« J’ai la chance d’être un joueur premium » explique Gaël Fickou, après sa signature au RCT

« J’ai la chance d’être un joueur premium » explique Gaël Fickou, après sa signature au RCT

Le vendredi 26 juin 2026 à 0:15 par David Demri

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Changer de club fait partie de la carrière de nombreux rugbymen professionnels. Mais derrière une signature et une photo avec un nouveau maillot se cache souvent une réalité beaucoup plus personnelle.

Avant de rejoindre le Rugby Club Toulonnais, Gaël Fickou est revenu, dans Rugby Confidential, sur ce moment particulier que représente un départ, tout en expliquant pourquoi certains joueurs vivent beaucoup plus difficilement cette période que d’autres.

« Ça va me faire bizarre »

Habitué aux changements de club, l’international français reconnaît que quitter un vestiaire reste toujours un moment chargé d’émotion.

Il insiste sur les liens qui se créent au fil des saisons.

« C’est spécial de se dire qu’on va finir une saison et que tu pars dans un autre club ensuite. Tu crées une famille, ça devient des frères et de ne plus les voir au quotidien ça va me faire bizarre. »

Pour autant, il assure que cela ne change rien à son investissement sur le terrain.

« Mais tout se passe très bien sportivement. Le plus important reste l’équipe. On fête les départs à la fin de la saison. Cela n’influence pas les prestations. Dans ma mentalité, je ne me vois pas me dire que je vais entrer sur le terrain et être une merguez. Donc pour moi, ça ne change pas grand-chose. »

Tous les joueurs ne vivent pas un départ de la même manière

Gaël Fickou rappelle cependant que les joueurs qui annoncent leur départ ne bénéficient pas tous du même traitement.

Selon lui, certains perdent rapidement leur place dans la hiérarchie.

« Il y a de nombreux joueurs, quand ils annoncent leur départ, ils sont boycottés. Ils font quand même jouer des joueurs comme Nolann Le Garrec ou moi car l’équipe en a besoin. Mais sur des joueurs qui ne performent pas vraiment, s’ils annoncent leur départ, généralement ils sont mis au frigo. »

Une situation qui s’explique par les choix des clubs.

« Donc ce n’est pas simple. On préfère mettre en avant le joueur qui va rester et que l’on veut voir progresser pour l’avenir. »

« J’ai toujours eu des clubs intéressés »

Au cours de sa carrière, Gaël Fickou a changé quatre fois de club. Une expérience qui lui a permis de mieux appréhender ces périodes de transition.

Il reconnaît avoir bénéficié d’une situation privilégiée sur le marché des transferts.

« J’ai changé de club quatre fois. J’ai l’habitude de changer tous les quatre ans. Chaque situation est différente. J’ai la chance d’être un joueur premium. C’est dur à dire car on dirait que je manque d’humilité quand je dis cela. Mais c’est vrai car je n’ai jamais eu de problème à trouver un club, les transferts se font largement à l’avance. J’ai signé un contrat alors qu’il me restait deux années de contrat. J’ai toujours eu la chance d’avoir des clubs intéressés par moi. »

Au final, il estime que le plus compliqué reste souvent l’aspect administratif lorsque le joueur est encore sous contrat.

« Puis sinon, c’est de la logistique. Tu prends un déménageur, tu prends tes cartons, tes meubles, tu envoies tout dans l’autre destination. Ce qui est délicat, c’est quand c’est un rachat de contrat. Il faut briser ton contrat avec le club pour ensuite signer ailleurs. C’est très rare dans le rugby. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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