Ronan O’Gara : « J’étais obligé de trouver une place à « Bourga » dans les 23″
Ronan O’Gara : « J’étais obligé de trouver une place à « Bourga » dans les 23″
Le samedi 18 avril 2026 à 15:25 par David Demri
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La saison des Jaune et Noir ressemble davantage à un bulletin médical qu’à une épopée sportive. Avec 41 joueurs blessés sur 52 utilisés, le staff maritime a dû composer avec l’absence de piliers du groupe comme Will Skelton, Levani Botia ou Davit Niniashvili.
Une situation qui « casse la tête » du manager, mais qui l’a poussé à des innovations tactiques inédites.
9 piliers sur une feuille de match : L’expérience insolite
Privé de ses forces vives, O’Gara a profité de la parenthèse européenne pour tester des combinaisons audacieuses, alignant jusqu’à neuf joueurs de première ligne sur une même feuille de match.
On a ainsi vu des piliers comme Aleksandre Kuntelia ou Alexandre Kaddouri dépanner en deuxième ligne.
Le technicien irlandais a également lancé la carte jeune, symbolisée par les débuts de Sacha Élissalde (18 ans), quatrième génération de la célèbre dynastie rochelaise sur le terrain.
Le retour des « tauliers » pour le sprint final
Face à l’UBB, le Stade Rochelais retrouve enfin du muscle. Grégory Alldritt et Paul Boudehent font leur retour de blessure, tandis que Nolann Le Garrec revient de suspension.
Pourtant, O’Gara maintient certains paris :
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Ihaia West est reconduit au poste d’arrière.
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Judicaël Cancoriet glisse en deuxième ligne pour densifier l’attelage.
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Pierre Bourgarit effectue son retour sur le banc aux côtés d’un autre talonneur, Quentin Lespiaucq.
Sur ce dernier choix, Ronan O’Gara est catégorique :
« Je veux faire jouer les meilleurs. J’étais obligé de trouver une place à « Bourga » dans les 23. Il est prêt à mettre sa tête dans les mauvais endroits pour le club. »
L’excitation plutôt que la peur
Neuvième au classement et à sept points du top 6, La Rochelle n’a plus le droit à l’erreur pour espérer voir les phases finales.
Si la qualification semble compromise, l’entraîneur maritime veut croire à un sursaut d’orgueil de ses cadres :
« On est en train de sortir du mauvais cycle avec toutes les blessures. L’excitation remplace la peur. […] Les cadres ont besoin d’être sur le terrain. Tu ne peux pas remplacer des joueurs de qualité avec des jeunes. Ça ne marche pas comme ça. »
Libérés par l’enjeu, les Rochelais comptent « jouer avec la banane » pour tenter de renverser une situation comptable délicate et prouver que le champion d’Europe 2023 a encore son mot à dire dans ce Top 14.
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