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Découvrez pourquoi le Leinster n’avait absolument aucune chance de s’imposer contre l’UBB

Découvrez pourquoi le Leinster n’avait absolument aucune chance de s’imposer contre l’UBB

Le samedi 23 mai 2026 à 23:56 par David Demri

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Il avait le brassard, les clés du jeu bordelais… et il a livré une finale monumentale. Sacré homme du match après la démonstration de l’Union Bordeaux-Bègles face au Leinster en finale de Champions Cup (41-19), Maxime Lucu a incarné à lui seul la maîtrise totale de l’UBB à Bilbao.

Dans les couloirs de San Mamés, le demi de mêlée bordelais savourait un deuxième titre européen consécutif qui semble avoir une saveur encore plus forte que le premier. Parce que cette saison, l’UBB a longtemps avancé dans la douleur avant de finir par écraser l’Europe.

“Ce titre est encore plus beau”

Au moment de comparer ce nouveau sacre avec celui remporté à Cardiff un an plus tôt, Maxime Lucu n’a pas hésité longtemps.

Le capitaine bordelais rappelle à quel point le parcours européen de l’UBB a été éprouvant dès les premiers matchs.

« On a souvent dit, dès le début de la campagne, qu’on avait un calendrier difficile avec notamment ce premier déplacement à Pretoria, qui allait tout lancer, et on a su s’imposer là-bas », raconte-t-il dans Midi Olympique.

Le demi de mêlée insiste surtout sur les galères traversées par Bordeaux cette saison.

Selon lui, ce titre possède une valeur émotionnelle encore plus forte à cause des blessures et des moments de doute vécus par le groupe.

« Cette saison, on a subi beaucoup de blessures et on a vécu des moments où nous étions au pied du mur. Mais on a toujours su relever la tête pour aller chercher des choses qu’on n’avait pas su faire auparavant et donc je pense que le titre européen de cette année est encore plus beau. »

Et pour l’ancien joueur de Bayonne, ce sacre remporté au Pays basque possède une saveur encore plus particulière.

Maxime Lucu reconnaît que gagner cette finale à Bilbao a renforcé l’émotion ressentie après le coup de sifflet final.

« Surtout pour moi, car je suis allé le chercher au Pays basque. Oui, il est vraiment exceptionnel. »

Le plan anti-Leinster parfaitement exécuté

Ce qui impressionne dans cette finale, c’est surtout la facilité avec laquelle Bordeaux-Bègles a trouvé des espaces face à une équipe du Leinster réputée presque injouable défensivement.

Mais selon Maxime Lucu, rien n’a été improvisé.

Le demi de mêlée révèle que l’UBB s’attendait à subir une énorme pression irlandaise dès l’entame.

« On savait que le Leinster allait nous mettre beaucoup de pression sur les vingt ou trente premières minutes », explique-t-il.

L’UBB avait alors choisi une approche beaucoup plus patiente qu’à son habitude.

Bordeaux avait volontairement décidé de ne pas se précipiter vers les extérieurs pour éviter de tomber dans le piège défensif du Leinster.

« Il fallait se montrer plus besogneux durant la première mi-temps en tout cas. »

Avant de dévoiler la stratégie qui a totalement désorganisé les Irlandais.

L’objectif était d’attaquer l’intérieur de la défense pour casser la fameuse “rush défense” du Leinster.

« Le Leinster faisait une rush défense, pour la contrer, il fallait attaquer les épaules intérieures et les épaules faibles. »

Petit à petit, Bordeaux-Bègles a alors pris le contrôle total de la rencontre.

Maxime Lucu estime que l’UBB a progressivement fait basculer le Leinster dans le doute.

« Nous n’avons défendu qu’une fois ou deux dans nos 22 en première mi-temps, on a trouvé de la confiance, on a pris le score et on les a troublés dans leurs émotions. »

“On voulait mettre du chaos”

L’homme du match révèle également que le staff bordelais avait préparé un plan très agressif pour empêcher les Irlandais d’installer leurs longues séquences de possession.

Le but de l’UBB était de créer immédiatement du désordre afin d’exploiter la vitesse de ses finisseurs.

« On voulait mettre du chaos sur les trois ou quatre premiers temps de jeu pour marquer rapidement. On voulait qu’il se passe quelque chose après ces trois ou quatre premiers temps de jeu, en attaque comme en défense. »

Cette stratégie était parfaitement adaptée aux qualités de Damian Penaud et Louis Bielle-Biarrey.

Les Bordelais avaient ciblé les zones de rucks pour récupérer rapidement des ballons de transition.

« On a aussi beaucoup travaillé les zones de rucks et de contact pour mettre la pression à deux afin de récupérer des turnovers et donner des ballons à Damian ou à Louis pour qu’ils mettent beaucoup de vitesse sur ce genre de ballons. »

Puis Maxime Lucu a lâché une phrase qui résume parfaitement la domination bordelaise.

Le capitaine de l’UBB estime que son équipe a totalement étouffé le Leinster dans les zones de combat.

« On les a asphyxiés là-dessus. »

Son essai a fait basculer la finale

Mené après le début de match agressif du Leinster, Bordeaux-Bègles a totalement changé de dimension après l’essai inscrit par Maxime Lucu à la 14e minute.

Le demi de mêlée explique avoir senti une faille dans le cœur de la défense irlandaise après plusieurs séquences identiques.

« J’avais vu qu’ils avaient peur de notre jeu dans le même sens, vers nos extérieurs, donc je les voyais circuler vers le large. »

Puis tout s’est ouvert en une fraction de seconde.

Maxime Lucu raconte avoir immédiatement compris qu’il devait plonger dès qu’il a vu un espace se créer devant lui.

« Tout d’un coup, j’ai vu le talonneur, je crois, qui a décidé de circuler et qui m’a laissé l’espace. Je me suis dit que je n’avais plus qu’à plonger. »

Cet essai a complètement relancé Bordeaux-Bègles dans sa finale.

Le capitaine girondin reconnaît que le premier essai du Leinster avait secoué l’UBB avant cette réaction immédiate.

« C’est ainsi qu’on a recollé au score après le premier essai du Leinster, qui nous avait fait un peu mal à la tête. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

2 Commentaires

  1. Farondan 24 mai 2026 at 11h- Répondre

    Ce titre est désolant !
    Après un match, les avis éclairés pullules….
    Ça me rappelle l’attitude du turfiste qui vous explique pourquoi il faut jouer tél cheval. Après la course perdue, il explique pourquoi il n’a pas gagné, en étant convainquant !

  2. D'affieux Paul 24 mai 2026 at 12h- Répondre

    Extrêmement surpris par le niveau très faible de cette équipe, une fin de cycle assurément,
    Des regrets pour le RCT en demi

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