Gaël Fickou révèle la méthode radicale du RCT pour obliger ses recrues étrangères à parler français
Gaël Fickou révèle la méthode radicale du RCT pour obliger ses recrues étrangères à parler français
Le vendredi 11 septembre 2026 à 13:52 par David Demri
Publicité
Dans le podcast Rugby Confidential, Gaël Fickou a dévoilé une particularité du fonctionnement du Rugby Club Toulonnais : contrairement au Racing 92, le club varois ne possède pas de traducteur pour accompagner quotidiennement ses joueurs étrangers.
Les recrues sont donc rapidement encouragées à apprendre le français afin de comprendre les consignes du staff et de mieux s’intégrer au vestiaire. Une méthode exigeante, notamment pour les joueurs fidjiens lors de leurs premiers mois à Toulon.
Une énorme différence avec le Racing 92
Gaël Fickou reconnaît avoir été particulièrement surpris en découvrant l’absence de traducteur au Campus RCT.
« Ce qui m’a choqué en venant à Toulon, c’est qu’il n’y a pas de traducteur. Ce n’était pas le cas au Racing où il y avait un traducteur au quotidien. Patrice Collazo faisait son discours en français et tu avais un traducteur qui répétait la même chose mot à mot en anglais. Ici, il n’y en a pas. »
À Toulon, les joueurs étrangers doivent ainsi progressivement parvenir à suivre les réunions et les discours en français. Cette immersion peut rendre leurs premières semaines plus délicates.
Le centre international reconnaît que cette situation est particulièrement difficile pour les Fidjiens, qui suivent néanmoins des cours.
« Ils sont obligés de parler français. Donc pour les Fidjiens c’est difficile au début. Souvent ils se mettent à côté. Ils prennent des cours pour comprendre le français. »
Ben White accompagne Huw Jones
Cette absence de traducteur favorise aussi l’entraide entre les joueurs. Arrivé en France avant son compatriote, Ben White possède déjà une bonne maîtrise de la langue et peut accompagner Huw Jones dans son adaptation.
Fickou cite précisément l’exemple des deux internationaux écossais pour illustrer cette solidarité.
« Ben White parle français donc il se met souvent à côté de Huw Jones. Ils parlent français maintenant car ils n’ont plus le choix. C’est un bon process car ça te booste pour apprendre le français. Ca prend un peu de temps mais ça se passe comme ça. »
Des affinités sans fermer le vestiaire
Comme dans tous les groupes, certaines affinités se créent naturellement. Gaël Fickou a notamment retrouvé Baptiste Serin et Charles Ollivon, qu’il connaît depuis son adolescence. Les Fidjiens ont également tendance à rester davantage ensemble.
Le nouveau capitaine du RCT assure toutefois que le vestiaire reste ouvert et que les joueurs cherchent à se mélanger malgré la formation de différents groupes.
« Puis tu as des affinités. Je suis très proche de Baptiste Serin depuis que j’ai 15 ans, pareil pour Charles Ollivon. Tu créés des groupes dans le groupe mais c’est comme ça, les Fidjiens restent davantage entre eux. Mais on reste très ouvert et on essaye de tous se mélanger même si on a des affinités comme en entreprise. »


Bonne initiative pour les joueurs étrangers et pour leur intégration
Comme disait Chabal » Here in France, we speak french ! »