il y a eu des erreurs techniques – ça, ça arrive, il y en a dans tous les matchs – mais aussi des choix de la charnière. Je trouve qu’on n’a pas assez entrepris sur des avantages. Moi, j’ai rendu le ballon trop facilement plusieurs fois, et donc on est revenus à l’avantage, alors que c’étaient des ballons qu’on devait jouer, des ballons gratuits. »
Paris avait pourtant volontairement choisi d’utiliser davantage le jeu au pied pour installer la rencontre dans le camp bordelais. Le problème est venu ensuite, lorsque le Stade Français disposait enfin de munitions intéressantes.
Sur ce point, le numéro 10 fait clairement son mea culpa :
« Donc c’est dommage, parce qu’on avait vraiment choisi la stratégie d’occuper leur camp au pied, plus ce soir que lors des autres matchs. Mais une fois qu’on avait des ballons dans leur camp, on ne les a pas assez exploités. Et ça, c’est en grande partie de ma responsabilité. »
Le Stade Français n’a pas su tenir 80 minutes
Cette autocritique n’empêche pas Foursans-Bourdette de retenir la qualité de la première période parisienne. Avec une équipe remaniée, le Stade Français avait réussi à installer le doute chez son adversaire.
L’ouvreur estime même que Bordeaux était davantage sous pression à la pause :
« Je pense qu’on a eu une bonne défense aussi. On a été solidaires. Alors, ce n’était pas beau à voir, mais c’était efficace. Je pense qu’à la mi-temps, le doute, c’était plus eux qui l’avaient que nous. Mais malheureusement, vers la 45e ou la 50e, ça s’est complètement inversé. Ce sont eux qui ont pris le contrôle du match et qui nous ont complètement dominés. »
Après trois journées, le bilan parisien reste ainsi inférieur aux attentes. Le prochain rendez-vous à Jean-Bouin face à Lyon prend déjà une importance particulière.
Foursans-Bourdette attend désormais une réaction :
« Les trois premières journées, sur le plan comptable et dans leur contenu, n’ont pas été à la hauteur de nos espérances et de nos objectifs. Et en plus, la semaine prochaine, on reçoit une très belle équipe, Lyon, qui fait un très bon début de saison. Donc ce sera à double tranchant : soit on n’arrive pas à se réveiller, soit justement on remet les ingrédients à Jean-Bouin devant notre public, et ça nous remettra dans une bonne dynamique. »


Felicitation à ce jeune joueur qui ne se preserve pas , se remet en question et qui du coup transmet une forme d’excuses à ses partenaires , pour sur avec ses qualités il ne sera jamais arbitre .