« Il va falloir se poser les bonnes questions » : L’inquiétude de Thomas Ramos
« Il va falloir se poser les bonnes questions » : L’inquiétude de Thomas Ramos
Le lundi 16 mars 2026 à 6:14 par David Demri
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Le XV de France vient de réaliser un exploit en remportant un deuxième Tournoi des Six Nations consécutif, une performance inédite depuis 2006-2007.
Pourtant, après la victoire arrachée (48-46) face à l’Angleterre, le constat est nuancé. Si l’attaque tricolore a brillé, la porosité défensive des deux dernières rencontres inquiète à l’approche du Championnat des nations cet été.
L’euphorie offensive face aux failles défensives
Avec trente essais inscrits sur l’ensemble du Tournoi, les Bleus ont confirmé leur talent offensif.
Cependant, le héros du match, Louis Bielle-Biarrey, reste lucide sur la fragilité affichée par l’équipe :
« Là, ça nous a réussi, mais si on perd le match, c’est pareil »
Le bilan comptable des deux derniers matchs est en effet alarmant : 96 points encaissés en deux rencontres, totalisant 130 points et 19 essais sur l’ensemble du Tournoi, soit le plus perméable de l’ère Galthié.
La nécessité d’une remise en question
Face à ce constat, les cadres et le staff appellent à une analyse profonde.
Thomas Ramos, auteur de la pénalité décisive, tire la sonnette d’alarme :
« Dans un avenir proche, il va falloir se poser les bonnes questions, savoir pourquoi on a prend presque 100 points en deux matchs, met en garde Thomas Ramos, buteur des Bleus et auteur de la pénalité dans le gagne dans le temps additionnel. Il faut voir sur quoi on a failli dans ce secteur alors qu’on avait affiché un super état d’esprit et de super bonnes stats sur les trois premiers matchs. Si on veut continuer à gagner des matchs et à s’inscrire dans le rugby international, c’est une question à se poser. »
De son côté, le sélectionneur Fabien Galthié reconnaît brièvement le besoin de progression :
« Ca fait partie des points à améliorer »
Les chantiers du staff pour l’avenir
Les causes identifiées sont multiples et préoccupantes :
Une indiscipline coûteuse :
Comme l’explique Louis Bielle-Biarrey à propos de la première période contre l’Angleterre : « A chaque fois qu’ils avaient la balle dans notre camp, c’était pénalité, faute, essai. Ou pénalité, touche, essai ».
Un déficit physique :
La domination du pack anglais sur les ballons portés et l’absence d’un troisième ligne centre de référence ont pesé lourdement.
Une mêlée en transition :
Le retrait contraint d’Uini Atonio met en lumière une pénurie de profils spécialisés au poste de pilier droit.
Une faible capacité de contestation :
Avec seulement huit ballons grattés sur tout le Tournoi, les Bleus affichent la pire statistique du plateau dans ce secteur.
Le staff devra rapidement trouver des solutions, alors que le prochain défi approche : un déplacement périlleux en Nouvelle-Zélande le 4 juillet pour le lancement du championnat des nations, avec un effectif qui sera sans doute largement remanié suite aux phases finales du Top 14.
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