« Il n’y a pas un mec qui rate un plaquage » : Julien Tastet fier du caractère de Castres
« Il n’y a pas un mec qui rate un plaquage » : Julien Tastet fier du caractère de Castres
Le samedi 19 septembre 2026 à 23:24 par David Demri
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Castres a dû puiser très loin pour arracher sa victoire (29-27). Menés 12-0 puis 22-15, les Tarnais ont renversé la rencontre avant de résister dans des dernières minutes irrespirables. Pour Julien Tastet, le sauvetage de Rémy Baget à quelques secondes de la sirène symbolise parfaitement la force de caractère affichée par son équipe.
Alors que Huw Jones filait vers l’en-but, Baget est parvenu à se glisser sous le centre écossais pour l’empêcher d’aplatir. Ses partenaires sont immédiatement venus l’aider. Une action décisive dans un match qui aurait encore pu basculer dans les ultimes secondes.
« Cette action résume bien la force de caractère »
Castres a passé une grande partie de la rencontre à courir après le score. Mais même dans les moments les plus compliqués, le CO est resté au contact.
Julien Tastet retient surtout la capacité de ses joueurs à continuer de défendre avec précision malgré la fatigue et la pression.
L’entraîneur des avants castrais a particulièrement apprécié le refus de céder affiché jusqu’à la dernière seconde. Il s’est confié pour L’équipe :
« Cette action résume bien la force de caractère d’une équipe qui n’a rien lâché aujourd’hui. On a dû cravacher toute la partie parce qu’on a souvent été derrière au score. À 12-0, à 22-15, il y a des moments où on aurait pu baisser les bras. Mais non, jusqu’au bout on a été présent. Il y a ce sauvetage, mais il y a aussi ces séquences à la fin où on résiste sans faire de fautes. On est là, quoi ! On ne craque pas, il n’y a pas un mec qui rate un plaquage, on se déplace, on se relève vite, on essaie de ralentir les ballons. Ça, c’est une grosse force, il faut qu’on la garde. »
Une satisfaction également partagée par Guillaume Ducat, même si le deuxième-ligne aimerait que Castres s’épargne à l’avenir de telles fins de rencontre.
Ducat veut conserver cet état d’esprit tout en corrigeant ce qui place son équipe sous pression :
« À la fin, c’était stressant, mais on a eu cet état d’esprit de ne rien lâcher. C’est un truc qu’il faut garder, mais si ça peut paraître comme le strict minimum. Il faut aussi qu’on arrive à régler certaines choses pour s’éviter ces moments de tension à la fin. »
Castres progresse dans ses fins de match
Cette capacité à rester solide dans les vingt dernières minutes constitue surtout une évolution intéressante pour le staff castrais.
Lors des deux premières journées, contre Vannes puis à Perpignan, Julien Tastet avait constaté une baisse de régime après l’heure de jeu. Cette fois, Castres a suivi le chemin inverse.
Le technicien voit une progression dans la constance de son équipe :
« Si on regarde nos deux premiers matches contre Vannes (victoire 29-20) et à Perpignan (défaite 43-29), on avait baissé un peu de niveau à partir de la 60e et pris des points trop facilement. Alors que là, au contraire, sur les vingt dernières minutes, on a eu la capacité de défendre fort notre ligne pour ne pas prendre des points et pour ne pas se mettre à la faute. Je trouve qu’il y a une progression, qu’on est plus constant. Il faut juste qu’on arrive à mieux gérer nos débuts de match. »
Tastet raconte les dernières secondes
Même après le sauvetage de Baget, Castres n’était pas encore totalement à l’abri.
Sur la dernière action, Tomas Albornoz a eu l’occasion de faire basculer le résultat sur un drop. Sa tentative est finalement passée à côté.
Depuis sa position, Julien Tastet n’a pas immédiatement compris quelle équipe pouvait célébrer.
L’entraîneur castrais raconte avec le sourire comment il a découvert l’issue de cette dernière tentative :
« De là où j’étais, je ne pouvais pas savoir s’il était dedans ou pas. Alors, je me suis fié aux joueurs qui levaient les bras. Et j’ai vu que c’étaient les nôtres. »


Baget avec le rouge mérité n aurait dû faire aucun sauvetage….