« Il faut être une équipe de casse-couilles » : Le cri du cœur de Joris Segonds avant Clermont
« Il faut être une équipe de casse-couilles » : Le cri du cœur de Joris Segonds avant Clermont
Le samedi 28 février 2026 à 1:28 par David Demri
Publicité
Ce samedi, l’Aviron Bayonnais affrontera Clermont à l’occasion de la 18ème journée du Top 14.
A l’approche de cette rencontre, l’ouvreur Joris Segonds s’est confié via Sud-Ouest.
Il a notamment parlé de la mise à l’écart de Grégory Patat. Extrait:
Ce n’est pas ma première expérience du genre. J’avais vécu des choses comme ça à Paris (entre 2019 et 2024, NDLR). C‘est le monde professionnel. C’est comme avec les joueurs. On a l’habitude de vivre tous les jours avec certains, puis du jour au lendemain, ils ne sont plus là. En interne, entre nous, on a tenu à remercier Greg pour le travail qu’il a fait. Puis on a vite basculé sur autre chose, parce qu’on a quand même un match important qui arrive (à Clermont), après une deuxième défaite à domicile (Racing après Castres). On a surtout la tête au match.
Selon lui, le départ de Grégory Patat n’a pas bouleversé le travail du groupe. Extrait:
En termes de rugby, ça n’a pas énormément changé. Greg bossait énormément avec Ged (Fraser), qui avait beaucoup le lead avec Camille (Lopez) et Nick (Abendanon), notamment sur l’attaque et la défense. Greg, c’était surtout sur le jeu des avants. Nous, derrière, rien n’a changé.
Il l’affirme : c’est aux joueurs de faire le nécessaire pour renouer avec la victoire. Extrait:
On verra dans les semaines à venir. Si on perd à Clermont, ce n’est pas Ged qui va nous faire perdre. Les joueurs, on est grands. Il faut prendre nos responsabilités. Ce n’est pas le staff qui est sur le terrain. Ce n’est pas Laurent Travers, qui a pris les rênes, qui sera sur le terrain. C’est à nous de nous remettre à bosser. Je ne pense pas qu’on ait perdu l’envie de bosser, mais on a un peu perdu la confiance à cause des résultats, du jeu.
Quoi de mieux qu’un gros match à Clermont, qui sort en plus d’une sacrée victoire à Toulon (14-34), pour montrer un autre visage. Parce qu’on a beau dire ce qu’on veut, nous aussi, les joueurs, nous sommes touchés.
Il tente de comprendre pourquoi l’Aviron Bayonnais traverse une période délicate. Extrait:
La saison dernière, on a surfé sur une bonne dynamique sans avoir beaucoup de casse. Est-ce qu’on le paye aujourd’hui ? Je ne sais pas, mais pour avoir parlé et échangé avec plusieurs personnes, je me rappelle de Montpellier, du Stade Français, ces équipes qui ont fait une demi-finale. L’année d’après, c’était très compliqué. Tu es attendu, tu n’es plus la petite équipe. Tout le monde veut venir gagner à Dauger.
Même nous, dans les têtes, c’est dur. Ce n’est pas une excuse. Cette saison est compliquée mais elle ne peut que nous faire grandir. On n’oubliera pas la saison dernière mais chaque année, tout repart à zéro. On a été rappelé à l’ordre. Ça va nous servir de leçon. On est tous piqués, au fond. J’espère que ça va nous rebooster pour la fin de saison.
On va chez une équipe qui en confiance. Ce n’est pas plus mal. C’est presque ce qui se fait de mieux à l’heure qu’il est. Devant, c’est l’équipe la plus solide du championnat. Ce sera un gros test de caractère. On n’a plus rien à perdre. J’espère qu’on va vraiment montrer qu’on est une équipe de casse-couilles, et surtout une équipe de copains.
0 Commentaire

