Didier Retière, du rugby au tennis : « Je ne sais pas si je reviendrai dans le rugby »
Didier Retière, du rugby au tennis : « Je ne sais pas si je reviendrai dans le rugby »
Le mercredi 20 mai 2026 à 11:16 par David Demri
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Voir Didier Retière prendre la tête de la direction technique nationale du tennis français avait de quoi surprendre. Ancien pilier du rugby bourguignon, passé par le XV de France puis l’ASM Clermont, Retière incarnait jusque-là l’univers des mêlées et des rucks bien plus que celui des tie-breaks et des revers liftés.
Et pourtant, depuis 2025, le voilà installé à la FFT, au cœur d’un sport qu’il connaissait finalement assez peu. “C’était un challenge”, reconnaît-il simplement. Cadre d’État, il avait la possibilité d’occuper des fonctions de direction dans d’autres fédérations. Après la fin de son aventure à Clermont, il décide alors de tenter autre chose et postule auprès de la Fédération française de tennis.
Plus gestionnaire que technicien
La FFT ne cherchait pas un spécialiste du revers slicé. Elle voulait surtout un homme capable de piloter une grande structure sportive, de comprendre les rouages du haut niveau et de gérer les équilibres internes d’une fédération immense.
Fort de son expérience à Marcoussis et auprès du rugby français, Retière apporte une culture du management et de la formation. Habitué aux grands projets, il estime d’ailleurs qu’il existe davantage de passerelles entre rugby et tennis qu’on pourrait le croire.
“Les joueurs de tennis sont des chefs d’entreprise”
Ce qui l’a le plus marqué dans sa découverte du tennis, c’est surtout la réalité économique des joueurs. Contrairement au rugby, où le collectif et le club structurent les carrières, les tennismen doivent souvent tout gérer eux-mêmes.
“Les joueurs et joueuses de tennis sont des chefs d’entreprise”, explique-t-il. Entraîneur, préparation physique, déplacements, nutrition : tout repose sur eux et leurs familles, notamment hors du top 100 mondial.
Une nouvelle vie loin du rugby
Sous contrat jusqu’aux Jeux olympiques de Los Angeles 2028, Didier Retière semble désormais pleinement investi dans cette nouvelle aventure.
Même s’il continue évidemment de suivre le rugby — notamment les carrières de ses fils Arthur et Edgar — il admet aujourd’hui “consommer beaucoup plus de tennis”. Extrait :
« Je suis sous contrat jusqu’aux JO de Los Angeles. Après ça, je ne sais pas si je reviendrai dans le rugby. Ma carrière avance et puis… place aux jeunes, non ? […] Aujourd’hui, je regarde évidemment tous les matchs de mes deux fils (le Bordelais Arthur et le Biarrot Edgar, N.D.L.R.), les grandes rencontres du XV de France mais globalement, je consomme beaucoup plus de tennis. »
Une reconversion improbable sur le papier, mais finalement assez logique pour un homme qui connaît depuis toujours les coulisses du sport de haut niveau.
2 Commentaires


O dirait le vieux dans le fil la haut
Gachassin avait déjà sévi, mauvais souvenir