Hécatombe mondiale : l’Irlande, l’Angleterre, les Springboks et les All Blacks privés de nombreux cadres

Hécatombe mondiale : l’Irlande, l’Angleterre, les Springboks et les All Blacks privés de nombreux cadres

Le jeudi 29 octobre 2026 à 10:09 par David Demri

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Le XV de France n’est pas le seul à devoir composer avec une infirmerie particulièrement remplie à l’approche des rencontres internationales de novembre.

Si les Bleus figurent parmi les sélections les plus durement touchées, l’Irlande, l’Angleterre, l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande enregistrent également de nombreuses absences majeures. Une situation d’autant plus frappante que ces nations disposent de calendriers et de systèmes de gestion des joueurs souvent moins contraignants que ceux du Top 14.

Alors que le rugby français s’interroge sur l’accumulation des blessures et la surcharge de rencontres, les difficultés rencontrées à l’étranger montrent que la réduction du temps de jeu ne suffit pas nécessairement à éviter les indisponibilités. Plusieurs grandes stars du rugby mondial manqueront ainsi les échéances de novembre.

L’Irlande privée de son capitaine et de plusieurs cadres

La sélection irlandaise devra notamment se passer de son capitaine Caelan Doris, mais également du troisième ligne Jack Conan.

Le centre Gary Ringrose et l’ouvreur Jack Crowley sont eux aussi forfaits, tandis que des incertitudes demeurent concernant Jimmy O’Brien et Sam Prendergast.

Ces absences interviennent pourtant dans un système où la Fédération irlandaise dispose d’un contrôle important sur l’utilisation de ses internationaux. Les salaires de nombreux joueurs sont en grande partie pris en charge par la Fédération, qui peut ainsi encadrer leur temps de jeu avec leurs provinces.

En URC, chaque équipe dispute seulement 18 rencontres de saison régulière, contre 26 en Top 14.

Malgré cette différence considérable, l’Irlande n’échappe donc pas à l’accumulation des blessures.

L’Angleterre également très diminuée

Même constat du côté du XV de la Rose.

L’ouvreur Fin Smith, le centre Seb Atkinson, les ailiers Immanuel Feyi-Waboso et Henry Arundell, ainsi que les troisième ligne Guy Pepper et Sam Underhill, sont indisponibles.

Depuis 2024, la Fédération anglaise dispose pourtant d’un dispositif de contrats hybrides concernant 25 internationaux.

Ce système permet au sélectionneur Steve Borthwick de suivre étroitement la préparation physique et l’utilisation de ses principaux joueurs.

La Premiership compte également seulement dix clubs, avec une saison régulière limitée à 18 rencontres et deux matches de phase finale au maximum.

Un calendrier nettement moins dense que celui du championnat français, qui n’empêche cependant pas les blessures de s’accumuler.

Les Springboks privés de Kolbe, Etzebeth et Pollard

L’Afrique du Sud n’est pas davantage épargnée.

Pour les rencontres de novembre, Rassie Erasmus devra notamment composer sans plusieurs éléments importants de son effectif. Cheslin Kolbe, Eben Etzebeth, Handré Pollard, André Esterhuizen et Deon Fourie figurent parmi les absents annoncés.

Les Springboks bénéficient pourtant d’une organisation particulièrement favorable à la gestion de leurs internationaux.

La Fédération sud-africaine contribue à leur rémunération, ce qui permet au sélectionneur de disposer d’une influence importante sur leur préparation et leur temps de jeu.

Les joueurs évoluant en URC disputent moins de rencontres que ceux du Top 14, tandis que les internationaux installés au Japon profitent d’une saison de championnat limitée à six mois.

Les All Blacks également frappés par les blessures

La Nouvelle-Zélande connaît elle aussi son lot d’indisponibilités.

Le pilier Tyrel Lomax, les troisième ligne Ardie Savea et Luke Jacobson, l’ouvreur Ruben Love ainsi que les ailiers Leroy Carter et Caleb Clarke manqueront les rencontres de novembre.

Pourtant, les internationaux néo-zélandais bénéficient également d’un encadrement important de leur temps de jeu.

Leurs salaires sont assumés par la Fédération lorsqu’ils évoluent en Super Rugby, ce qui permet de leur accorder des périodes de repos pendant le championnat.

La compétition ne comptait d’ailleurs que 14 rencontres de saison régulière en 2026, avec deux matches supplémentaires prévus en 2027.

Des conditions très différentes de celles du rugby français, mais qui ne suffisent manifestement pas à préserver tous les joueurs majeurs des blessures.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.
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