« Franchement à l’échauffement j’ai pris peur » : Christophe Urios raconte ce qui l’a choqué à Toulouse
« Franchement à l’échauffement j’ai pris peur » : Christophe Urios raconte ce qui l’a choqué à Toulouse
Le samedi 7 novembre 2026 à 17:46 par David Demri
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Christophe Urios n’a pas caché sa déception après la défaite de Clermont sur la pelouse du Stade Toulousain (28-18), ce samedi, lors de la 9e journée du Top 14. Si l’ASM a énormément souffert en mêlée fermée et dans les rucks, le manager auvergnat estime que son équipe a surtout perdu la rencontre dans son entame de match. Plus surprenant encore, il avait senti les difficultés arriver dès l’échauffement, bien avant le coup d’envoi.
Pourtant, la préparation de cette rencontre avait donné satisfaction au technicien clermontois. Après une semaine de travail encourageante et une bonne énergie ressentie le matin du match, Urios a découvert une équipe méconnaissable quelques minutes avant d’affronter les champions de France. Une impression qui s’est rapidement confirmée sur le terrain.
Christophe Urios avait senti le danger dès l’échauffement
Les Toulousains ont rapidement imposé leur rythme, mettant les Auvergnats sous pression durant les premières minutes. Pour Christophe Urios, cette domination s’explique avant tout par le manque d’énergie et de réactivité de ses joueurs.
Le manager clermontois raconte son inquiétude avant même le début de la rencontre :
« On rate notre entame de match. C’est ce qui nous met en difficulté. Je trouve qu’on avait fait une bonne semaine, ce (samedi) matin il y avait une bonne énergie, mais franchement à l’échauffement j’ai pris peur. Il n’y avait rien de ce que je voyais depuis le début de la semaine. Je nous trouvais lourds, sans énergie et c’est ce que j’ai vu pendant les 25-30 premières minutes de la première mi-temps. On a subi, on n’arrivait pas à se déplacer vite, ils nous ont attaqués dans le coeur du jeu, on le savait. Voilà, c’est ça qui me déçoit. »
Cette mauvaise entame a immédiatement placé Clermont dans une situation délicate. Malgré les nombreuses absences côté toulousain, l’ASM n’a pas réussi à répondre à l’intensité imposée par les joueurs d’Ugo Mola.
Une conquête défaillante qui a empêché Clermont de réagir
Au-delà de cette entrée en matière ratée, les Auvergnats ont également été pénalisés par leurs difficultés dans les secteurs de conquête.
La mêlée clermontoise a particulièrement souffert face au pack toulousain, concédant de nombreuses pénalités. Le jeu au sol a également posé problème, notamment durant la première période.
Christophe Urios reconnaît ces lacunes, tout en insistant sur la nécessité de poursuivre le travail :
« Après le reste, effectivement, la conquête ne nous a pas aidés, les pénalités en conquête ne nous ont pas aidés, ainsi que les rucks en première mi-temps. On a besoin de continuer à avancer, de progresser. »
« À la 60e minute, franchement, il y avait de la place »
Malgré leurs difficultés, les Clermontois ont réussi à rester dans la rencontre. Menés 19 à 10 à la pause, ils pouvaient encore espérer renverser la situation en seconde période.
Mais les problèmes rencontrés en conquête directe ont empêché l’ASM de concrétiser ses ambitions.
Christophe Urios estime que son équipe avait pourtant les moyens de faire beaucoup mieux face à un adversaire également diminué :
« On n’a pas lâché le match. On a réussi à revenir. On tourne à 19-10 à la mi-temps alors qu’on avait subi. Donc finalement, à ce moment-là, tu te dis que si tu mets les choses dans l’ordre, tu vas y arriver. C’est ce qu’on a essayé de faire en deuxième mi-temps, mais on n’a pas été assez costaud en conquête directe pour renverser ce match, même si à la 60e minute, franchement, il y avait de la place. Mais on le savait. On savait qu’il y avait deux équipes qui étaient handicapées par beaucoup d’absences. On savait que le match pouvait être comme ça. On savait aussi qu’ils allaient attaquer fort. Sauf qu’on n’a pas été capable de se mettre à la table avec eux. »

