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« C’est monstrueux » : Les légendes du rugby sous le charme du phénomène « LBB »

« C’est monstrueux » : Les légendes du rugby sous le charme du phénomène « LBB »

Le lundi 16 mars 2026 à 6:20 par David Demri

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Samedi, le Stade de France a été le témoin d’une performance qui appartient désormais à la légende du rugby tricolore.

Avec son quadruplé contre l’Angleterre, Louis Bielle-Biarrey, 22 ans seulement, a propulsé ses statistiques dans une stratosphère que seul le rugby d’avant-guerre avait pu approcher.

Une série statistique effrayante

Depuis deux ans, « LBB » est devenu un cauchemar pour toutes les défenses du Tournoi. Avec 17 essais en 10 matchs sur les éditions 2025 et 2026, l’ailier bordelais affiche une régularité et une efficacité inédites.

Pour Vincent Clerc, témoin privilégié de cet exploit, le constat est sans appel comme il l’explique dans les colonnes du Parisien :

« Je n’avais jamais vu cet exploit de ma vie dans un stade »

En bouclant cet hiver avec 9 réalisations, il détient désormais seul le record d’essais marqués en une seule édition du Tournoi.

Vers une course aux records mondiaux

Avec un ratio hallucinant de 1,07 essai par match (29 essais en 27 sélections), Bielle-Biarrey semble ne plus avoir de limites. Il a déjà en ligne de mire le record de Damian Penaud (40 essais) et se rapproche dangereusement de la marque mythique de Brian O’Driscoll (26 unités dans le Tournoi).

Cédric Heymans, ancien grand ailier des Bleus, ne tarit pas d’éloges sur ce phénomène qui semble naturel dans sa réussite :

« Vous vous rendez compte de sa moyenne, c’est monstrueux. Vu son âge et ce qu’il sait faire, j’ai envie de lui dire : Vas-y, écrase tout, fonce et mets des stats que personne n’ira jamais chercher après toi. »

L’arme fatale d’un collectif rôdé

Si son talent pur est indéniable, son efficacité découle aussi d’une stratégie de jeu parfaitement huilée. Ses coéquipiers — Ramos, Jalibert, Dupont — savent désormais exactement comment exploiter son coup de rein dévastateur.

Cédric Heymans analyse ainsi cette complicité :

« C’est souvent bien amené, on voit qu’il y a de la réflexion sur la manière de l’utiliser. Si vous regardez bien les deux premiers essais, il y a toujours ces deux ou trois passes pour faire monter l’arrière adverse. Et après s’il est bien lancé, c’est indéfendable. »

Un prodige humble et insouciant

Malgré ce statut d’« arme fatale » selon Fabien Galthié, Louis Bielle-Biarrey cultive une simplicité rare. Loin de l’agitation médiatique, il préfère la discrétion et les plaisirs simples : parties d’échecs, moments avec sa compagne ou parties de coinche avec ses coéquipiers de l’UBB.

Pour Vincent Clerc, ce contraste est la clé de sa fraîcheur :

« Il est plein de simplicité. Il est là depuis plusieurs années (2023), mais on sent qu’il reste encore émerveillé parce qu’il est jeune. Il a ce côté rêveur et insouciant, c’est hyper frais. »

Son coéquipier Théo Attissogbe conclut : 

« Ce qu’il fait, c’est stratosphérique. Pour moi, c’est peut-être le meilleur ailier du monde. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. Michel 16 mars 2026 at 07h- Répondre

    Et comme ils peuvent l’être , en plus !.. On va même surtout plutôt prier pour qu’il ne se blesse jamais , notre brave Louis !.. Sacré phénomène , le ptio gars !.. Waouh !!!!…..

  2. sollies 16 mars 2026 at 10h- Répondre

    Enlevez lui sa pointe de vitesse que reste t il?

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    • is 16 mars 2026 at 10h- Répondre

      Il lui reste ce que tu n’as jamais eu … à part la jalousie ! LBB c’est l’art d’être toujours à l’affut toujours bien placé, d’avoir le sens de l’anticipation que d’autres n’ont pas, de savoir se faire oublier pour mieux surprendre et lorsque ces conditions sont réunies, sa pointe de vitesse exceptionnelle fait le reste : voilà !

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