Dépité par le départ de Léon Darricarrère vers le RCT, Frédéric Charrier dévoile les difficultés rencontrées par Clermont
Dépité par le départ de Léon Darricarrère vers le RCT, Frédéric Charrier dévoile les difficultés rencontrées par Clermont
Le mercredi 28 octobre 2026 à 8:47 par David Demri
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Sur le départ de Clermont en juin 2027, Frédéric Charrier a livré un constat particulièrement révélateur sur les difficultés rencontrées par l’ASM au cours des dernières saisons.
L’entraîneur de l’attaque auvergnate explique notamment que les contraintes financières, les obligations liées aux Jiff et les contrats déjà en cours ont considérablement limité les possibilités de recrutement du club. Il regrette également le départ de certains jeunes joueurs prometteurs, dont Léon Darricarrère.
Arrivé à Clermont aux côtés de Christophe Urios et Julien Laïrle, Frédéric Charrier a participé à un projet de reconstruction particulièrement exigeant. Après les années fastes du club auvergnat, l’ASM a dû composer avec une situation économique compliquée et un effectif qui ne permettait pas toujours de répondre aux ambitions affichées.
« On ne pouvait pas recruter comme on le souhaitait »
Interrogé par Midi Olympique sur les principaux obstacles rencontrés dans son travail d’entraîneur des trois-quarts, Frédéric Charrier a directement évoqué les difficultés liées à la constitution de l’effectif.
Le technicien explique que plusieurs contraintes ont empêché le staff de recruter librement les profils recherchés :
« Sur le recrutement, on était limité, par les contraintes des Jiff, la masse salariale, des joueurs sous contrat… On ne pouvait pas recruter comme on le souhaitait, ce qui nous a amenés à aller chercher des joueurs en Pro D2, ce qui n’est pas une critique. Mais quand je suis arrivé à Bordeaux-Bègles, il y avait Semi Radradra au centre, Rémi Lamerat, UJ Seuteni, le jeune Matthieu Jalibert, Santiago Cordero, Maxime Lucu…
Après, forcément, ce ne sont pas les mêmes attentes. Encore une fois, c’est un club qui se reconstruit, qui, petit à petit, aura des moyens de plus en plus importants. Aujourd’hui, on a des jeunes joueurs à fort potentiel qu’il faut arriver à faire grandir. Donc c’est un autre challenge. Par exemple, c’est dommage que des garçons comme Léon Darricarrère partent parce que ce sont des joueurs sur lesquels on veut construire, qui ont du potentiel et qui sont en train de se développer. Mais cela fait partie du jeu de la concurrence en Top 14. »
Une déclaration qui met en évidence les différences de moyens et de profils disponibles entre les clubs dans lesquels Frédéric Charrier a travaillé.
À Bordeaux-Bègles, il avait notamment pu s’appuyer sur plusieurs joueurs internationaux de premier plan. À Clermont, le contexte l’a contraint à participer à la construction progressive d’un groupe plus jeune.
Le départ de Léon Darricarrère laisse des regrets
Parmi les difficultés évoquées, Frédéric Charrier insiste sur le départ de Léon Darricarrère.
Le jeune trois-quarts centre représente précisément le type de joueur sur lequel Clermont souhaite bâtir son avenir.
Son départ constitue donc une déception pour un staff qui cherche à développer ses jeunes talents tout en renforçant progressivement l’effectif.
Cette situation illustre les difficultés de l’ASM à conserver certains éléments prometteurs dans un championnat où la concurrence entre les clubs reste particulièrement importante.
Une reconstruction freinée par le contexte économique
Pour Frédéric Charrier, les difficultés rencontrées par Clermont ne peuvent pas être dissociées de la transformation profonde du club au cours des dernières années.
L’ASM a progressivement perdu plusieurs joueurs majeurs de sa période dorée, sans toujours disposer des moyens nécessaires pour les remplacer par des profils équivalents.
L’entraîneur de l’attaque rappelle que le staff a dû travailler dans des conditions économiques particulièrement contraignantes :
« Le projet n’a pas été simple, cela fait quatre ans qu’on est sur le devant de la scène avec le staff, vous connaissez le contexte à Clermont. Il y a eu une période dorée de l’ASM de 2010 jusqu’aux années 2020, où le club faisait partie des références du Top 14. Et cette génération-là, petit à petit, est partie. Et aujourd’hui, il faut reconstruire un nouveau groupe. Sachant que nous, quand on est arrivés, il y avait un contexte économique très difficile.
Donc, on ne pouvait pas faire ce qu’on voulait. Maintenant, c’est sûr que Joe (El Abd) va arriver avec une autre énergie. Les personnes qui vont rentrer dans le staff vont amener un nouvel élan. C’est bien pour le groupe qui se met en place, qui se construit petit à petit. C’est long, ce n’est pas facile. Je sais que l’attente est forte, mais cela prend du temps »
Avec l’arrivée annoncée de Joe El Abd et le renouvellement du staff, Clermont entend poursuivre cette reconstruction.
Mais les propos de Frédéric Charrier montrent à quel point les contraintes économiques et les difficultés de recrutement ont pesé sur le travail entrepris ces dernières saisons.


oui c est la faute des joueurs c est évident les entraineurs y son pour rien c est fou sa de ce foutre la gueule des gens