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Clermont revient de loin : la revanche de Christophe Urios est spectaculaire

Clermont revient de loin : la revanche de Christophe Urios est spectaculaire

Le vendredi 29 mai 2026 à 23:35 par David Demri

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L’ASM n’a pas encore validé son billet pour les phases finales du Top 14. Pourtant, à l’approche des deux dernières journées, une chose semble déjà acquise : Clermont a retrouvé une place importante dans le paysage du rugby français.

Car au-delà du classement, le club auvergnat est redevenu une équipe que ses adversaires respectent et redoutent. Il y a encore deux ou trois ans, cela paraissait loin d’être évident.

Un chantier bien plus compliqué que prévu

Lorsque Christophe Urios a pris les commandes de l’ASM, il a rapidement compris l’ampleur de la mission qui l’attendait.

Le club sortait de plusieurs saisons compliquées, très loin des standards qui avaient fait sa réputation pendant plus d’une décennie.

L’entraîneur a souvent reconnu que la reconstruction serait longue. Plus longue même qu’il ne l’avait imaginé à son arrivée.

Entre les attentes des supporters, le poids du passé et les résultats irréguliers, les débuts du technicien auvergnat ont parfois été mouvementés.

Il avait alors balancé :

« Si j’avais su l’ampleur réelle de la tâche, je ne sais pas si je m’en serais engagé… »

Une reconstruction menée malgré les critiques

Comme souvent dans un club aussi populaire que Clermont, les critiques n’ont pas tardé à arriver lorsque les résultats n’étaient pas à la hauteur.

L’ASM alternait les bonnes performances et les déceptions, sans parvenir à retrouver une véritable régularité.

Christophe Urios a pourtant continué à avancer dans la même direction, soutenu par ses dirigeants malgré les périodes plus compliquées.

Le manager auvergnat a toujours défendu l’idée qu’il fallait reconstruire sur des bases solides avant d’espérer retrouver les sommets.

Clermont a retrouvé son identité

Aujourd’hui, même si tout n’est pas encore parfait, le changement est visible.

L’ASM est de nouveau capable de rivaliser avec les meilleures équipes du championnat. Surtout, elle aborde la fin de saison avec un objectif clair : se qualifier pour les phases finales.

Pour la deuxième année consécutive, les Auvergnats sont pleinement impliqués dans la lutte pour le Top 6.

Une situation qui tranche avec les années de doute traversées récemment.

Michelin retrouve les ambiances des grands soirs

L’autre signe du renouveau clermontois se trouve dans les tribunes.

À l’approche du rendez-vous décisif face au Racing 92, le stade Marcel-Michelin s’apprête à retrouver une ambiance digne de ses plus belles années.

Les supporters ont retrouvé l’espoir, l’enthousiasme et surtout la fierté de soutenir une équipe compétitive.

Quelle que soit l’issue de cette fin de saison, Christophe Urios a déjà réussi une partie importante de sa mission : redonner à Clermont une place parmi les équipes qui comptent en Top 14.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

4 Commentaires

  1. Flexion 30 mai 2026 at 09h- Répondre

    Pas de star dans le groupe. Pas ou peu d’internationaux.

    Un travail sur le collectif. En fait, un vrai boulot d’entraîneur !!

    Alors que Mignoni ressemble plus à un DRH qui gère, comme il peut, la disponibilité des ressources internationales qu’il a dans son groupe.

  2. didou 30 mai 2026 at 09h- Répondre

    Urios est un entraineur clivant , mais il faut reconnaitre au personnage sa capacité à avoir redonné du « caractère » à Clermont! Il manie la crainte , la provocation, les compétences, sans compromis! et si c’était une des voies inspirantes pour Toulon???

  3. Le p'tit canelé 30 mai 2026 at 10h- Répondre

    Urios, c’est un entraineur qui a réussi partout où il est passé : d’Oyo en ProD2 jusqu’à les emmener aux phases finales de Top14, d’un Brennus au CO comme joueur jusqu’à celui d’entraineur, à l’UBB qu’il a été le premier à qualifier en phases finales et qui a posé les bases qui ont permis à Bru de réussir dès sa première saison…

    Il est en train de redonner de l’allant à une ASM qui ne se qualifiait plus dans les six depuis un moment, en héritant d’un groupe pas folichon… Son seul défaut est qu’il use ses joueurs mentalement et qu’au bout de quelques saisons, certains ne peuvent plus le voir en peinture… quand il partira de l’ASM, son successeur pourra le remercier du travail accompli.

  4. Pasqualini 30 mai 2026 at 14h- Répondre

    Urios est un gros malin : petit début de saison pour s’échauffer, on en fait le minimum en CE et jusqu’en novembre comme ça on n’a pas de sélectionné en EdF puis on accélère et on profite des effectifs diminués ou fatigués des adversaires. Il a du apprendre ça à Castres, BRAVO.