“Il n’y aura plus de rugby à Montpellier” : le constat alarmant de Mohed Altrad
“Il n’y aura plus de rugby à Montpellier” : le constat alarmant de Mohed Altrad
Le jeudi 14 mai 2026 à 9:36 par David Demri
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Le club de Montpellier traverse peut-être un tournant majeur de son histoire.
Dans un discours particulièrement inquiétant, Mohed Altrad a reconnu que son projet autour du Stade Septeo était désormais abandonné. Un dossier pourtant considéré comme essentiel dans sa volonté de stabiliser financièrement le club montpelliérain sur le long terme.
Mais derrière cet échec, le président du MHR a surtout livré un constat beaucoup plus alarmant concernant l’avenir du rugby professionnel à Montpellier.
Le projet devait changer l’avenir du MHR
Depuis plusieurs années, Mohed Altrad cherchait une solution durable pour réduire la dépendance financière du club à ses investissements personnels. L’idée du Stade Septeo répondait précisément à cette problématique.
Le président montpelliérain voulait disposer d’un véritable outil économique capable de générer des revenus supplémentaires afin d’aider le club à s’autofinancer plus efficacement.
Il l’explique lui-même très clairement dans les colonnes de Midi Olympique :
« L’idée, c’était de posséder un outil permettant au club de s’assumer financièrement. Le but, c’était d’arrêter qu’Altrad injecte dix millions d’euros en fin de saison pour combler le déficit. »
Une réalité économique lourde qui accompagne le MHR depuis plusieurs saisons.
« Aujourd’hui, je sais que c’est mort »
Mais malgré les ambitions initiales, Mohed Altrad reconnaît désormais que le projet n’aboutira pas.
Et le président du MHR semble profondément désabusé sur ce dossier :
« Mais rien n’est jamais avancé. Aujourd’hui, je sais que c’est mort. »
Une phrase extrêmement forte qui traduit probablement une forme de lassitude après plusieurs années de tentatives pour trouver un modèle plus viable financièrement. Car derrière les résultats sportifs, la question économique devient de plus en plus centrale dans le rugby français.
Altrad s’inquiète ouvertement pour l’avenir du club
Le passage le plus marquant de sa prise de parole concerne cependant l’avenir même du MHR.
À 78 ans, Mohed Altrad ne cache plus ses inquiétudes concernant la succession à la tête du club.
Et son discours devient beaucoup plus préoccupant :
« Le problème, c’est que je ne suis pas éternel. Aucun de mes enfants ne prendra non plus la suite, au MHR. »
Une déclaration qui ouvre forcément énormément d’interrogations sur le futur du rugby montpelliérain.
« S’il m’arrive malheur, il n’y aura plus de rugby à Montpellier »
Mohed Altrad va même encore plus loin dans son analyse.
Le président du MHR estime aujourd’hui qu’aucun repreneur crédible ne semble capable d’absorber les pertes structurelles du club :
« Dès lors, s’il m’arrive malheur, il n’y aura plus de rugby à Montpellier. Je ne vois aucun acheteur en mesure d’acheter un club avec un tel déficit chronique. »
Un message très fort envoyé au rugby français
Cette sortie de Mohed Altrad dépasse largement le simple cadre montpelliérain. Elle illustre aussi les difficultés économiques que rencontrent de nombreux clubs professionnels malgré l’exposition grandissante du Top 14.
Le président du MHR pose finalement une question très sensible : combien de clubs français reposent encore principalement sur l’investissement personnel d’un mécène ?
Et dans le cas de Montpellier, la réponse semble aujourd’hui particulièrement inquiétante.
14 Commentaires


Je reconnais que cette question est pertinente, et elle a déjà été soulevée par la cour de comptes et la FFR.
