Crabos la saison dernière, il s’offre le scalp du RCT au Stade Mayol à seulement 18 ans
Crabos la saison dernière, il s’offre le scalp du RCT au Stade Mayol à seulement 18 ans
Le dimanche 13 septembre 2026 à 19:56 par David Demri
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Il évoluait encore en Crabos la saison dernière. Quelques mois plus tard, Valentin Bouju a disputé les 80 minutes de son premier match de Top 14 et participé à la victoire de La Rochelle contre le Rugby Club Toulonnais (20-21). À seulement 18 ans, le demi de mêlée a impressionné jusqu’à Pierre Mignoni.
Le défi pouvait difficilement être plus relevé. Pour ses débuts professionnels, Bouju devait affronter le RCT dans la bouillante enceinte de Mayol avec Baptiste Serin face à lui. En l’absence d’un autre numéro 9 sur le banc rochelais, il savait également qu’il devrait tenir le plus longtemps possible.
Une première rêvée à Mayol
Formé à La Rochelle depuis l’âge de sept ans, l’international français U18 n’a découvert qu’à l’entraînement qu’il serait titularisé. Loin d’être paralysé par la pression, il s’est surtout montré impatient de vivre cette première.
Valentin Bouju raconte l’excitation ressentie avant la rencontre :
« Quand on joue sa première en Top 14, on a envie de la gagner, que ça reste un bon souvenir. Jouer à Mayol, un stade mythique, c’était vraiment rêvé. Quand j’ai appris que j’allais être titulaire ce soir, j’étais vraiment excité. Et quand j’ai compris, en voyant qu’il n’y avait pas d’autre neuf sur le banc, que j’allais devoir jouer 80 minutes, ou en tout cas tenir le plus longtemps possible, je me disais que ça allait faire long. »
Le jeune demi de mêlée a commis quelques imprécisions. Un dégagement qui n’a pas trouvé la touche a notamment précédé le deuxième essai toulonnais. Il n’a pourtant jamais sombré et a systématiquement réussi à rebondir après ses erreurs.
Des crampes pendant près de 25 minutes
À partir de la 55e minute, Bouju a commencé à souffrir de crampes. Les soigneurs ont dû intervenir à plusieurs reprises pour lui étirer les jambes, mais le Rochelais a refusé d’abandonner ses partenaires.
Malgré la douleur, il a continué à diriger le jeu maritime et s’est même offert un franchissement ballon en main. Son remède utilisé pendant la rencontre l’a ensuite beaucoup amusé.
Le jeune joueur a notamment remercié une boisson assez particulière :
« Je crois que le jus de cornichon m’a fait du bien. »
Rémi Talès impressionné par sa force mentale
Cette titularisation récompensait une préparation estivale intégralement réalisée avec les professionnels. Bouju avait participé aux rencontres amicales face à l’UBB et au Munster, donnant suffisamment de garanties pour devancer Christophe Loustalot et Nolhann Couillaud.
Les blessures de Nolann Le Garrec et Thomas Berjon lui ont ouvert la porte. Il l’a franchie avec une impressionnante sérénité.
Rémi Talès a d’abord résumé sa prestation en quelques mots :
« Franchement… Chapeau ! »
L’entraîneur des trois-quarts rochelais a surtout apprécié sa capacité à ne jamais perdre ses moyens malgré ses erreurs, les crampes et la pression de Mayol.
Rémi Talès a insisté sur la solidité mentale de son jeune demi de mêlée :
« C’est surtout mentalement qu’il a été très fort. Il a fait des fautes, ce qui est normal, il a pris la pression mais il est resté froid dans sa tête. Après chaque erreur, il sortait une action positive. Maintenant, il va falloir qu’il récupère parce qu’entre l’adrénaline, la pression du premier match et le match qu’il a fait, il est très fatigué. »
« Il gagne ici, il s’en souviendra »
Encore en Crabos quelques mois auparavant, Bouju a donc quitté Mayol avec quatre points, son premier maillot professionnel et des souvenirs inoubliables. Ses parents avaient également effectué le déplacement pour assister à cette soirée très particulière.
Derrière son apparente tranquillité, le Rochelais a reconnu vivre un immense bonheur :
« J’ai l’air un peu froid comme ça mais, intérieurement, je suis très content et très fier. Ce n’est vraiment que du bonheur. »
Même Pierre Mignoni, ancien demi de mêlée international, a tenu à saluer sa résistance et sa prestation après la rencontre.
Le manager toulonnais pensait pourtant voir le jeune Rochelais finir par céder :
« Je pensais qu’il allait craquer parce qu’il avait des crampes mais il a tenu son rang jusqu’au bout. C’est sa première en Top 14, il gagne ici, je pense qu’il s’en souviendra. »


Formidable !
Faut le dire, on avait Serin la lenteur, à se demander s’il a vraiment fait la préparation (Serin n’est que l’image de lui même depuis 6 mois) face à un minot mort de faim qui a mis de la vitesse à chaque sortie de ruck. Le petit jeune nous a donné une leçon, peut-être un phénomène en devenir, on lui souhaite.
Il a montré le métier de 9 a serin et white (a peu près 100 sélections a eux deux) du haut de ses 18 ans…..
Nous on verra pas calleya de l’année cherchez la différence
Calleya n’a pas été bon en espoir ce week-end.
Ben voilà la différence ils mettent des jeunes pour gagner pas pour aller au casse pipé contrairement à nous en plus quand tu vois le 9 des espoirs du rct désolé mais il est nul lent, aucune vista dans le jeu une purge et tu veux faire quoi avec ces mecs qui son passable ? Notre formation est pas si génial que ça certe on sort des jeunes mais ils ne sont pas impact players il faut le dire quand tu vois ce minot de La Rochelle ben il su saisir sa change