Cette demi-finale a révélé la seule faille du Stade Français
Cette demi-finale a révélé la seule faille du Stade Français
Le dimanche 21 juin 2026 à 19:48 par David Demri
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Une semaine plus tôt, le Stade Français faisait lourdement tomber La Rochelle au terme d’un match à sens unique et s’offrait une place dans le dernier carré du Top 14. À Marseille, les Parisiens espéraient poursuivre leur renaissance.
Mais face à Montpellier, tout s’est enrayé.
Battus 25 à 15 par des Héraultais supérieurs dans presque tous les secteurs, les Soldats Roses ont quitté le Vélodrome avec beaucoup de regrets, mais aussi avec la conviction que leur retour parmi les meilleures équipes du championnat n’est pas un hasard.
Montpellier a imposé son rugby
Le constat est simple : le Stade Français n’a jamais réussi à jouer le match qu’il avait préparé.
L’objectif était pourtant clair : déplacer le massif paquet d’avants montpelliérain, accélérer le rythme et obliger les gros gabarits du MHR à multiplier les courses.
Rien ne s’est passé comme prévu.
Perry Freshwater l’a lui-même reconnu après la rencontre.
« Nous sommes un peu tombés dans leur style de jeu alors que nous voulions déplacer le ballon, jouer vite et imposer notre rythme. »
Résultat : Montpellier a imposé son bras de fer physique pendant près de 80 minutes.
Le secteur fort parisien a craqué
La grande surprise de cette demi-finale reste la domination montpelliéraine en mêlée.
Depuis le début de saison, le pack parisien faisait partie des références du championnat dans ce secteur.
Mais l’absence de Giorgi Melikidze a lourdement pesé.
Paul Alo-Emile a dû prolonger son temps de jeu, tandis que Moses Alo-Emile a été déplacé à droite malgré ses habitudes à gauche.
Face à eux, Baptiste Erdocio, Mohamed Haouas, Wilfrid Hounkpatin et Enzo Forletta ont pris l’ascendant.
Les cinq pénalités concédées en mêlée résument à elles seules la soirée parisienne.
Les stars offensives ont été privées de ballons
Lorsque la conquête souffre, tout le reste devient plus compliqué.
Noah Nene, Peniasi Dakuwaqa ou encore Léo Barré n’ont jamais pu bénéficier des conditions nécessaires pour exprimer leur talent.
Ces joueurs capables de faire basculer un match sur une accélération ou un exploit individuel ont passé une grande partie de la rencontre à attendre des ballons qui ne sont jamais venus.
La stratégie montpelliéraine a parfaitement fonctionné.
Une élimination mais une renaissance confirmée
Cette défaite ne doit cependant pas faire oublier le parcours réalisé par le Stade Français.
Troisième de la saison régulière puis demi-finaliste du Top 14, le club parisien a largement dépassé les attentes qui existaient il y a encore quelques mois.
« La saison est malgré tout réussie », a rappelé Perry Freshwater.
Paris prépare déjà la suite
Le Stade Français compte désormais capitaliser sur cette progression.
Le départ de Baptiste Pesenti sera compensé par un effectif globalement stable devant.
Derrière, plusieurs renforts doivent permettre de franchir un nouveau cap.
L’ouvreur Ihaia West apportera son expérience à l’animation offensive tandis qu’Alivereti Duguivalu viendra renforcer le centre du terrain.
L’élimination contre Montpellier fait mal aujourd’hui.
Mais après avoir retrouvé les sommets du Top 14, le Stade Français semble désormais armé pour s’y installer durablement.
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