Faut-il supprimer les matchs amicaux ? Les avis divergent en Top 14

Faut-il supprimer les matchs amicaux ? Les avis divergent en Top 14

Le mardi 18 août 2026 à 18:30 par David Demri

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Si plusieurs clubs ont réduit leur programme estival, tous ne sont pas prêts à tourner définitivement la page des matchs amicaux. Ces rencontres continuent de diviser les staffs du Top 14.

La diminution du nombre de matchs de préparation ne fait pas l’unanimité.

Si certains entraîneurs préféreraient désormais s’en passer, d’autres estiment qu’ils restent indispensables pour aborder le début du championnat dans les meilleures conditions.

La Rochelle a montré que c’était possible

L’exemple le plus marquant reste celui du Stade Rochelais.

À l’été 2021, les Maritimes avaient fait le choix de ne disputer aucun match amical avant le début de la saison. Quelques mois plus tard, ils soulevaient pourtant la première Coupe d’Europe de leur histoire.

Un précédent qui montre qu’il est possible de réussir sans passer par ces traditionnelles répétitions générales.

Jean-Noël Spitzer reconnaît d’ailleurs que leur suppression n’est plus un sujet tabou.

Le manager de Vannes explique dans L’équipe :

« Je ne les perçois pas comme une obligation, c’est bien d’en avoir mais on pourrait faire sans. J’espère ne pas avoir de blessés mais, si j’en ai, c’est sûr que l’année suivante, je ne ferai pas de match. »

Des outils encore jugés indispensables

À Clermont, le discours est très différent.

Pour Mourad Abed, les matchs amicaux restent un passage presque incontournable afin de mesurer les effets de plusieurs semaines de préparation.

Le préparateur physique de l’ASM souligne leur importance :

« Vu l’exigence actuelle, les coaches ont besoin d’avoir des certitudes dès la reprise du Top 14. Est-ce que les six semaines de prépa sont cohérentes ? Le meilleur moyen de le savoir, ce sont les amicaux. »

Il avance également un deuxième argument majeur :

« Le deuxième facteur, ce sont les internationaux. Chez nous, ils ne pourront pas faire le premier amical, mais reviendront sur le deuxième. »

Ces rencontres permettent ainsi d’intégrer progressivement les joueurs revenus des sélections estivales avant le début officiel de la saison.

Une occasion de faire jouer tout le monde

Les matchs de préparation servent également à répartir les temps de jeu.

À Vannes, par exemple, deux rencontres ont été programmées afin d’offrir des minutes aux 46 joueurs professionnels de l’effectif et d’intégrer les nombreuses recrues.

Les confrontations face à des équipes extérieures permettent aussi d’évaluer les joueurs dans des conditions proches de la compétition.

Un intérêt également économique

Au-delà de l’aspect sportif, les matchs amicaux représentent aussi une source de revenus non négligeable.

Recevoir des équipes prestigieuses comme Toulouse, l’Union Bordeaux-Bègles, Bath ou encore le Leinster attire les supporters et génère une recette supplémentaire grâce à la billetterie.

Autant d’arguments qui expliquent pourquoi plusieurs clubs continuent d’organiser au moins une rencontre estivale malgré les risques.

Entre prudence médicale, impératifs sportifs et considérations économiques, les matchs de préparation continuent donc de faire débat. Si leur nombre diminue d’année en année, ils restent, pour une partie des entraîneurs, un outil précieux pour lancer une saison de Top 14 dans les meilleures conditions.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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