Quand des présidents demandent la hausse du salary cap alors que le rugby mondial ne va pas bien (de nombreuses fédérations et clubs en sursis, gallois, australiens, anglais, pour ne parler que des grosses nations), et de nombreux clubs français tiennent grâce a des mécènes (MHR, RCT, SF, R92, CO), je comprends parfaitement les inquiétudes autour des Finances du rugby pro et de ses dirigeants.
Je vous quand même un espoir, avec des clubs qui choisissent de rebâtir un modèle économique viable, et de se limiter sur les dépenses, pour éviter le définir structurel (UBB, LR, ASM, Pau).
L’ ASM a un mécène avec Michelin et Pau avec Total Énergies .
Et la Rochelle sans Merling ???
C’est pareil partout et que je vois tous les anti-stade j’hallucine !
Ce serait un désastre que notre club coule…et vous serez les premiers à chialer.
Certes le rugby n’intéresse pas tous les toulonnais mais la vie autour d’un stade est profitable pour les commerçants.
D’autres ne sont pas intéressés par la construction d’édifice religieux sur des secteurs sensibles , de bâtiments….
Mais tous ces autres ensembles vont vivre les communauté toulonnaise ?
Quand Mohed Altrad dit qu’il n’est pas éternel et que personne ne reprendra derrière lui au MHR, ça devrait peut-être faire réfléchir tous les anti-stades… Parce qu’au final, à Montpellier comme à Toulon avec le RCT, on voit bien qu’un club qui dépend uniquement d’un homme fort reste fragile.
Mais bon… il faut sûrement être aveugle, sourd et en option de mauvaise foi pour ne pas comprendre qu’un nouveau stade est devenu une nécessité immédiate. À un moment, continuer à bricoler pendant que les autres avancent, c’est presque un sport régional !
Asm ??? C’est Michelin qui éponge depuis des années les trous
Altard, Lemaitre, même situation, mêmes problèmes, même solutions. Il y a une réalité qui peut être brutale pour certains, mais on ne peut pas, ne pas en tenir compte ou dire n’importe quoi. L’avenir « pour les contradicteurs » passe par le projet du nouveau Stade Mayol.
Je pense que pour l’avenir de notre club ont doit tous être derrière ce projet qui apportera des ressources au club et une image et des retombées sur notre ville.
ESPERONS.
L’avenir est un choix.
On peut aussi se contenter d’un club à l’équilibre qui joue pour être dans les 6, pas plus.
Ou préférer l’équilibre en ProD2.
Ce qui est sûr, c’est qu’on ne peut pas tout à la fois continuer à vociférer pour avoir un club capable d’être champion, éructer pour rester à Mayol et vilipender Lemaitre.
Il faut choisir, et assumer ses choix.
Ah punaise , un Club qui était entrain de sortir la tête de l’eau sportivement parlant !.. Avec pourquoi pas des la semaine prochaine un trophée en poche . Dégoûté
Il met la pression sur les décideurs locaux
Le timing de sa declaration est surprenant , est ce que quelqu’un a dit à Altrad que son club allez se qualifier pour les phases finales ? meme si tout ce qu’il dit est vrai , pas sur que cela ne perturbe pas ses joueurs à la lecture de l’article .
Arrivé à un certain âge, on pense à l' »après ».
Rien à voir avec les résultats du club.
Difficile pour les clubs qui ont un mécène qui injecte 10 M€ de survivre…D’autant plus quand on sait que ces mécène ont plus de 70 ans, voir 80 et que les enfants ne suivront pas. Qui est-ce qui a déjà vu les enfants d’Altrad ou de BL dans un stade ? Personne…
La seule solution pour se mettre à l’abri de cette extinction programmée est l’économie réelle comme à Toulouse mais très peu de villes en sont capables. Un top 14 où il n’y aura qu’une poignée de clubs sera bien triste…
L’économie réelle à Toulouse ??? Et la tricherie !!!! Vous êtes drôle vous
C’est ça… continuez à cacher vos faiblesses derrière des excuses et des complots. On en reparlera au moment voulu…