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Gaël Dréan : « Les noms parlent d’eux-mêmes, tout le monde les connaît ! »

Gaël Dréan : « Les noms parlent d’eux-mêmes, tout le monde les connaît ! »

Le samedi 2 mai 2026 à 8:35 par David Demri

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L’ailier du Rugby Club Toulonnais, Gaël Dréan s’est longuement confié dans les colonnes de Var-matin avant de défier le Leinster, ce samedi, en demi-finale de Champions Cup.

Le joueur de 25 ans s’apprête à affronter une équipe qui excelle depuis plus de 15 ans maintenant sur la scène Européenne.

Il s’attend à affronter une équipe très costaud. Extrait:

Quand tu dis « Leinster », tu penses directement à un grand d’Europe, un cador, habitué à être dans ce dernier carré de Champions Cup. Tout le monde connaît cette équipe depuis plus de quinze ans.

Plus jeune, je me souviens de gros matches contre les équipes françaises. Toulon bien évidemment, mais aussi Toulouse et plus récemment La Rochelle. Il y avait aussi des sacrés derbys avec le Munster, l’autre province irlandaise. Depuis toujours, quand tu regardes le Leinster, tu sais que tu vas voir quelque chose de très costaud.

Les noms parlent d’eux-mêmes. Tout le monde les connaît, ce sont tous des internationaux. C’est toujours appréciable d’affronter des grands joueurs. Sur une demi-finale de Champions Cup, il faut être prêt.

Il ne le cache pas : pour un tel match, la semaine de préparation est un peu différente dans les têtes des joueurs. Extrait:

On pense un peu plus au match du week-end. Alors oui, des semaines de préparation comme celle-ci, on en fait des tonnes et des tonnes. Mais au fond, dans la tête de chacun, il y a peut-être quelque chose de différent.

Dernièrement, le RCT a remporté une finale de Challenge Cup à l’Aviva Stadium, c’était contre Glasgow.

Il en garde un excellent souvenir même s’il n’était pas aligné à l’époque. Extrait:

L’Aviva, c’est un stade magnifique. Après, pour nous, forcément, c’est un beau souvenir. C’était déjà il y a trois ans. J’espère que ça va nous réussir comme la dernière fois! C’était ma première saison à Toulon, je n’étais pas dans le groupe pour la finale, mais on avait pu goûter, avec les jeunes, à quelques matches de cette compétition.

On avait bien profité, à la fin sur la pelouse, avec les Jules [Danglot et Coulon], Matthias [Halagahu] ou encore Mattéo [Le Corvec] pour se faire quelques souvenirs que nous ne sommes pas près d’oublier.

Avec 7 essais inscrits en Champions Cup, il est co-meilleur marqueur de la compétition. Il réagit : 

Il faut dire que j’ai joué six matches sur six, c’est beaucoup et ça multiplie les chances (sourire). Mais sinon, en Champions Cup, ça joue peut-être un peu plus. C’est plus ouvert et il y a plus d’espaces. J’ai sûrement eu plus d’occasions, aussi grâce à nos performances collectives. Mais ça reste anecdotique si on se fait éliminer. Ce que je veux, c’est qu’on continue l’aventure.

Questionné sur sa folle pointe de vitesse, il explique pourquoi il arrive à atteindre de telles performances. Extrait:

Pour la vitesse de pointe, je pense que j’ai la même qu’à mon arrivée. En revanche, ce qui se travaille, c’est l’explosivité ou le redémarrage sur des grosses séquences. Après, dans mon cas, je viens d’une formation un peu différente.

Rien qu’en m’entraînant ici, mon corps s’est développé naturellement parce qu’il n’avait pas forcément connu ça. Mais sinon, pour faire de la vitesse, il faut répéter, répéter, et se mettre au moins une séance de sprint dans la semaine d’entraînement.

Il explique ensuite en quoi il a énormément progressé depuis son arrivée au RCT. Extrait:

Au niveau auquel je jouais avant d’arriver à Toulon [à Plouzané en Fédérale 3, puis à Rennes en Fédérale 1, Ndlr], j’étais un joueur de couloir. J’avançais ou je marquais quand j’étais décalé. Mais je me suis vite rendu compte après ma première saison de Top 14 qu’une fois que les mecs avaient compris que tu allais vite, tu te faisais vite verrouiller et tu n’avais plus d’occasions.

Il a fallu que je rajoute des qualités à ma palette pour être dangereux autrement parce que sinon, tu ne sers à rien. J’ai beaucoup travaillé sur ça les deux premières années, et je continue, pour ne pas juste être le mec qui court vite dans le couloir.

J’ai encore beaucoup travail à faire là-dessus mais oui, il faut aller chercher les ballons au milieu du terrain, par exemple. Bouger, changer d’aile, jouer plus de duels et pas uniquement sur le débordement. Ce sont de nouveaux réflexes à acquérir. Quand tu bosses ça pendant six mois et que ça fonctionne enfin en match, ça te donne vraiment le sourire.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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