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Jefferson Poirot stupéfait par l’un de ses coéquipiers : « Dès qu’il entre, je me mets toujours à la place de nos adversaires »

Jefferson Poirot stupéfait par l’un de ses coéquipiers : « Dès qu’il entre, je me mets toujours à la place de nos adversaires »

Le vendredi 22 mai 2026 à 9:07 par David Demri

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À Bordeaux, les projecteurs sont souvent braqués sur Matthieu Jalibert, Damian Penaud ou Louis Bielle-Biarrey. Pourtant, Jefferson Poirot tient à rappeler une réalité essentielle avant la finale de Champions Cup contre le Leinster : sans son pack, l’UBB ne serait jamais arrivée aussi haut.

Et le pilier gauche bordelais le dit clairement : les avants ont longtemps souffert de certaines critiques.

« On sentait qu’on était un poids pour nos trois-quarts »

Jefferson Poirot reconnaît dans les colonnes de L’équipe que le pack bordelais a longtemps été considéré comme le point faible de l’équipe :

« Nous sommes très fiers de nos arrières. Il n’y a aucune jalousie. Le plus important est qu’ils aient conscience du boulot qu’on abat et qu’eux aussi soient fiers de nous. »

Avant d’évoquer les difficultés traversées lors de la première saison de Yannick Bru :

« Devant, nous avions de vrais manques. Les statistiques étaient là. En touche, en mêlée, on était moins solides, ça nous faisait perdre des matches. On sentait qu’on était un poids pour nos trois-quarts. C’était difficile à vivre. »

Aujourd’hui, le discours a totalement changé :

« Tu ne peux pas disputer quatre finales en trois ans si tes avants sont nuls. »

Jefferson Poirot encense Maxime Lamothe et Ben Tameifuna

Le pilier girondin a ensuite tenu à mettre en lumière plusieurs cadres du huit de devant bordelais.

D’abord Maxime Lamothe :

« Il est le garant de notre territoire, de notre équipe. Il a grandi avec le club, sa progression aussi est incroyable, jusqu’à l’équipe de France cette saison. »

Puis évidemment Ben Tameifuna, devenu une véritable icône à Bordeaux :

« Il est devenu le meilleur “impact-player” au monde. Dès qu’il entre, je me mets toujours à la place de nos adversaires. »

Avant une image très parlante :

« Tu t’es déjà coltiné Carlü Sadie pendant cinquante à soixante minutes et ensuite tu as “Big Ben” qui arrive et qui écrase tout le monde. Que ce soit en mêlée, en défense ou ballon en main, sur trente minutes, il fait souvent basculer le match presque à lui seul. J’aimerais avoir ce pouvoir ! En plus, c’est un mec qui rassure, qui rassemble. Le public lui rend bien, c’est devenu une légende pour les supporters. »

Il ne manque pas d’encenser Carlü Sadie :

« Pour revenir à Carlü Sadie, il est terrible sur les phases de conquête et de plus en plus actif dans le jeu grâce à un énorme boulot. Il a perdu près de quinze kilos ! En défense, il est monstrueux. En demi-finale, c’est 15 plaquages. Pour un pilier droit de 140 kg : respect ! »

« Quand Louis Bielle-Biarrey part sur 50 mètres, ça me permet aussi de souffler »

Jefferson Poirot insiste surtout sur l’équilibre qui existe désormais entre les avants et les trois-quarts bordelais :

« Chacun a un rôle et sait exactement ce qu’on attend de lui sur le terrain. »

Le pilier apprécie particulièrement ce travail de l’ombre souvent invisible :

« Toutes ces tâches ingrates, comme un bon déblayage ou gratter un ballon, j’aime ça. »

Avant de conclure avec humour :

« Mais je peux aussi vous assurer que lorsque Louis Bielle-Biarrey perce sur 50 mètres et va marquer, ça me permet de souffler un peu. »


Article rédigé par David Demri, fondateur du Blog des Supporters du RCT et spécialiste du Top 14.

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