Contaminé par un virus extrêmement rare, un joueur du Top 14 perd 10 kg en 10 jours !
Contaminé par un virus extrêmement rare, un joueur du Top 14 perd 10 kg en 10 jours !
Le mardi 24 mars 2026 à 15:34 par David Demri
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C’est une absence qui commençait à intriguer les supporters de l’Aviron Bayonnais. Disparu des radars depuis la fin du mois de janvier, Baptiste Heguy a traversé une épreuve de santé d’une rare violence.
Victime d’un virus aux conséquences neurologiques graves, le troisième ligne de 27 ans raconte aujourd’hui son combat contre une maladie qui ne touche que treize personnes par an en France.
Sud-Ouest révèle des informations stupéfiantes sur le virus qui a touché le joueur bayonnais.
Un diagnostic difficile et une chute brutale
Tout a commencé après un match contre Toulouse le 31 janvier. Alors qu’il partait en vacances, le joueur a été pris de vertiges, de tremblements et d’une fatigue extrême. Ce qui ressemblait d’abord à un simple virus s’est transformé en un véritable cauchemar : le syndrome opsoclonus-myoclonus. Cette maladie auto-immune rare a poussé son corps à attaquer son propre système nerveux.
« J’aurais chopé ça à la suite d’une contamination virale, pensent les médecins. Mon corps a surdéfendu le virus et s’est attaqué à mon système nerveux. C’est hyper rare ! », explique-t-il.
En seulement dix jours, l’athlète a perdu dix kilos, incapable de lire un message ou de marcher sans tanguer. Hospitalisé en urgence le 13 février, il a dû subir une batterie de tests impressionnants pour écarter les diagnostics les plus graves, comme le cancer.
Un long chemin vers la reconstruction
Après des semaines passées en fauteuil roulant à la clinique de Cambo, Baptiste Heguy commence enfin à voir le bout du tunnel.
Grâce à un mental d’acier et une rééducation intensive, il a retrouvé l’usage de ses jambes et son poids de forme. « Les médecins sentaient que le moteur fonctionnait mais la direction et l’équilibre ne répondaient pas », se souvient-il.
Le Basque doit encore suivre une dernière cure d’anticorps à l’hôpital de Bayonne ce mardi 24 mars pour finaliser son traitement.
Malgré la difficulté de l’épreuve, il garde le sourire et relativise en côtoyant d’autres patients en centre de rééducation :
« Il y a des mecs qui ont frôlé la mort et ne retrouveront jamais 100 % de leurs capacités. Limite, je leur donne envie quand ils me voient bosser et progresser. »
Quel avenir sur les terrains de rugby ?
Si son retour au Campus de l’Aviron est prévu pour la semaine prochaine, la question de sa fin de saison reste en suspens.
Même si les médecins sont prudents, le joueur n’exclut rien :
« On me l’a dit [que la saison était finie], oui, mais vu comment j’ai récupéré, j’ai encore un petit espoir. »
Toutefois, la priorité reste sa santé.
Après avoir craint pour son avenir et vécu des nuits d’angoisse, il aborde la suite avec une nouvelle sagesse :
« C’est d’abord le corps, d’abord la santé. Le rugby, ça reste secondaire. »
En attendant de pouvoir rejouer, il suivra le choc contre La Rochelle depuis son salon, avec la satisfaction d’avoir déjà gagné son plus grand match : celui contre la maladie.
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