Jean-Baptiste Élissalde pointe une urgence à régler pour le XV de France
Jean-Baptiste Élissalde pointe une urgence à régler pour le XV de France
Le samedi 18 juillet 2026 à 23:01 par David Demri
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Trois matches, deux victoires, une courte défaite chez les All Blacks et de nombreuses révélations. Pour Jean-Baptiste Élissalde, le bilan de la tournée estivale du XV de France dépasse largement les résultats. L’ancien demi de mêlée international estime que les Bleus ont franchi un cap important en prouvant que leur niveau de jeu ne dépend plus uniquement de leurs plus grandes stars.
En revanche, le consultant de L’Équipe identifie encore plusieurs axes de progression avant la Coupe du monde. Et l’un d’eux pourrait s’avérer déterminant face aux meilleures nations.
« Le projet est devenu plus fort que les hommes »
Jean-Baptiste Élissalde estime que la plus grande réussite de cette tournée est collective.
« Une courte défaite de deux points chez les All Blacks, une démonstration en Australie et enfin cet ultime succès au Japon : les résultats sont là pour l’équipe de France et de nouveaux hommes ont marqué des points. Mais ils ne racontent pas tout. Le véritable enseignement est ailleurs. Sans nos joueurs « premium », on a eu le sentiment que le projet de jeu était devenu plus fort que les hommes qui le portent grâce à un réservoir que beaucoup de nations nous envient, à l’image de Marko Gazzotti, Fabien Brau-Boirie et Florian Verhaeghe, quelques-uns des gagnants de cet été. »
Selon lui, l’identité de jeu des Bleus ne s’est pas effacée malgré les nombreuses absences.
« Même privée de plusieurs éléments majeurs, cette équipe a conservé son identité offensive. Ballon en main, les intentions sont les mêmes. On joue haut, on se dépossède intelligemment du ballon pour créer des transitions, les cellules d’avants arrivent en nombre autour du 9 ou du 10, et même du 15 souvent, et manipulent le ballon dans le bon tempo. Les automatismes existent sous pression ou dans l’avancée. La reconquête aérienne, très efficace, à l’image de Théo Attissogbe, offre de nouvelles munitions. Ce qui semblait reposer auparavant sur quelques leaders est aujourd’hui partagé par l’ensemble du groupe. C’est sans doute la plus belle victoire de cette campagne estivale : le projet est assimilé et ce avec une importante revue d’effectif. »
La mêlée et la défense restent les grandes priorités
Pour autant, Élissalde considère que tout n’est pas parfait. Il pointe notamment une défense encore trop passive et une première ligne qui devra rapidement monter en puissance.
L’ancien international voit le poste de pilier comme le principal dossier des prochains mois.
« Il faut maintenant résoudre ce qui fonctionne moins bien. En défense, la France est encore trop « sage ». La montée manque d’agressivité et de vitesse. Les Bleus subissent trop souvent l’initiative adverse au lieu de l’étouffer et « d’attaquer » l’attaque adverse. Face aux meilleures équipes du monde, cette demi-seconde de retard dans les circulations coûte cher. Et puis il y a la mêlée. Plus précisément, le poste de pilier. C’est probablement le principal chantier des douze prochains mois. À un an de la Coupe du monde, Fabien Galthié doit identifier les hommes capables de tenir la maison face aux meilleures premières lignes de la planète. Les talents existent-ils ? Aura-t-on le temps d’ici là de les trouver ou de faire progresser nos joueurs actuels pour rivaliser avec l’Afrique du Sud en particulier ? »
« Le plus dur est fait »
Pour Jean-Baptiste Élissalde, le XV de France possède désormais une identité claire. Il reste désormais à consolider ses postes les plus exposés.
« Au fond, cette tournée a presque inversé les priorités. Pendant longtemps, le quinze de France cherchait une identité et des innovations. Aujourd’hui, il a trouvé une bonne balance offensive pieds-mains. Désormais, ce sont quelques postes clés qui doivent encore trouver leurs propriétaires. Le projet est en place. Les idées aussi. Le plus dur est fait. Le plus important reste à faire. Il reste à leur donner les fondations qui résisteront quand la pression sera maximale. C’est souvent là que se gagnent… ou se perdent les Coupes du monde. »
2 Commentaires


Ouffff !
Heureusement qu’il est là JB, pour souligner tout ce qui est bien et tout ce qui ne va pas ….
Il devrait faire consultant pour tf1 !
Ou enfoncer des portes ouvertes …
Désolé mais son avis est est toujours intéressant …