« Je pense qu’on est plus connectés qu’avec votre femme » : la punchline d’Ugo Mola

« Je pense qu’on est plus connectés qu’avec votre femme » : la punchline d’Ugo Mola

Le jeudi 18 juin 2026 à 19:38 par David Demri

Ne ratez plus aucune actu du RCT
Suivre Blog RCT sur Google

Publicité

À la veille de la demi-finale du Top 14 contre le Racing 92, Ugo Mola a longuement évoqué le Stade Vélodrome, la cohésion de son groupe, l’absence de Thomas Ramos et le défi physique qui attend ses joueurs face aux Franciliens.

Le manager toulousain n’a d’ailleurs pas caché toute l’admiration qu’il porte au travail réalisé par Patrice Collazo.

Le Vélodrome, un stade à part pour Ugo Mola

Interrogé sur son rapport avec l’enceinte marseillaise, le technicien des Rouge et Noir n’a pas caché son attachement via Midi Olympique :

« Ça ne s’est pas très bien passé au début de nos délocalisations avec Toulon mais ces derniers temps, c’est un petit peu mieux. Vous savez, le sport est ainsi fait, de hauts et de bas. Quand on est en haut, on essaie de surfer un peu sur tout ça, quand on est en bas, de rebondir. »

Pour lui, le Vélodrome possède une place particulière dans le paysage sportif français.

« Cette enceinte est peut-être, pour moi, la plus incroyable de France, tant par l’histoire de ce club, de cette ville, que par tout ce que le gamin que j’étais, ou que nous étions dans les années 90, a pu vivre. »

Mola se souvient notamment des nombreux déplacements effectués à Marseille lorsqu’il était joueur.

« Les Toulousains étaient très fans de l’OM. On venait régulièrement ici, notamment avec les trois quarts du Stade Toulousain de l’époque et mes coéquipiers. C’était un peu le pèlerinage, avec quelques petits stops ici ou là. »

Mais il refuse de croire qu’un stade puisse faire gagner un match à lui seul.

« Si le stade et l’affection qu’on peut avoir pour un endroit suffisaient à gagner les rencontres, je ne vous cache pas que ce serait bien plus simple. »

Pourquoi Jack Willis est devenu capitaine

Le manager toulousain a ensuite expliqué son choix de confier le brassard à Jack Willis.

Pour lui, l’Anglais s’est imposé naturellement.

« Jack est devenu capitaine par l’exemple et par sa capacité à être présent. Souvent, on tisse un rôle de capitaine par la présence et les performances. Lui a allié les deux très souvent cette saison et lors des saisons passées. »

Mola souligne aussi l’importance de Willis durant les doublons.

« Jack a très souvent répondu présent, notamment dans la fameuse période des doublons, si caractéristique et particulière à notre championnat. »

Avant d’ajouter :

« Nous avons senti, à la fois à l’intérieur du groupe et avec le staff, une forme d’union autour de lui. »

Et pour le combat qui s’annonce contre le Racing :

« Au regard de l’adversaire de demain soir, ainsi que du niveau de combat qu’il va y avoir, ce n’est pas plus mal d’avoir un capitaine qui va passer un peu devant tout le monde. »

« Il n’y a que vous que cela inquiète »

La question de la reconnexion du groupe après plusieurs semaines sans véritable enjeu lui a également été posée.

La réponse du manager toulousain a été particulièrement directe.

« Sur les six dernières saisons, je pense que nous sommes l’un des groupes les plus stables en termes d’effectif, de staff et d’environnement. Alors la reconnexion, je veux bien qu’on en fasse un débat. Évidemment, si demain soir on passe au travers, on pourra l’évoquer et cela me servira d’alibi. Je n’aurai pas réussi à reconnecter les uns et les autres. Mais sincèrement, il n’y a que vous que cela inquiète. »

Mola a même lâché une formule qui a fait sourire l’assistance.

« Je pense qu’on est plus connectés qu’avec votre femme au quotidien. Je vous promets qu’on passe plus de temps ensemble que n’importe quel couple dans cette salle. »

Le technicien rappelle surtout que Toulouse ne va pas s’excuser d’avoir terminé premier.

« On ne va pas s’excuser d’être premiers, de nous qualifier directement pour les demi-finales et de bénéficier de ce luxe qui permet de récupérer des joueurs fortement impactés physiquement. »

Thomas Ramos, les blessures et les doutes

Ugo Mola est également revenu sur les nombreuses blessures qui ont marqué la saison toulousaine.

« Cette année, nous avons battu tous les records de promotions et de blessures. »

À propos de Thomas Ramos :

« Sachez qu’il tourne en moyenne à 27 ou 28 matchs par saison depuis le Covid. »

Le manager estime que les internationaux paient un lourd tribut.

« Ce sont des garçons ultra exposés. J’ai encore du mal à comprendre que certains puissent penser qu’ils restent des nantis ou des privilégiés. Ce sont des garçons qui donnent beaucoup, parfois de leur chair et de leur investissement physique. Je pense sincèrement qu’ils méritent parfois d’avoir quelques coups de moins bien. »

Un immense respect pour Patrice Collazo

Mola n’a pas tari d’éloges sur son futur adversaire.

Le manager toulousain s’est montré admiratif du travail effectué par Patrice Collazo depuis son arrivée au Racing.

« C’est du lourd, du costaud, et il va falloir se mettre en face. Je suis très admiratif de ce qu’a réalisé Patrice Collazo dans une saison compliquée. Il a mené son groupe avec ses convictions. »

Et encore :

« C’est remarquable parce que lorsqu’un entraîneur est capable de ne pas changer au gré du vent et de rester ancré dans ses postures et ses positions, ce sont des garçons qu’on a envie d’admirer, d’observer et pourquoi pas de copier. »

« Une équipe qui tape fort »

Enfin, Mola a longuement détaillé ce qui l’attend face aux Franciliens.

Il s’attend à une opposition extrêmement physique.

« Franchement, c’est une équipe qui a des convictions fortes, portées par son entraîneur et par ses principes de base. Une équipe qui tape fort, avec un jeu direct et une volonté de marquer très vite, en deux, trois ou quatre temps de jeu maximum. »

Le manager toulousain rappelle d’ailleurs une statistique révélatrice.

« C’est l’équipe qui a inscrit le plus d’essais en moins de trois temps de jeu. C’est donc une équipe efficace. »

Face à cette menace, il connaît la recette.

« Demain, il faudra évidemment se mettre en face et faire valoir notre rugby, peut-être plus que jamais. »

Avant de conclure avec une pointe d’humour en référence aux propos de Patrice Collazo :

« J’ai cru entendre, ou en tout cas lire avant de venir, ce que pouvait dire Patrice : « le but est quand même que nous ne jouions pas trop ». Donc nous allons essayer de jouer. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

3 Commentaires

  1. JeanmarcMourillon 18 juin 2026 at 19h- Répondre

    mouais bon….

    La mienne est pas d’accord en tout cas
    LOL….

    J'aime 5
    J'aime pas 4