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« Il peut vite vriller » : les révélations de Jean-Marc Doussain sur un cadre du Stade Toulousain

« Il peut vite vriller » : les révélations de Jean-Marc Doussain sur un cadre du Stade Toulousain

Le samedi 18 avril 2026 à 15:30 par David Demri

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Dans les colonnes de L’Équipe, l’ancien maître à jouer du Stade Toulousain, Jean-Marc Doussain, a ouvert la boîte à souvenirs.

Entre hommages techniques et anecdotes de vestiaires, l’ex-numéro 9 a levé le voile sur le folklore stadiste, prouvant que même les défaites les plus amères peuvent déboucher sur des moments insolites.

« Un homard sur l’épaule » : Jean-Marc Doussain dévoile les dessous d’une fête mythique au Stade Toulousain

Le rugby toulousain ne se résume pas qu’à des trophées et des envolées de 80 mètres.

Jean-Marc Doussain, qui a porté le maillot rouge et noir pendant près de dix ans, se rappelle avec émotion de ceux qui ont marqué son parcours, de l’humilité de Yannick Jauzion à la folie douce de Pierre-Louis Barassi.

Yannick Jauzion, le roc rassurant

Parmi les géants croisés sur le terrain, un nom revient immédiatement pour Doussain : celui du centre international Yannick Jauzion.

Pour lui, le joueur de l’Albigeois incarnait la force tranquille du grand Toulouse des années 2010 :

« C’est un mec hyper humble et rassurant. »

La folie de Pierre-Louis Barassi

Lorsqu’on l’interroge sur le joueur le plus drôle de sa carrière, Jean-Marc Doussain n’hésite pas une seconde et cite le centre Pierre-Louis Barassi.

Il décrit un personnage haut en couleur dont l’intelligence n’a d’égale que l’imprévisibilité :

« C’est un personnage, très intelligent, très drôle et un peu foufou. Quand je l’ai rencontré, il avait 20 ans et partait dans tous les sens. Il a beaucoup de second degré, mais il peut se vexer et vite vriller. »

Le show de Cédric Heymans au marché Victor-Hugo

L’anecdote la plus marquante reste sans doute celle d’une « bringue » mémorable survenue après la défaite en demi-finale de Coupe d’Europe 2011 face au Leinster.

Pour oublier l’amertume du revers, William Servat, Cédric Heymans et le jeune Doussain avaient investi les halles de Toulouse dans un état de fatigue avancée :

« La bringue qui m’a marqué ? Celle après la demi-finale de Coupe d’Europe en 2011 pour ma première saison avec le Stade Toulousain. On perd contre le Leinster (32-23) puis on rentre à Toulouse. On sort avec quelques joueurs dont William Servat et Cédric Heymans. On était bien fatigués. (Rire.) D’un seul coup, je vois Cédric avec un homard sur l’épaule et qui fait le con dans les Halles de Victor Hugo. »

Cette déconnexion nocturne n’a en rien entaché le professionnalisme des Stadistes, puisque quelques semaines plus tard, le duo Heymans-Doussain soulevait le bouclier de Brennus après une finale remportée contre Montpellier.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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