Jean-Baptiste Elissalde : « Il y a un joueur comme Antoine Dupont par siècle, et encore ! »

Jean-Baptiste Elissalde : « Il y a un joueur comme Antoine Dupont par siècle, et encore ! »

26 mai 2024 - 1:27

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L’ancien international Français Jean-Baptiste Elissalde a publié un édito sur L’équipe suite à la victoire remportée par le Stade-Toulousain contre le Leinster, en finale de la Champions Cup.

Ce-dernier n’a pas manqué d’analyser la victoire des Toulousains.

Il a bien évidemment encensé les joueurs d’Ugo Mola et tout particulièrement le demi-de-mêlée Antoine Dupont.

Selon lui, il y a un Antoine Dupont par siècle, pas plus.

A lire ci-dessous :

« Rappelez-vous : le travail invisible, la force de l’habitude. Après la demi-finale contre les Harlequins (38-26), j’avais évoqué ici ces deux aspects pour expliquer le succès de Toulouse. Je les ressors aujourd’hui, car ils ont été de nouveau prépondérants dans la quête du sixième sacre en Champions Cup.

Au sujet de l’habitude, songez par exemple que les Toulousains ont marqué plus de points en prolongation que durant le temps réglementaire. Outre leur fraîcheur physique supérieure, cela souligne leur caractère de champions, leur capacité à ne pas s’affoler, à faire le geste juste dans les moments clés.

Côté Leinster, à l’inverse, durant cette prolongation, il y a eu une faute au sol lunaire de Caelan Doris, pourtant l’un des meilleurs joueurs du monde… Cela a sans doute un rapport avec le fait que Toulouse avait gagné ses sept dernières finales toutes compétitions confondues, alors que Leinster restait sur deux défaites de rang en Champions Cup. Au-delà de ça, voilà mes quelques réflexions au bout de cette finale improbable.

– Il y a un joueur comme Antoine Dupont par siècle, et encore. La certitude qui l’habitait durant cette finale, la manière dont il a pesé sur le match… Au pied, ç’a été une masterclass. Et si on lui avait mis un casque sur la tête, on aurait dit de lui qu’il est le meilleur troisième-ligne du monde. Je ne sais même pas si un joueur aussi complet a déjà existé.

– Toulouse avait décidé d’attaquer fortement les rucks adverses, et cela a empêché le Leinster de prendre de la vitesse. Mais la défense stadiste n’a pas été hermétique et ce sont certains gestes individuels qui ont été décisifs, notamment dans les rucks. Par exemple, quand Dupont, encore lui, revient sur 80 m pour piquer le ballon à Dan Sheehan, c’est un moment incroyable, qui booste autant le Stade qu’il met le Leinster groggy. Un essai inscrit pour une quinzaine d’entrées dans les 22 m toulousains, c’est incroyablement faible pour le Leinster.

– L’essai de Matthis Lebel, en prolongation, correspond à la première fois du match où Toulouse a réussi à mettre en place sa chaîne de jeu favorite. Jordan Larmour défend mal sur le coup, mais c’est une erreur provoquée. Avant ça, les Toulousains ont eu du mal à créer du désordre, notamment parce que le jeu au pied adverse leur a donné peu de ballons de contre-attaques. Les Irlandais ont tapé des coups de pied contestables, c’est-à-dire pour avoir des duels à la retombée. Avec le peu de ballons de transitions qu’il a eu, le Stade a quand même été efficace puisqu’il est allé trois fois dans l’en-but, pour deux essais refusés.

– Un essai inscrit pour une quinzaine d’entrées dans les 22 m toulousains, c’est incroyablement faible pour le Leinster, qui convertissait plus d’un tiers de ses touches dans cette zone en essai l’an passé. La pression défensive toulousaine y est pour beaucoup, mais j’ai trouvé aussi cette équipe fragile, imprécise. Cela dit, je ne crois pas qu’elle ait commis une erreur en allant en touche plutôt que de prendre les points au pied. D’abord, elle a tapé aux buts parfois. Ensuite, elle fait tout le temps ça, c’est sa culture. Comme c’est la culture de Toulouse de déplacer le ballon, ce qui a amené l’essai de Lebel. »

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