Harinordoquy : « Quand tu prétends au grand chelem et que tu encaisses cinquante points en Écosse, ça fait tache… »
Harinordoquy : « Quand tu prétends au grand chelem et que tu encaisses cinquante points en Écosse, ça fait tache… »
Le samedi 14 mars 2026 à 11:49 par David Demri
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L’ancien international français Imanol Harinordoquy s’est confié dans les colonnes de Midi Olympique.
Il est notamment revenu sur la défaite des Bleus concédée contre l’Ecosse. Extrait:
En toute objectivité, c’était déjà un très beau match de rugby. Ce n’est pas souvent qu’on voit quatre-vingt-dix points et treize essais dans une rencontre internationale. Sur le terrain, on a simplement senti que les Écossais avaient bien préparé leur match. Ils nous ont privés de ballons, ont été magnifiques dans le combat et de notre côté, nous avons été défaillants : plusieurs erreurs individuelles ont mis le collectif en difficulté.
Cependant, il affirme que prendre 50 points, ça fait tache. Extrait:
Quand tu prétends au grand chelem et que tu encaisses cinquante points en Écosse, ça fait tache…
Selon lui, le XV de France se voyait déjà faire le Grand Chelem contre l’Angleterre. Extrait:
C’est humain… Les joueurs ont eu beau dire le contraire, quand tu es à deux doigts de signer un grand chelem, tu te projettes toujours vers le match d’après… Surtout, ils ne pensaient pas tomber sur une équipe écossaise aussi talentueuse et n’ont peut-être pas assez bien préparé ce déplacement à Édimbourg.
Désormais, il voit les Bleus rebondir contre l’Angleterre. Extrait:
L’avantage, après cette défaite à cinquante points, c’est que les Bleus peuvent encore gagner le Tournoi. Ça va permettre à l’équipe de se remettre immédiatement dans le bain. Mais ce week-end, il va falloir montrer un tout autre visage en mêlée fermée, par exemple. Déjà, parce que souffrir dans ce secteur de jeu met un coup au moral à toute l’équipe. Et puis, parce que lorsque cette équipe de France a le ballon, elle est capable de marquer très vite, sans passer par cent cinquante temps de jeu. On l’a encore vu à Murrayfield, samedi.
Les Français ont été chambrés par les Écossais et seront forcément vexés : à Murrayfield, ils se sont fait parler dans la bouche, sont tombés dans le piège et sont parfois sortis du jeu.
À mon sens, il est déjà primordial d’évacuer le traumatisme et d’en parler ouvertement. Ensuite, il faut se projeter illico sur l’Angleterre, qui débarquera à Saint-Denis pour gâcher la fête. Tout est donc réuni pour se mobiliser et réaliser un grand match. Je ne vois pas l’équipe de France passer deux fois à côté.
Plusieurs consultants ont lourdement pesté contre les Bleus comme Olivier Magne et Pierre Berbizier. Il réagit. Extrait:
C’est quelque chose qu’on n’aime pas, non. Mais c’est aussi le genre de truc qui fait réagir. Lorsque cela m’est arrivé, ce fut toujours une formidable source de motivation et les écoutant, je me disais : « Je vais leur montrer, maintenant ! » Les critiques font partie du jeu mais franchement, il serait ridicule de tout jeter à la poubelle. En 2011, quand Marc Lièvremont nous a traités de « sales gosses » en pleine Coupe du monde, ça avait fait son effet, oui…
5 Commentaires


Analyse pertinente
tout l’inverse de cette brêle de Galtier
Galthié est un politicien , on ne sait jamais le fond de sa pensée . C’est un calculateur qui prepare mieux ses discours lunaires que ses matchs.
ça sent le vécu et puis Imanol lui a joué une finale de coupe du monde contrairement à tous nos meilleurs zinzins du monde qui ne dominent que leur championnat domestique!
allez les petits… tu oublies qu’ils ont quand même joué un 1/4 de final de coupe du monde ….
Quand même….
C’est pas rien….
LOL ..
Ça fait d’autant plus tache que les italiens et les irlandais que nous avons battus n’ont pas eu de problèmes à battre les écossais. Et encore une fois, perdre n’est pas pas grave, mais de cette manière…