Fabien Pelous critique la présence des Sud-Africains en Champions Cup et ne voit pas les Anglais rivaliser
Fabien Pelous critique la présence des Sud-Africains en Champions Cup et ne voit pas les Anglais rivaliser
Le jeudi 15 octobre 2026 à 22:27 par David Demri
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Alors que la Champions Cup 2026-2027 s’apprête à débuter, Fabien Pelous porte un regard particulièrement critique sur certains aspects de la compétition. L’ancien capitaine du Stade Toulousain et recordman des sélections avec le XV de France s’interroge notamment sur l’intérêt sportif de la présence des franchises sud-africaines.
Il estime également que les clubs anglais accusent un retard sur leurs homologues français, désormais habitués à jouer les premiers rôles sur la scène européenne.
Double vainqueur de la Coupe d’Europe avec Toulouse en 2003 et 2005, Fabien Pelous connaît parfaitement les exigences de cette compétition.
Pour l’ancien deuxième ligne international, les différences d’ambition entre les clubs engagés expliquent en partie les résultats observés ces dernières saisons.
« Les clubs anglais ont encore un temps de retard »
Interrogé par Midi Olympique sur la capacité des formations anglaises à rivaliser avec les meilleures équipes françaises, Fabien Pelous ne cache pas son scepticisme.
Selon lui, les clubs de Top 14 accordent une importance particulière à la Champions Cup, ce qui leur permet de mieux préparer les échéances européennes.
L’ancien capitaine des Bleus estime que les Anglais ne disposent pas encore des mêmes arguments :
« Je pense que les clubs anglais ont encore un temps de retard. En France, la Coupe d’Europe est une compétition extrêmement valorisée, à laquelle les joueurs comme les clubs accordent beaucoup d’importance. Ils s’y préparent donc spécifiquement. Honnêtement, je vois difficilement les clubs anglais rivaliser durablement avec les équipes françaises. »
Un constat qui illustre, à ses yeux, la place prise par les formations françaises dans le rugby européen.
Les franchises sud-africaines ne feraient pas de la Champions Cup une priorité
Fabien Pelous s’est également exprimé sur les difficultés rencontrées par les franchises sud-africaines depuis leur intégration à la compétition en 2022.
Pour lui, le problème tient principalement à leurs priorités sportives et à la gestion de leurs internationaux.
La sélection nationale sud-africaine et les grandes échéances internationales occuperaient une place plus importante que la Coupe d’Europe.
Pelous explique pourquoi les franchises sud-africaines peinent, selon lui, à obtenir des résultats :
« Tout simplement parce qu’elles n’en font pas un objectif prioritaire. Pour les Sud-Africains, la priorité absolue reste l’équipe nationale et la conquête de la Coupe du monde. Les premières rencontres de Coupe d’Europe se déroulent à une période particulière du calendrier, entre la fin du Rugby Championship et le début de la préparation aux échéances internationales de fin d’année.
Les meilleurs joueurs, notamment les internationaux, ne sont donc pas toujours présents ou dans leur pic de forme pour disputer ces matchs. À ce niveau de compétition, si vous ne pouvez pas compter sur vos meilleurs joueurs, il devient forcément plus difficile de gagner. Les franchises sud-africaines ne font donc pas de la Coupe d’Europe une priorité, d’autant plus à un an de la Coupe du monde. »
« Je n’ai jamais complètement compris l’intérêt sportif »
Au-delà des performances des franchises sud-africaines, Fabien Pelous remet directement en question leur participation à la Champions Cup.
L’ancien Toulousain considère que la compétition actuelle reflète avant tout la puissance des clubs français.
Il voit également dans cette domination une préparation intéressante pour les internationaux tricolores avant la Coupe du monde 2027.
Fabien Pelous livre son analyse sur l’évolution de la compétition et sur la place des clubs français :
« C’est effectivement l’un des reproches adressés à la Coupe d’Europe actuelle. Pour être tout à fait honnête, je n’ai jamais complètement compris l’intérêt sportif de l’intégration des franchises sud-africaines dans cette compétition. Celle-ci est peut-être devenue moins exotique à nos yeux, puisque l’on retrouve souvent des équipes françaises en finale. Mais, de notre côté, nous ne regrettons pas l’époque où aucun club français n’atteignait la finale, ce qui est arrivé à de nombreuses reprises.
Aujourd’hui, je pense que la Coupe d’Europe reflète la dynamique du rugby français, qui est en train de dominer le rugby européen. C’est également de bon augure pour la Coupe du monde de l’an prochain. Enchaîner les matchs de haut niveau, rechercher en permanence la performance et viser les meilleurs résultats possibles ne peut que préparer les joueurs dans les meilleures conditions pour cette échéance. »

