JB Aldigé craint de perdre ses meilleurs joueurs à cause de la maire Maider Arostéguy !

JB Aldigé craint de perdre ses meilleurs joueurs à cause de la maire Maider Arostéguy !

14 janvier 2022 - 9:48

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Le feuilleton tourne au ridicule entre le Biarritz Olympique et la mairie de Biarritz.

Le projet Aguiléra a encore pris du plomb dans l’aile ces derniers jours.

Lors d’un entretien accordé à France Bleu, le président du BO, Jean-Baptiste Aldigé a expliqué pourquoi tout pourrait encore une fois capoter. Extrait:

Il fallait, pour mettre en place l’accord, signer des études, le dépôt de permis. Faire ça en janvier pour un début de travaux prévu, et là aussi acté initialement par Mme Arostéguy, au mois de juin prochain. Pendant toutes les fêtes de Noël, Louis-Vincent Gave a essayé de joindre Mme Arostéguy, avec de nombreux e-mails. Elle n’a pas répondu. Et avant le nouvel an, elle nous envoie un e-mail où elle nous dit : « j’aurais besoin de me rassurer avant d’engager la ville et nos deux entités et de vous parler directement ». Chose acceptée par Louis-Vincent Gave et ça a eu lieu mercredi dernier, le 5 janvier. Réunion durant laquelle, Mme Arostéguy revient sur la totalité du projet.

Elle nous a dit alors : « j’ai besoin de réfléchir. Je vous ferai part de ma réponse dans une semaine ». Une semaine, c’est à dire hier (mercredi 12 janvier, ndlr). Elle nous a envoyé son adjoint aux finances pour nous expliquer qu’il ne fallait pas qu’on signe les études, qu’elle voulait reprendre le projet et qu’elle voulait le retravailler. Elle a été élue en grande partie pendant sa campagne sur ce projet en disant à tous les Biarrots que la ville de Biarritz méritait un club professionnel, qu’il fallait donner des infrastructures. À Bayonne, Agen, Pau, les choses bougent. À Biarritz il ne se passe rien, jamais. Il doit y avoir un microclimat. »

Il l’affirme : tout est désormais remis en cause par la faute de la maire Arosteguy. Extrait:

« Ces études dont on parle pour lancer tout ça, elles valent 500.000 euros. Nous étions prêt à signer avec nos prestataires. Aujourd’hui, elle modifie tout, via le langage politique, la genèse technique et financière de ce projet. Elle a modifié l’architecture. Encore une fois, on avait un accord. Est-ce que vous vous rendez compte du timing que ça implique ? C’est à dire qu’on est parti pour deux ou trois ans de plus ! C’est ça qui va se passer. Alors qu’on devait commencer en juin.

Les deux dernières années, Mme Arostéguy nous a dit « il faut que vous commenciez à donner l’envie d’avoir envie ». Commencez par avoir des résultats sportifs et on vous donnera des moyens. L’actionnaire a consenti de nombreux efforts financiers en tout premier lieu. Et donc, on a monté une équipe qui, aujourd’hui, a atteint le Top 14. Donc, le résultat est là et depuis qu’on est en Top 14, où sont les fameux moyens ? Que fait-elle ? Quel est le timing ? Où ? Quand ? Comment ? Aujourd’hui, dans l’état des installations d’Aguiléra, le club peut générer à peu près 5 à 7 millions de chiffre d’affaires en Pro D2. C’est ça la réalité. Donc vous faites un budget de 5 à 7 millions. Jusque là, on avait fait plus parce que c’était l’apport de l’actionnaire, pour se donner l’ambition d’essayer d’atteindre la première division et d’avoir une sécurité pour avoir des résultats sportifs. Aujourd’hui, la Ville de Biarritz dit « débrouillez-vous, on vous fait pas d’installations ». Donc nous, on va ramener le fonctionnement de club à 7 millions de budget. »

Selon lui, sans ce projet Aguiléra, les meilleurs joueurs du Biarritz Olympique pourraient quitter le club. Extrait:

« Saili ou Kuridrani, ce sont des fin de carrière confirmées-étranger. Ils viennent, en effet, ils ont l’ambition de gagner et donc ils préféreraient qu’il y ait des installations et des structures qui nous permettent de le faire. Mais dans le cas d’un Lucas Peyresblanques, Mathieu Hirigoyen, Tornike Jalagonia… je vais devoir leur dire : « Vous allez rester à Biarritz et on n’aura plus aucune ambition. Déjà, vous n’allez pas avoir des installations. » Eux aspirent au haut-niveau. Et donc, pendant des années, Biarritz va laisser partir ses plus grands talents pour d’autres destinations. Ce n’est pas une histoire de salaires. C’est une histoire qu’il faut pouvoir leur donner les outils de leurs ambitions. Sans projet, l’actionnaire ne remettra pas au pot. »

Il précise cependant que même sans ce projet, la famille Gave poursuivra avec le club. Extrait:

« Bien sûr. On ne va pas fermer. On ne va pas s’en aller. J’entends souvent, « ils vont s’en aller. » Je rappelle quand même qu’on a 95% de l’histoire (du capital du club, ndlr), donc on ne s’en va pas comme ça. Si vous avez une vieille bagnole vous ne l’abandonnez pas en pleine rue. Il faut trouver un repreneur ou sinon l’envoyer à la casse. Aujourd’hui, je voudrais d’abord que Mme Arostéguy m’explique pourquoi elle est revenue sur cet accord. »

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4 Commentaires

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  2. Biarrot 14 janvier 2022 at 09h- Répondre

    on dirait une yacinda arden bis, t’as compris à qui tu as affaire

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  3. GeGe 14 janvier 2022 at 11h- Répondre

    Il n’arrête pas de baver drôle de président

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  4. Alan 14 janvier 2022 at 18h- Répondre

    Je ne suis pas surpris que les élus s’interrogent sur un tel projet. Le maintien au pays basque de 2 clubs en top 14 est-il possible? Ce n’est pas sûr du tout, le bassin de population est trop faible pour assurer la viabilité de 2 clubs en top 14.
    La fusion entre le BO et l’Aviron Bayonnais n’étant pas envisageable à ce jour, les 2 clubs risquent de continuer de faire le yoyo entre la Pro D2 et le Top 14. Un jour ou l’autre, l’un finira par mettre KO l’autre, c’est ce chaque club espère, ou peut-être que les 2 finiront par disparaître du top niveau, ce serait dommage pour le rugby basque et le rugby français.

    • ST 15 janvier 2022 at 07h- Répondre

      D’accord avec toi Alan. Il n’y a que 5 kms qui sépare le stade Jean Dauger(Bayonne) du stade Aguilera(Biarritz) et ils ne sont pas foutus de s’associer pour former un seul club bien plus performant avec des moyens financiers multipliés par 2. C’est complètement débile car les supporters de Biarritz comme de Bayonne pourraient aller au stade sans pratiquement se rendre compte du changement!
      Il va y avoir un club qui prendra l’ascendant sur l’autre qui se fera écraser. Comme Toulouse et Colomiers…

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