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« J’ai été un peu choqué par ce choix » : Les confidences de Ben Tameifuna après une décision de Yannick Bru

« J’ai été un peu choqué par ce choix » : Les confidences de Ben Tameifuna après une décision de Yannick Bru

Le jeudi 26 février 2026 à 13:35 par David Demri

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À 34 ans, celui que l’on surnomme « Big Ben » n’est plus seulement ce pilier dévastateur de 151 kg ; il est devenu l’âme et le guide d’un vestiaire qui se cherche en l’absence de ses internationaux.

En effet, ce-dernier a récemment fêté son premier capitanat : c’était contre Montauban, en Top 14.

Un leader par l’acte plus que par la parole

S’il n’est pas le plus loquace des joueurs, jouant souvent de son français hésitant pour esquiver les micros, le Tongien dégage une aura naturelle qui impose le respect.

Via Midi Olympique, son manager, Yannick Bru, ne tarit pas d’éloges sur la manière dont le groupe s’est rallié derrière lui durant cette semaine de préparation intense :

« J’ai juste envie de féliciter les joueurs pour leur capacité à s’être soudé autour de Ben Tameifuna, qui a été magnifique dans la semaine qu’il a gérée autour de lui en tant que capitaine. »

Pourtant, l’intéressé lui-même a été le premier surpris par cette promotion, lui qui préfère laisser les grands discours à Jefferson Poirot ou Bastien Vergnes-Taillefer :

« J’étais un peu choqué de ce choix de la part du staff, parce que nous avons des joueurs comme Bastien (Vergnes-Taillefer), Jeff (Poirot) et Romain (Buros) qui ont déjà été capitaines par le passé. Quand Yannick m’a confié ce rôle, j’ai eu un peu peur pour être honnête. J’aime l’équipe et je me devais endosser ce rôle. J’alternais entre le français et l’anglais lorsque je parlais aux gars mais je pense qu’ils ont compris la passion que j’essaye d’apporter à l’équipe. »

Le « chef de tribu » polyvalent

Sur le terrain, Tameifuna est un exemple de don de soi. Capable de jouer blessé, comme lors de la finale 2024, il n’hésite pas non plus à dépanner dans des secteurs inattendus.

On l’a ainsi vu s’improviser talonneur et réussir ses lancers en touche face à Castres et Montauban :

« La hiérarchie, c’était Connor, Jeff et ensuite moi. Comme Jeff, au début de ma carrière dans les années 2010, je jouais au poste talonneur. Parfois à l’entraînement, je m’entraîne aussi à lancer, juste pour le plaisir. Je ne dis jamais non et j’essaie. »

Mais l’influence de « Big Ben » dépasse largement les lignes de la pelouse. DJ officiel du vestiaire, barbier attitré des jeunes recrues et figure paternelle pour la colonie des îles du Pacifique, il est le liant social indispensable du club.

Pour Yannick Bru, il est bien plus qu’un simple joueur de rugby :

« Il possède un leadership et une autorité sur le groupe. C’est le chef de tribu. Il a une forme de sagesse en lui mais aussi une forme d’excès dans… ses soirées à La Dame. Quand il fallait renforcer les liens, nous avons pensé que Ben était la bonne personne pour créer quelque chose. Il est paternaliste. On sait qu’il est le totem de tous les îliens ici. »

Devenu en six saisons le chouchou du public bordelais, Ben Tameifuna a prouvé que l’on pouvait diriger une équipe avec passion, même sans grands discours, en devenant le pilier central de tout un projet.


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

1 Commentaire

  1. copan 26 février 2026 at 17h- Répondre

    Un homme atypique qui fait l’unanimité chez les joueurs et en même temps être plébiscité par le public.