Le père de Léo Carbonneau raconte la face cachée de la révélation du Racing 92
Le père de Léo Carbonneau raconte la face cachée de la révélation du Racing 92
Le mercredi 17 juin 2026 à 9:27 par David Demri
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À seulement 22 ans, Léo Carbonneau s’est déjà imposé comme l’un des hommes forts du Racing 92. Arrivé l’été dernier dans les Hauts-de-Seine, le demi de mêlée n’a pas tardé à se faire une place malgré l’héritage laissé par Nolann Le Garrec.
Derrière cette ascension rapide se cache un travail considérable, comme l’a expliqué son père, Philippe Carbonneau dans les colonnes de Midi Olympique.
Un numéro 9 dans l’âme
Ancien international français aux 32 sélections, Philippe Carbonneau refuse pourtant de s’attribuer une quelconque part dans la réussite actuelle de son fils.
« Léo, c’est Léo. Il fait son chemin. C’est lui qui construit tout ce qu’il met en place aujourd’hui. Ça n’a rien à voir avec moi. »
L’ancien Toulousain reconnaît toutefois certaines similitudes entre eux.
« C’est le poste de numéro 9 qui veut ça. Il demande une palette immense : l’anticipation, l’autorité, la roublardise… Ce sont probablement des choses que nous avons en commun, oui. »
Un énorme travailleur
Si le talent saute aux yeux, Philippe Carbonneau insiste surtout sur l’investissement quotidien de son fils.
Selon lui, rien n’est laissé au hasard.
« Léo est un bosseur. »
Le père de famille détaille ensuite les habitudes de son fils.
« Il aime disséquer les vidéos de ses adversaires, adore la prépa physique et a d’ailleurs débuté la saison avec un énorme résultat au test Bronco. »
Cette exigence permanente explique en partie sa progression constante depuis plusieurs saisons.
Un joueur capable de tout faire
Au Racing 92, les observateurs apprécient sa qualité de passe, son activité permanente et ses progrès dans le jeu au pied.
Mais pour Philippe Carbonneau, son fils possède surtout une faculté rare : celle de pouvoir changer de registre en permanence.
Il décrit un joueur capable de s’adapter à toutes les situations.
« Il est tout à la fois. »
Avant de poursuivre.
« Sur un match, il peut être vaillant, calme, posé ou électrique. »
Une polyvalence comportementale qui rappelle souvent les grands numéros 9 du rugby français.
Les comparaisons avec son père continuent
Forcément, porter le nom Carbonneau entraîne régulièrement des comparaisons.
Philippe les entend régulièrement.
« Beaucoup me disent qu’il me ressemble, oui. »
Mais l’ancien demi de mêlée toulousain préfère en sourire.
Avec une anecdote qui lui ressemble parfaitement.
« Moi, j’avais pourtant une particularité : les mains sur les genoux lors des temps morts. Mon fils ne le fait pas, que je sache. »
Le regard d’un père avant tout
Vendredi soir, lors de la demi-finale entre Toulouse et le Racing 92 à Marseille, Philippe Carbonneau soutiendra naturellement son fils.
Un moment forcément particulier pour celui qui a longtemps porté les couleurs du Stade Toulousain.
Car derrière l’ancien international se cache surtout un père fier du parcours accompli.
« Léo, il est arrivé sur ma fin de carrière. Il m’a alors suivi partout : le jour de mon dernier match à Dax, il était là. »
Un souvenir toujours intact.
« J’ai encore l’image de lui et de sa sœur Chloé habillés en rouge et blanc, les couleurs du club. Je n’oublierai jamais ce moment. »
Aujourd’hui, les rôles se sont inversés. C’est désormais Philippe Carbonneau qui regarde son fils écrire sa propre histoire au plus haut niveau.
1 Commentaire


Quel formidable joueur, le père oui mais le fils me semble, je ne dirai pas meilleur cela n’a aucun sens, mais plus complet. C’est aussi l’époque qui veut ça, rien n’est laissé au hasard.