Christophe Urios : « J’étais sous le choc, vexé, j’ai perdu confiance, je voulais rester seul »

Christophe Urios : « J’étais sous le choc, vexé, j’ai perdu confiance, je voulais rester seul »

25 janvier 2023 - 10:53

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Le technicien Christophe Urios s’est récemment engagé en faveur de Clermont et succède ainsi à Jono Gibbes.

Interrogé via les Grandes Gueules de RMC Sport, l’ancien manager de l’Union Bordeaux-Bègles a accepté d’évoquer son licenciement du club Girondin en cours de saison.

C’est bien simple : en 21 ans de carrière, Christophe Urios n’avait jamais connu de licenciement.

Il affirme avoir vécu ce licenciement comme un échec. Extrait:

« Il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu. Quand tu n’arrives pas au bout d’une mission qu’on te confie, il y a une part de responsabilité. Je l’ai vécu comme un échec. Mais l’échec permet de rebondir et d’avancer. Ce n’est pas un échec dans le sens négatif du terme. Il a fallu faire le bilan et se remettre en cause.

J’étais sous le choc, vexé, je trouvais ça injuste. J’ai perdu confiance, je voulais rester seul. C’est un peu le danger. Je ne regardais plus de sport, je ne lisais plus la presse, je voulais passer à autre chose. Puis il y a la reprise. Tu veux repartir au combat si tu as la chance d’avoir des opportunités. Tu commences de nouveau à t’intéresser au rugby, tu retrouves de la fierté et de l’envie.

Au mois de novembre ou de décembre, j’ai eu des opportunités en Top 14 et en Pro D2 mais je ne me sentais pas capable de repartir si tôt. Je voulais vraiment couper et m’occuper d’autres choses. 

Contrairement à d’autres sports, notamment le foot, le rugby était un peu protégé. Il y avait des entraîneurs qui se faisaient débarquer mais ce n’était pas monnaie courante. Maintenant, on s’aperçoit que ça va vite. Si on n’est pas dans les résultats et les résultats attendus, on peut se faire débarquer. C’est une évolution de notre métier qu’il faut prendre en compte.

Je fais parfois des conférences avec de jeunes éducateurs et j’insiste beaucoup sur ce paramètre parce que tu t’engages dans un métier qui est certes passionnant, mais tu n’as pas toutes les cartes en main. Il faut souvent s’adapter. Parfois, ça arrive au clash et ce n’est plus possible de continuer parce que tu n’arrives plus à garder le lien et l’énergie à travers ton staff, tes joueurs et le club. »

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  2. dede89 25 janvier 2023 at 13h- Répondre

    Christophe fais attention aux conférences, aux associations avec d’anciens rugbymen , à ta passion vinicole, le PNF te guette !!!!!
    Tu n’es pas bien vu, l’Equipe et d’autres ne t’aiment pas trop , donc comme dit la chanson: il suffirait d’un signe, un matin……

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  3. Sylvestre Twester 26 janvier 2023 at 09h- Répondre

    Irréaliste cette ITW, je voulais me retirer, je me sentais déçu, on me proposait un poste en ProD2, non c’était trop tôt (en décembre) et puis voilà on me propose l’ASM, oui je suis disponible tout de suite, j’ai besoin de sous pour m’occuper de vigne, faire le VRP et passer du temps dans l’émission les G, G, sur RMC. Oh, merci Clermont….

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