Vannes affiche le plus gros budget jamais vu pour un promu en Top 14
Vannes affiche le plus gros budget jamais vu pour un promu en Top 14
Le mardi 18 août 2026 à 19:00 par David Demri
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Échaudé par sa relégation immédiate, le RC Vannes a décidé de changer radicalement de dimension avant son retour dans l’élite. Le club breton disposera cette saison d’un budget compris entre 26 et 27 millions d’euros, un record absolu pour un promu en Top 14. Un investissement qui illustre la difficulté grandissante de s’installer durablement parmi l’élite du rugby français.
Le RC Vannes n’a pas oublié sa première expérience en Top 14.
Après une relégation immédiate, les dirigeants bretons ont choisi de frapper fort afin d’éviter de revivre le même scénario. Pour cela, le club a considérablement revu ses moyens à la hausse.
Un budget jamais atteint par un promu
Le budget prévisionnel du RC Vannes sera compris entre 26 et 27 millions d’euros cette saison.
Cela représente une augmentation de 7 à 8 millions d’euros par rapport à l’exercice précédent, dont près de 2 millions supplémentaires consacrés à la masse salariale.
Selon les informations dévoilées par le vice-président du directoire Olivier Rome dans Midi Olympique, il s’agit tout simplement du plus gros budget jamais présenté par un club promu en Top 14.
Jusqu’à présent, le record appartenait au LOU, qui disposait d’un budget de 24,6 millions d’euros lors de sa montée en 2016-2017. Un investissement qui lui avait permis de s’installer durablement dans l’élite après deux relégations.
Le maintien est devenu un véritable parcours du combattant
Cette montée en puissance financière s’explique par une réalité de plus en plus difficile.
Au cours des dix dernières saisons (hors exercices perturbés par le Covid), seuls six promus sur seize, soit 37,5 %, sont parvenus à assurer leur maintien dès leur première année en Top 14.
Depuis la création du Top 14, le constat est à peine plus favorable : 16 promus sur 33, soit 48,5 %, ont réussi à éviter une relégation immédiate.
Le dernier à avoir relevé ce défi reste l’Aviron Bayonnais, lors de la saison 2022-2023.
Les exemples récents ont servi de leçon
Les dernières saisons ont confirmé combien le fossé entre la Pro D2 et le Top 14 s’est creusé.
Avec un budget de 17 millions d’euros, Oyonnax n’avait pas réussi à se maintenir.
Vannes avait lui aussi été relégué malgré un budget de 19,6 millions d’euros.
Quant à Montauban, ses 14 millions d’euros n’avaient pas suffi pour rivaliser avec les cadors du championnat, le club ne remportant qu’une seule rencontre toutes compétitions confondues.
Même Perpignan, maintenu avec un budget de 17,4 millions d’euros en 2021-2022, a dû passer à plusieurs reprises par les barrages pour sauver sa place.
Le Top 14 exige des moyens toujours plus importants
Cette inflation des budgets reflète également l’évolution du championnat.
En l’espace de dix saisons, le budget moyen des clubs de Top 14 est passé d’environ 21 millions d’euros à 34 millions d’euros.
Dans le même temps, les plus grosses écuries ont encore accéléré. Le Stade Toulousain, par exemple, est passé d’un budget de 35 millions d’euros à près de 56 millions d’euros.
Face à cette concurrence toujours plus forte, Vannes a choisi d’investir massivement pour tenter de s’installer durablement parmi l’élite.
Reste désormais à savoir si ce budget record permettra aux Bretons de réussir là où la plupart des promus ont échoué ces dernières années.
1 Commentaire


faut sortir un peu , la bretagne est une region ultra riche , c est le seul club pro du departement tout l argent va vers lui logique , rien de choquant !!