Cette nouvelle règle va tout changer en Top 14 : « Nous avons notre point de vue mais c’est discuter pour rien ! »
Cette nouvelle règle va tout changer en Top 14 : « Nous avons notre point de vue mais c’est discuter pour rien ! »
Le vendredi 14 août 2026 à 14:41 par David Demri
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Le retour à huit remplacements autorisés ne modifiera pas seulement les feuilles de match.
Pour Laurent Travers, cette évolution aura des conséquences directes sur la gestion des effectifs, le retour des blessés et même le profil des joueurs recherchés par les clubs.
« Les joueurs doivent être prêts à tenir plus longtemps »
Avec cette nouvelle réglementation, les entraîneurs devront revoir leurs habitudes.
Jusqu’ici, la possibilité de réintégrer un joueur sorti temporairement en cas de blessure permettait d’effectuer des changements relativement tôt sans trop de risques.
Dans les colonnes de Midi Olympique, Laurent Travers explique pourquoi cette gestion va évoluer.
« Il faudra manager différemment les hommes, d’abord sur le plan physique. Avant, quand un joueur n’avait que quarante ou cinquante minutes dans les jambes, on pouvait le faire sortir et, s’il y avait un blessé, le faire revenir. On avait tendance à faire un coaching plus précoce car il n’y avait pas le risque de finir le match à quatorze. Les joueurs doivent désormais être prêts à tenir plus longtemps qu’à l’époque des douze changements. »
Des retours de blessure plus délicats
Le directeur du rugby bayonnais estime également que cette nouvelle règle pourrait modifier la manière de réintégrer les joueurs revenant de blessure.
Selon lui, certains retours pourraient même être retardés.
« Je pense aux joueurs qui reviennent juste de blessure. Avant, on pouvait les gérer en imaginant qu’ils ne feraient que quarante minutes pour leur reprise. On va désormais peut-être attendre une semaine de plus avant de les faire revenir car ils pourraient être en difficulté s’ils doivent faire quatre-vingts minutes. »
Pour autant, Laurent Travers refuse d’alimenter le débat sur le bien-fondé de cette décision.
Le dirigeant bayonnais préfère désormais s’adapter.
« Mais je ne suis pas dans l’idée du « c’était mieux avant ». Des gens qui sont là pour décider, d’autres pour appliquer. Nous avons notre point de vue mais c’est discuter pour rien. Je m’en tiens au fait que le test n’a pas été probant dans son intention première. »
Vers davantage de joueurs polyvalents ?
Au-delà de la gestion des effectifs, Laurent Travers imagine déjà une autre conséquence de cette évolution réglementaire.
Selon lui, les joueurs capables d’occuper plusieurs postes pourraient devenir encore plus précieux.
Il explique pourquoi la polyvalence pourrait prendre une nouvelle dimension.
« Ceci dit, une autre question entre en jeu… Cette règle des douze changements avait allongé le temps global des matchs car à chaque fois, on arrêtait le chronomètre. Cela ne me posait pas de problème en tant que coach, je ne m’en étais pas rendu compte. Mais on nous l’a fait remarquer. Le changement peut aussi avoir de l’influence sur les profils de joueurs et aller vers plus de polyvalence, notamment ceux qui peuvent passer du pack à la ligne de trois-quarts. Ils seront sans doute plus sollicités. »
Le retour aux huit remplacements pourrait ainsi modifier bien plus que les stratégies de coaching. Pour Laurent Travers, il pourrait aussi influencer, à moyen terme, la manière dont les clubs construisent leurs effectifs.
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